‹ Étude sur le scorbut en généralChapitre 24 sur 30 · MARCHE · texte numérisé non relu

MARCHE

La marche du scorbut est irrégulière.

L’ordre d’apparition des symptômes , leur existence nème, leur intensité, peuvent varier. Pourtantàla rigueur »n peut distinguer dans sa marche trois périodes.

Dans la première, période prodromique ou d’invasion, ('état général, les symptômes qui apparaîtront plus tard ne ont qu’indiqués. On remarque surtout faiblesse, lassitude, louleurs musculaires, articulaires, pâleur, œdème de la ace, en un mot abattement physique et moral.

Dans la seconde période, qu’on peut nommer période l’état, existent les lésions caractéristiques.

Altérations des gencives, pétéchies, ecchymoses, suffu- 1 ions sous-cutanées ou profondes.

Enfin la troisième période varie suivant la terminaison œ la maladie.

L’amélioration est annoncée par la diminution de la cDnstipation ; la diarrhée, au contraire, est un accident jitujours redoutable, par le retour des sueurs, la limpidité œs urines, la cessation des hémorrhagies, le rétablissement des forces, et la résorption de l’œdème. Dans le cas ontraire, les symptômes s^accentuent de plus en plus, un a plusieurs d’entre eux prennent une importance fatale. On peut observer des syncopes, des hémorrhagies di- •5rses, des ulcères, une diarrhée plus ou moins tenace, es épanchements dans les articulations ou dans les diisrses séreuses, péritoine, plèvres, péricarde.

Telle est la marche habituelle du scorbut; en 1871, il offert tant d’anomalies, que M. Bucquoy a pu dire œc raison, que l’épidémie avait été caractérisée par .jaucoup d’anémie et peu de scorbut. Un grand nom-

bre de symptômes, si fréquents dans les autres épidé> mies, comme les hémorrhagies nasales, pulmonaires, intestinales, ont élé fort rares. Les ulcères scorbutiques n’ont été constatés par personne. L’épidémie a été bénigne, et Ic^ mort, qui a terminé quelques cas, a été due moins aui scorbut qu’à des complications ou aux mauvaises condi-< tiens de santé habituelle du malade.

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