‹ Etude sur le rôle du système nerveux dans l'œdème aigu du poumonChapitre 14 sur 15 · PRES · texte numérisé non relu

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OBSERVATION N° 3 (résumée)

Œdème aigu du poumon de cause neurotonique. E. DoumEr. Bul. Soc. Méd. Hôp. 1930, p. 1327.

Une femme de 58 ans, sans hérédité morbide, sans aucun incident à la ménopause, est sujette depuis deux ans à des crises rhumatoïdes, à des troubles du caractère, à des palpitations avec de petites attaques extra-systoliques et, la nuit, à des sueurs profuses et à de violents accès d’oppression. Ultérieurement, cette cppression se complique de toux bientôt quinteuse. Au milieu d’une dyspnée violente, avec paroxysmes de suffocation, le sujet expectore une mousse abondante, de teinte rosée, riche en albumine (14 grammes par litre), évaluée à plus de 120 cc. De tels accès sont fréquents et, dans leur intervalle, ainsi qu’aussitôt après leur disparition, les battements cardiaques sont réguliers, bien frappés, sans galop ni aucun souffle pathologique. A l'examen radiologique, le cœur et l'aorte mesurés dans toutes leurs dimensions, sont normaux. Peut-être la densité de l’ombre aortique est-elle modérément accentuée. La pression sanguine se chiffre à Mx : 15; Mn : 8 1/2 à l’appareil de Vaquez-Laubry. Pas d’albuminurie. Urée : 0 gr .31. Wassermann et Hecht négatifs. Mais à la fin de la crise, persistent aux deux bases, des râles sous-crépitants très fins, très humides, qui disparaissent rapidement et, ni la radioscopie, ni la radiographie,

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ne décèlent aucune ombre suspecte. Les toniques cardiaques restent complètement inefficaces (ouabaïne administrée per os quotidiennement pendant plusieurs jours); seule la belladone (15 gouttes de teinture de belladone en 24 heures) supprime à la fois tous les phénomènes pulmonaires, fonctionnels et physiques. Continuée, cette médication perd de son efficacité et l’extrait thyroïdien (0 gr. 15 chaque jour, dix jours par mois pendant dix mois) assure une guérison complète.

OBSERVATION N° 4 (résumée)

Œdème cutané et pulmonaire d’origine sympathicotonique. PASTEUR, VALLERY-RADOT et BLAMOUTIER, Bul. Soc. Méd. Hôp., 1931, p. 459.

Un homme de 50 ans est atteint, depuis l’âge de 30 ans de troubles intestinaux qui débutent brusquement. Ce sont de véritables crises gastriques avec douleurs violentes suivies de nausées, durant quelques heures et qui se reproduisent à intervalles de moins en moins espacés. Entre temps, la santé est parfaite. Mais après quelques années, le sujet maigrit et les crises deviennent plus violentes (douleurs, sensations de pesanteur et de vrille, vomissements bilieux, cœlialgie, diarrhée profuse après constipation). Salivation abondante. Bientôt ces phénomènes se compliquent d’æœdème cutané segmentaire, divers comme situation, mou et élastique, et aussi d’œdème

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de l’appareil respiratoire : de la glotte et du poumon, avec expectoration mousseuse, sanguinolente, plus ou moins abondante, menaçant constamment l'existence. Finalement ce sujet meurt subitement à l’âge de 50 ans, de l’une de ces crises. Tous les régimes et toutes les médications d'usage en pareil cas, furent employés sans succès : médications sédatives, tonicardiaques, antianaphylactiques (chocs anaphylactoïdes). L’atropine elle-même échoua.

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