CAFÉ DU RIO-NUNEZ
Le café n'est pas un produit du Sénégal proprement dit, il provient du Rio-Nunez et du Rio-Pongo (Rivières du Sud). Il n'a d'ailleurs donné lieu, vu sa rareté, qu'à des mouvements commerciaux peu importants.
La variété tend à disparaître par suite du peu de soin qu'en ont les indigènes, et comme la région productrice est d'une insalubrité notoire, il est peu probable que des exploitations régulières fuites par des Européens y aient des chances de succès et de durée.
En 1840 Je Sénégal a exporté 7,751 kilogrammes de café estimé 2 francs le kilogramme ; de 1843 à 1845 Inclus 19,569 kilogrammes estimé 1 franc et 1 fr. 20 le kilogramme. En 1867 le Rio-Pongo a exporté 56 kilogrammes.
De 1871 à 1878 inclus, il a été exporté du Rio-Pongo 13,338 kilogrammes de café estimé à 2 fr. 30 et 3 francs le kilogramme soit une moyenne annuelle de 1,667 kilogrammes. De 1884 à 1886 inclus, 8,843 kilogrammes estimés 3 francs le kilogramme, soit une moyenne annuelle de 2,948 kilogrammes.
De 1869 à 1876 inclus, il a été exporté du Rio-Nunez 2,911 kilogrammes de café soit une moyenne annuelle de 364 kilogrammes. De 1884 à 1886 inclus, 275 kilogrammes soit une moyenne annuelle de 92 kilogrammes.
Le café Rio-Nunez entre pour une certaine quan'iité dans la consommation courante du Sénégal.
Après la scission qui constitua avec les Eivières du Sud un groupe distinct du Sénégal (1889), il fut encore exporté du Sénégal une certaine quantité de café.
De 1890 à 1894 inclus, il a été exporté 2,851. kilogrammes dont 2,500 kilogrammes en 1894. De 1897 à 1899 inclus on ne relève aucune exportation.
GUTTA-PEECHA.
En 1858 il a été exporté du Sénégal 873 kilogrammes d'une» gomme dite gutta et estimée 2 francs le kilogramme.
On relève ensuite une autre exportation d'une valeur de 10 francs en 18G5. Depuis cette date et particulièrement^ ces dernières années on a envoyé en France une certaine quantité de gutta, mais à titre d'échantillon et non comme produit commercial. La gutta-percha n'existe pas au Sénégal et le peu de cette gomme qui a été recueilli provient du Karité (Butyrosperinum Farl'û), arbre que Ton ne rencontre qu'au delà de Médine (Soudan).
llanç(yn (Flore utile de la Gambie) donne comme limite de croissance des Karités, une ligne passant un peu au Sud de Baui, Kéniéba et llédine ; la même limite indique que l'on no rencontre j.as le Karité dans la Ilaute-Casamance.
En 1899, l'Administrateur de la Casamance a cru découvrir une isonandra constituant une essence forestière auprès de Sindone, et des échantillons de gomme, de feuilles et de tiges ont été envoyés. L'insertion de ce fait à VOfûciel fit un certain bruit, malheureusement aucune confirmation n'a été faite au sujet de cette découverte.