‹ Étude sur le scorbut en généralChapitre 28 sur 30 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

I Le scorbut est toujours d’un diagnostic facile. L’affai- 'issement des forces, les hémorrhagies multiples, l’altéra- )n presque constante des gencives ne se rencontrent 1ère réunis que dans cet état pathologique.

L simple olfre bien de la ])Menr, des bruits de

Liffle artériels, des douleurs névralgiques. Mais, outre le ces symptômes sont bien plus prononcés, ils ne s’ac-

compagnent ni d’hémorrhagies, ni d’altération des gencives.

La cachexie mercufielle produit une gingivite qui rap-i pelle un peu celle du scorbut. Les gencives sont en effets molles, bleuâtres, saignantes ; la peau est décolorée, les, tissus sont flasques ; il y a de l’anhélation, des pétéchies, quelquefois des hémorrhagies passives, mais jamais ces hémorrhagies ne sont ni aussi nombreuses, ni aussi graves. La fétidité de l’haleine est toute particulière ; enfin les antécédents sont tout autres : il y a eu de la salivation, etc. :

La maladie de W erlohf, purpura aigu, ne présente pas i d’altération buccale ; son début est brusque, précédé de ' fièvre. Elle est caractérisée par une éruption très-abondante de petéchies, occupant toute la surface du corps, peau et muqueuses, de fréquentes hémorrhagies internes, épistaxis, métrorrhagies, hémorrhagies intestinales; au contraire les grandes ecchymoses sont rares.

Nous ne distinguerons pas le scorbut du purpura cachectique. Ces deux états ne présentent de différences notables que dans les cas extrêmes, ils sont dus à la même cause. Le purpura nous parait être au scorbut ce que le choléra européen, estau choléra asiatique. L’un seraità l’état sporadique ce que l’autre est à l’état épidémique.

Il est une affection dont nous ne parlerions pas si l’épidémie de 1871 n’en avait présenté quelques symptômes. Le béribéri, observé surtout chez l’Indien, présente une tendance particulière à l’hydrémie. Il est caractérisé par une hydropisie aiguë sans albuminurie à marche continue et progressive ; il rentre dans la classe des maladies de misère, comme le scorbut, avec lequel on l’a vu coïncider à bord des bâtiments. Il est du â l’inanition, à l’insuffisance, à la mauvaise qualité des aliments, aux privations de toutes sortes, â la nostalgie; mais, tandis que dans le scorbut, l’hé-

iiiorrhagie est lalésion caractéristique, celle qui prédomine l ans le béribéri est l’iiydropisie.

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