‹ Étude sur le SénégalChapitre 14 sur 43 · NOIX DE KOLA · texte numérisé non relu

NOIX DE KOLA

Le Cola acuminata, dont le fruit connu sous le nom de noix de kola est particulièrement estimé des noirs, n'est pas un arbre du Ré-

négal; sa limite de croissance paraît être le Rio-Nunez. Les quelques exportations relevées au Sénégal proviennent donc de la Mellacorée, du llio-Pongo et du liio-Nunez ou autrement dit des Rivières du Sud ; ce produit était déjà connu et exploité avant notre prise de possession eSective de ces régions.

Do 1874 à 187G inclus, on a exporté du llio-Nunez 6,968 kilogrammes de noix de kola valant de 4 francs à 5 francs le kilogramme, et 5,249 kilogrammes du Uio-Pongo.

De 1884 à 1886 inclus, on a exporté du Rio-Nunez 4,4ôl kilogrammes, du Itio-Pongo 3,447 kilogrammes et de la Mellacorée 2,578 kilogrammes, valant 4 fr. 50 le kilogramme.

11 y a eu quelques infiltrations par la Casamance, la plus forte a été de 513 kilogrammes valant 3 francs le kilogramme en 1894. En 1897, Dakar a exporté 933 kilogrammes à 5 francs provenant de l'importation.

Les noirs du Sénégal font une grande consommation de ce produit qui leur est apporté des Rivières du Sud et surtout de la colonie anglaise de Sierra-Leone. A Dakar et à Saint-Louis, presque tous les noirs qui se livrent au commerce de détail du kola sont originaires de Sierra-Leone. Actuelloiuent les importations sont rares sur le marché de Saint-Louis, une noix de kola vaut suivant grosseur de fr. 50 à fr. 75.

PULPE DE BAOBAB (Pain de singe).

Le baobab (Adansonia digiinta) est un arbre abondant dans le Bas-Sénégal et on peut ajouter d'une utilité incontestable à l'indigène. Toutes ses parties sont employées : le bois quoique mou sert à confectionner beaucoup d^objets et même des pirogues, les fibres contenues dans Técorce servent à faire des cordes, les feuilles sécliées et réduites en poudre servent à assaisonner le couscous (plat national du Sénégal) et la pulpe acidulée du fiaiit est employée à l'alimentation et aussi comme médicament. Cette pulpe réduite en farine est connue en Europe, et a été utilisée par nos médecins; elle Test peutêtre encore.

La pulpe de baobab, vulgairement pain de singe, a donc fait l'objet d'un certain commei-ce et surtout jmur la Petite-Côte, car c'est cette région qui a fourni la majeure partie de l'exportation connue, la

Casamance n'ayant fourni quiine exportation insignifiante, et le reste de la région une exportation plus insignifiante encore, pour ne pas dire nulle.

De 1873 à 187G inclus, la Petite-Côte a exporté 57,442 kilogrammes d'une valeur de fi*. 10 le kilogramme, la plus forte exportation de la période a été de 27,546 kilogrammes en 1875.

De 1884 à 1886 inclus, l'exportation totale de toute la colonie a été de 14,542 kilogrammes, et de 1890 à 1892 inclus de 70,318 kilogrammes valant f r. 19 et fr. 20 le kilogramme.

En 1894 il a été exporté 1,525 kilogrammes valant f r. 22 le kilogramme.

Après cette date on ne relève plus aucune exportation de pulpe de baobab.

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