nuirs. îjl.(i
lîouët-Villaumez donne les quantités suivantes de noirs exportes de la cdie d'Afrique :
Brésil Cuba
Année 1811 8.370 y. 000
— 1812 8.syi i)M
— 1815 10.000 yoo
En résumé, tous les chiffres ci-dessus ne doivent être considérés que comme des indications.
La libération gêné i aie dos esclaves qui eut lieu au Sénégal le 24 août 1848, ne fut effective que dans les centres où, par sa présence, Tautorité imposait cette mesure ; ailleurs, l'esclavage restait admis ou toléré et comme conséquence la traite continuait par l'intermédiaire de nos comptoirs mêmes.
Qn relève à ce sujet dans l'ouvrage de Béranger-Féraud {Les Peuplades de la Sénégambie, 1879), le passage suivant : t La proscription des négriers et la surveillance très sévère que nous exerçons depuis nombre d'années dans nos possessions ont rapporté déjà des fruits très heureux. Ainsi par exemple en Casamance, les Mandingues et les Sarracnlais avaient Thabilude de venir nous apporter
de rivoiie, des peaux, de la ciie, eU\j et(\, et comme ils vendaient le poi-teur avec le ballot, les comptoirs étaient de lucratifs débouchés d'esclaves. Maintenant que le nègre ne peut plus nous vendre son captif, il calcule le prix que lui coûteia son retour et assez souvent il lui rend la liberté non pas par bienveillance, mais par calcul. Or ce captif libéié sait bien qu'il serait repris et vendu de nouveau s'il s'en allait rester aux environs de nos postes ; il devient ainsi un paisible laboureur sur lec^uel notre action est facile «autant que complète. >
Cependant en Casamance, à Sédhiou, il existe un poste fortifié depuis 18Î37, mais il est à supposer que ce poste était évité. Il existait en outre le comptoir portugais de Zighinchor, dont nous n'avonb pris possession que le 21 avril 1888.
La suppression de l'esclavage fut de notoriété publique une cause de ruine pour les familles et les commeiçants du Sénégal et le général Faidlierbe fait mention en ces termes de cette particularité dans son ouvrage {Le Sénégal , 1889) : « Bientôt arriva en 1848 une nouvelle cause de ruine pour les Sénégalais, réniaucipation des esclaves dans les colonies françaises. »
Au Sénégal, en eft'et, la suppression de l'esclavage atteignit évidemment la traite et allait activer son extinction, mais elle atteignit aussi la main-d'œuvre nécessaiie aux manipulations commerciales et aux producteurs, et, en outre, elle atteignit la domesticité nécessaire aux Européens et aux créoles (métis). Cette suppression ne fut donc pas acceptée mais subie ; tous les stiatagènies possibles furent employés pour l'annihiler et aujourd'hui elle n'est pas encore définitivement admise.
Il existe toujours sous le titre de « Captifs » des esclaves dans notre colonie, ce titre de captifs qui masque les souvenirs qui ont été laissés dans nos imaginations par le mot « Esclaves » n'est d'ailleurs pas nouveau, car il a été employé officMelleraent dans les traités passés par la Compagnie de la Gomme avec les Maures, en 1785.
La barre.
A reniboiicliure du Sénégal, sous l'actiou du flux, du reflux et de la variation du débit du fl(»uvo, il s'établit des accumulations de sable, accumulations variant continuellement de volume, se déplaçant sans cesse, mais laissant toutefois entie elles un chenal plus ou moins sinueux et d'une profondeur plus ou moins régulière. Parfois et à CCI tains endroits le chenal faii défaut, on appelle ces endroits le banc ; le banc varie aussi à son tour.
L'ensemble des pliénomèncs ci -dessus se nomme la banc.
11 est matériellement impossible d'entrer ou de sortir du fleuve quand la barre est mauvaise, c'est-à-diie quand le^ lames, vu la profondeur j)lus faible de Tembouchure, déferlent presque avec la même violence que sur les plages voisines. Il est aussi très diffleilo *à un navire d\in certain tonnage d'entier ou de sortir du fleuve sans être guidé, car les sondages i>réalables sur un parcours où les points de repère manquent ou sont tout au moins très indécis ne sont pas suffisants ; en outre, l'entrée ou la sortie ne peuvent s'effectuer avec une certaine sécurité qu'à rinnire de la haute mer et ces mouvements sont impossibles à l'heure de la basse mer.
Pour éviter les accidents hélas trop ncmibreux autrefois, l'Administration organisa un service de pilotage qui depuis longtemps déjà fonctionne dans d'excellentes conditions. Ce service se compose d'un Européen nomme capitaine rie îa barre, ayant à sa disposition une équipe de matelots indigènes et les embarcations nécessaires pour surveiller le pilotage et porter éventuellement aide à un navire quelconque menaçant de s'échouer ; de quatre pilotesmajors indigènes et de (|uatre élèves-pilotes.
A chaque marée haute de jour, un pilote-major cherche le chenal, le sonde et donne le piétage (plus faible hauteur d'eau en pieds) par des signaux convenus; il place sur le trajet de ce chenal des bouées fjui indiquent son cours, et les navires doivent se guider sur les signaux des ])ilo1es et sur ces bouées. Dès (pie le reflux commence à se faire sentir le pilote-major relève les bouées.
— ir>i —
Le poste de surveillance de la barre est relié télégrapliiquement à Saint-Louis et Tétat de la barre est affiché à Dakar où les grands navires vont entrer dans le fleuve.
Le poste de surveillance de la barre est un but de promenade pour les habitants de Saint-Louis, mais peu de personnes osent s'aventurer sur la barre même, suivre les sondages et la pose dos bouées. Ce n*est pas sans une certaine émotion, (^u'on assiste dans une embarcation à l'entrée d'un navire d'un certain tonnage, et qu'on voit ce navire évoluer dans le dangereux chenal.
Précis des principaux événements du Sénégal.
Découvoiie «le la Sénéj^ambie par les Dieppois partis en novembri"! sur deux navires de 100 tonnes et ayant alxudé vers Xoël dans la baie que f(»rnie au Sud la ])res(iu'île du Cap A'ert qu'ils appelèrent baie de France, ils reconnurent Dakar, Ilann et remplacement de Bufisque.
Association de Dieppois et do llouennais pour l'exploitation, du Cap Vei-t au golfe de Guinée.
2S sei>tenibre. — Départ de Dieppe pour la Côte d'Or de trois bâtiments : La Vierge, le Saint-Nicolas et YEspcrance,
Les Poi-tugais s'établissent sur les rives du Sénégal et établissent un fort à Arguin.
22 mars. — Départ de Saint-Vincent de Alvise Cada Mosto, auteur du premier récit dans lequel il est fait mention du Sénégal.
Fondatiou de la Conii)aguie normande ou association des marcliands de Dieppe et de llouen.
29 janvior. — Les Ilollandais s'emparent d'Arguin que les Portugais possédaient depuis 1444.
28 mai. — Le Sénégal comme tous les autres établissements de TAtlantique passe dans le domaine de la Compagnie des Indes occidentales.
28 novembre. — La compagnie des Indes occidentales succède à la Compagnie de Dieppe et de Ilouen qui cède ses privilèges pour 150,000 livres.
9 avril. — Un édit du 9 avril force la Compagnie des Indes occidentales à vendre tous ses établissements et privilèges à une nouvelle société. Vente faite par contrat du 8 novembre 1673 pour 75,000 francs et un marc d'or de revenu annuel pendant trente années. La nouvelle Compagnie qui prit immédiatement possession, n'obtint ses lettres patentes qu'en juin 1679 avec le titre de Compagnie d'Afrique et le privilège de négoce du Cap Vert au Cap de Bonne-Espérance, pendant 30 années.
Les Français enlèvent de vive force aux Hollandais, Gorée, Bufisque, Portudal, Joal et Arguin. Le traité de Nimègue, 10 août 1678, les confirme dans cette possession.
21 mars. — Premier traité avec le Baol.
En juillet la Compagnie d'Afrique par suite des pertes occasionnées par la guérie contre les Hollandais céda ses droits à la Compagnie du Sénégal, Côte de Guinée et (F Afrique, pour une somme de 1,010,015 francs. Par arrêt du 12 septembre 1684 et 6 janvier 1686, l'étendue de la concession fut limitée pour le commerce
des nègres aux côtes comprises eutre le Cap Blanc et Sierra-Leone et elle prit le nom de Compagnie du Sénégal.
21 mai. — Arrivée de Le Maire à Gorée ; c'est le premier voyageur qui ait parlé d'une île Saint- Louis.
La concession de Sierra-Leone au cap de Bonne-Espérance est accordée à la Compagnie de Guinée.
La Compagnie du Sénégal est obligée de vendre ses privilèges et ses possessions à la Compagnie loyale du Sénégal, Cap Kord et Côte d'Afrique, qui reçut ses lettres patentes en mar» 1696 fixant la durée de son privilège à 30 an*. La vente a été faite moyennant la somme de 300,000 francs.
Bombardement et capitulation du fort anglais de l'embouchure de la Gambie.
Fondation de l'établissement de Galam.
Construction du fort Saint-Joseph près de Dramané (Eaméra).
6 juin. — Le Damel du Cayor fait arrêter et piller M. Brue à Bufisque.
17 juin. — Premier traité de paix entre les Français et le Damel du Cayor.
12 avril. — Brue quitte le Sénégal pour n'y revenir qu'en 1714.
25 décembre. — Les naturels détruisent le fort do Saint-Joseph près de Dramané (Eaméra).
18 mars. — Accablé de dettes et de procès, la Compagnie royate du Sénégal, Cap Nord et Côte d'Afrique est foi-cée par autorité royale de vendre ses privilèges et ses concessions à la Compagnie du Sénégal, vente faite moyennant une somme de 240,000 fr. La nouvelle Compagnie reçut ses lettres patentes le 30 juillet.
4 mai. — Prise du fort de la Praya, île de San Yago, archipel du Cap Vert (Cassard, capitaine de frégate).
Reconstruction à Makhama du fort Saint-Joseph.
Construction du fort de Saint-Pierre de Kaïnoura (Sénoudébou) sur la rive gauche de la Falémé.
Les Maures cèdent Portendik à la France, cession confirmée par le iraité de la Haye le 13 janvier 1727 ; la Compagnie du Sénégal s'engagea à payer à la Hollande 130,000 florins.
15 décembre. — La Compagnie des Indes achète à la Compagnie du Sénégal pour 1,600,000 livres, ses concessions, privilèges, établissements, forts et comptoirs. Le roi déclare le privilège perpétuel y compris les côtes de Sierra-Leone au Cap de Bonne-Espérance.
Les Hollandais fondent un établissement à Portendik.
Les Maures, maîtres de Portendik^ en font la cession à M. Bruo,
directeur général de la Compagnie du Sénégal. Ce fort est abandonné.
20 février. — Périer de Salvert reprend l'île d'Arguin aux Hollandais.
13 janvier. — Cossion de Poitendik à la France suivant convention signée à La Haye.
Les indigènes massacicnt la garnison du fort Saint-Joseph.
Construction du fort de Podor sui la pointe occidentale de Tîle à Morphil.
Décembre. — Prise du Sénégal et de Gorée par les Anglais.
10 février. — Gorée prise par les Anglais en 1758 est restituée à la France.
Cession à la France, du Cup Voit et des terres voisines de la pointe des Mamelles au Cap Bernard avec les villages de Dakar et de Sine, par le Damel du Cayor.
30 janvier. — Les Français commandes par le mar(|ui8 de Vaudreuil reprennent de vive force, possession du Sénégal dont les Anglais s*étaient emparés en 1758.
3 septembre. - Traité réglant les droits de la France et de l'An-
— lo7 —
gleterre sur la Côte occidentale de TAfrique, le Sénégal entre définitivement danH le domaine de TËtat.
11 janvier. — La Compagnie de la Guyane obtient le privilège exclusif de la traite de la gomme pendant 9 années ; en 178Ô, ce privilège fut cédé à la Compagnie de la gomme qui prit le 10 novembre ITSG'^ancien titre de Compagnie du Sénégal.
19 janvier. — Lajaille commence un fort sur Tîle Gambia à l'embouchure du Bunck, affluent de la rive de Sierra-Leone.
25 mars. — Traité avec le Sine, cession de Joal.
2 mai. — Traité avec les Marabouts d'Armankour. — 10 mai, traité avec les Braknas. — 20 juillet, traité avec les Trarzas. Les trois traités au sujet de la gomme et des captifs, et stipulant l'exclusion des Anglais qui occupaient Portendik.
15 mai. — Traité avec le Baol, cession de Portudal.
2-*^ janvier. — Décret de l'Assemblée Constituante prononçant la dissolution de la Compagnie royale du Sénégal et déclarant le commerce libre.
21 septembre. — L'acte de navigation attribue exclusivement au pavillon français les relations commerciales avec les colonies ^aboli pour toutes les colonies le 9 juillet 18G9).
14 janvier. — Mungo-Park arrive à Koniakary» capitale du Khasso.
10 mai. — Arrivée de Mungo-Park à Georges-Town son point de départ.
22 m«ii. — Création à l'île d'Aix de la prenuère Compagnie militaire noire, constituée avec les noirs et gens de couleur présents en France et envoyée peu api-ès au Sénégal.
5 avril. — Les Anglais s'empaient de Goiée. .•
18 janvier. — Les Français par un hardi coup de main enlèvent Gorée aux Anglais.
Mort de Mungo-Park à Boussa.
14 juillet. — Capitulation mettant la colonie entre les mains des Anglais.
30 mai. — Traité de Paris. — Restitution à la France de tous les établissements qu'elle possédait depuis 1792 à la côte d'Afrique.
29 mars. — Abolition de la traite des noirs par Napoléon I*'.
P' janvier. — Les Anglais évacuent Saint-Louis et Gorée en exécution du traité do 1814.
25 janvier. — Reprise de possession effective du Sénégal et de ses dépendances.
8 juillet. — Départ de France du personnel et du matériel nécessaire pour des essais de culture des denrées coloniales. Un deuxième départ eut lieu le 15 février 1819.
8 mai. — Traité passé avec le roi et les chefs du Oualo qui moyennant paiement de coutumes annuelles fait cession à la France des îles et autres terres de ce pays, première tentative pour soustraire le Oualo à Tinfluence dos Trarzas.
20 mai. — Traité avec les ]\[aures Braknas.
Acquisition par la France du terrain du fort de Bakel. Les Trarzas inquiets de nos nouveaux établissements et les Peuls ayant entraîné les Braknas, nous attaquent ; paix signée le 7 juin 1821.
Construction du fort de Bakel, sur la live crauch? un Sénégal dans le Gadiaga, achevé en 1827.
25 juin. — Traité avec les Maures Braknas. — Reconnaissance des droits de la France sur le Oualo.
Construction du poste de Dagana. Renonciation à nos droits sur le Oualo.
7 janvier. — Organisation de la justice au Sénégal. 28 janvier. — Essai du sulfate de quinine récemment découvert, le premier envoi fait par la Métropole était de 1/2 once.
5 août. — Arrêté autorisant pour 4 années la Société commerciale et agricole de Galam et de Oualo. En 1828 prorogation pour 4 années.
7décembre. — Recensement général des cotonniers: 4,573,000 pieds dont 1,124,000 à TEtat.
26 octobre. — Les chefs de la presqu'île du Cap Vert renoncent à leur droit de bris et de naufrage.
19 avril. — René Caillé part du Rio-Nunez pour fion grand voyage à travers TAfrique.
Nouvelle tentative jwur soustraire le Oualo à Tinfluence dea Trarzas.
20 avril. -- Arrivée de René Caillé à Tombouctou. Il quitte Tombouctou le 5 mai pour rentrer en Europe par le Désert, le Maroc et Tanger.
Nouvelle renonciation à nos droits sur le Oualo.
Epidémie de fièvre jaune. La Compagnie de Galam et de Oualo tente la culture de Tindigo.
Abandon des essais officiels de colonisation et de culture.
15 juin. — Privilège accordé à MM. Flachat frères pour rétablissement de puits artésiens au Sénégal.
4 mars. — Loi concernant la répression de la traite des noirs.
26 mai. — Projets du roi des Trarzas pour se marier avec la reine Guimbotte du Oualo, efforts faits pour empeclier cette union.
La reine Guimbotte du Oualo voyant son pays continuellement dévasté par les Trarzas, épouse le roi des Trarzas, Mohammed-el-Habib, d'où guerre avec nous.
Guerre avec le Oualo et les Trarzas, paix signée en 1835.
4 septembre. — Traité confirmant celui du 8 mai 1819 par lequel le Oualo avait été cédé à la France.
Acquisition par la France de Tîle de Carabane vendue par les indigènes.
24 mars. — Traité autorisant la construction du poste de Sédliiou (Casamance).
24 juin. — Arrêté relatif à la création d'un établissement dans nos possessions de la Casamance.
Epidémie de fièvre jaune.
17 mai. — Mort de René Caillé dans la Charente-Inférieure. 20 novembre. — Formation dans la colonie d'une compagnie de soldats noirs.
8 mai. — Traité avec les Braknas pour la répression de la traite des noirs.
Première exportation d'arachides pour Marseille, 33 hectol., 88, soit 1,200 kilogrammes.
4 novembre. — Ouverture de l'école des frères à Saint-Louis.
4 novembre. — Suppression définitive du monopole du commerce de la gomme après la crise commerciale 1838-1839-1840 et 1841.
Construction du fort de Mérinaghen sur le lac de Guiers (Paniéfoul).
Affaires avec les Trarzas ayant le Oualo pour allié. Construction du fort de Lampsar sur le marigot de Kassak.
LB SlÎNÉOAL IX
29 mai. — Convention entre la France et l'Angleterre pour la répression de la traite des noirs.
23 août. — Sénoiidébou nous est cédé par un traité, construction du fort sur la rive gauche de la Falémé, sur remplacement de Tancien fort Saint-Pierre.
22 avril. — Création d'un tribunal pour les Musulmans. 27 avril. — Abolition de l'esclavage.
24 août. — Libération générale dos captifs au Sénégal. Epidémie de fièvre jaune. Affaires avec les Trarzas ayant le
Oualo pour allié.
G janvier. — Léopold Panet part de Saint-Louis pour Soueira (Maroc) à travers le désert. Le 22 juin il débarque à Marseille.
Affaires avec les Trarzas ayant le Oualo pour allié.
3 février. — La représentation des colonies est supprimée.
6 mai. — Défaite des Toucouleurs dans Dialmath (gouverneur Protêt).
Commencement de la guerre avec les Trarzas ayant le Oualo pour allié. Reconstruction du fort de Podor qui avait déjà été reconstruit avant 1821. Création des centres fixes de commerce à Po- (1er et à Dagana.
15 février. — Défaite de la tribu maure des Azouma campée sur la rive gauche du fleuve entre Diekten et Tiagar (Faidherbe).
21 février. -- Départ de la colonne alhint combattre la domination des Maures dans le Oualo.
25 février. — Défaite des Trarzas et des gens du Oualo réunis.
14 mars. — Destruction du villagç de Bakel occupé par les partisans de El Hadj Omar.
15 mars. — Départ d'une colonne allant opérer dans le Oualo. 2G mars. — Départ d'une colonne allant opérer des razzias entre
MTal et Dialakar.
21 avril. — Belle défense de la tour de Leybar (sergent Brunier) contre les Maures.
23 avril. — Retour d'une colonne venant de chez les Trarzas avec 3,000 bœufs.
30 avril. — Les Trarzas évacuent le Oualo.
1** juin. — Retour à Richard-Toll d'une flottille venant de s'emparer de l'île de Ghiéland à l'entrée du lac de Guiers.
12 septembre. — Faidherbe arrive à Kayes. — 13 septembre, il part de Kayes pour Médinc. — 15 septembre, pose de la première pierre du fort de Médine. — IG septembre, les travaux du fort s'exécutent avec 600 ouvriers. — 5 octobre, le fort de Médine est terminé.
22 septembre. — Arrivée de Faidherbe aux chutes du Félou ; noms des officiers gravés sur les roches.
30 septembre. — Les chefs de Khasso s'allient à nous contre El Hadj Omar.
l*' octobre. — Les gens du Guidimaka maltraitent les hommes de Sembala notre allié.
4 octobre. — Bombardement du grand village fortifié de Gagny dans le Guidimaka.
10 octobre. — Retour à Saint-Louis de la colonne venant de faire la première expédition contre El Hadj Omar.
7 novembre. — Les villages balantes, de Tatacounda et Niafour (Casamance), cèdent à la France le littoral de leur territoire sur une largeur de 100 mètres.
Fondation de la banque du Sénégal, de Timprimerie et du Journal officiel,
8 janvier. — Violent raz-de-marée qui franchit en beaucoup d'endroits la langue de Barbarie.
G mars. — Le cheiek des Ouled-Bou-Ali commandant une caravane se rend au capitaine du Grand-lias sain.
13 mars. — Le Galibi repousse pour la deuxième fois Tassaut des Toucouleurs.
25 mars. — Défaite complète du grand marabout du Fouta- Djallon, Abdoulaye-Avésa.
23 mai. — Attaque de Sénoudébou par Abdoulaye-Avésa, il est repoussé.
21 juin. — Les volontaires de Saint-Louis font une razzia considérable entre Bélou-Ehassan et Dara,
13 septembre. — Retour à Saint-Louis des volontaires après avoir enlevé les camps des Ouled-Bou-Ali, des Ouled-Akehar, et repoussé les attaques des El-Guelba.
27 novembre. — La tribu des Ouled-Bou-Ali se rend et s'établit à Maka.
18 décembre. — Ely, trarza, fils de Mohammed-el-Habib et de Guimbotte, pirétendant au trône du Oualo, qui s'était réfugié à N'Guik, s'enfuit à l'approche de nos troupes. La colonne paitie lo 17 rentre à Saint-Louis le 21.
28 décembre. — Inauguration du pont de Guet N'Dar à Saint- Louis.
Annexion du Oualo, dos villages de Dagana, Bakel, Sénoudébou, de l'île de Thionq, et de N'Diago.
7 mars. — L'Angleterre renonce à la traite de la gommé à Portendik, en échange nous lui cédons Albiéda sur la Gambie.
14 avril. — El Hadj Omar s'empare de Logo et notamment de iSabouciré.
15 avril. — Le Khasso retombe au pouvoir de El Hadj Omar, sauf Médine.
19 avril. — Le commandant de Médine est averti par une femme que El Hadj Omar faisait à Sabouciré des préparatifs pour attaquer le poste.
20 avril. — El Hadj Omar attaque le poste de Médine, il est repoussé.
11 mai. — El Hadj Omar attaque la nuit le poste de Médine, il est repoussé. Il bloque le poste pour l'affamer.
13 mai. — Défaite de Sidi Eli, chef Brakna, à Der-Naya (Faîdherbe).
19 mai. — Remise d'Albréda aux Anglais.
25 mai. — La garnison du blockaus de N'Der, 9 hommes', repousse une attaque des Mauies.
4 juin. — Troisième attaque de Médine par El Hadj Omar et troisième échec de ce dernier.
5 juillet. — Le Podor avec le gouverneur Faidherbe et 80 hommes part pour aller porter secours au poste de Médine dont on est sans nouvelles depuis un mois.
12 juillet. — Le loi des ïrarzas vient nous enlever des animaux c^ans Tîle de Thionq et s'avance même jusqu'à Tentrée de Guet X'Dar.
18 juillet. — Faidherbe délivre Médine qui, sous le commandement de Paul Ilolle, avait soutenu un siège de trois mois.
21 juillet. — Organisation d'un bataillon de tirailleurs sénégalais.
23 juillet. — Brillant combat de la garnison de Médine contre El Hadj Omar.
31 juillet. — Boubakar-Saada, almamy du Bondou, investit Somson-tata, ville faisant partie du domaine de El Hadj Omar.
13 aoiit. — Débarquement à Yaféré de la colonne allant au secouis de Boubakar-Saada.
15 août. — Destruction de Somson-tata.
18 août. — Prise de Khana-Makhounou sur la frontière du Kaarta.
2'^ août. Défaite des villages hostiles de N'Danan et Sauaanding de la Falémé.
7 octobie. — Le fort do Matam commencé depuis quelques jours est attaqué par les Toucouleurs (jui sont repoussés.
24 décembre. — Mohammed-el-Habib, roi des Trarzas, envoie une ambassade à Saint-Louis pour arrêter les bases d'un traité do paix.
2 mars. — Départ de Saint-Louis d'une colonne allant opérer contre le village de ?siomé (N'Diauilour).
17 mars. — Dcstiuctiou de Sauout où un traitant avait été assassiné.
15 mai. — Arrivée à Saint-Louis de l'ambassade de Mohammedel-Habib, roi des Trarzas.
20 mai. — Traité avoe le roi des ïrarzas après trois aimées et demie de guerre. Le protectorat de la France est reconnu par ce traité sur la rive gauche du fleuve.
2 juin. — Presse liptions pour l'établissement d'un bac entre Saint-Louis et Tile de Sor.
10 juin. — Mohammed-Sidi, roi d*une partie des Braknas, et Sidi- Eli, son compétiteur, signent un traité de paix avec la France.
18 juin. — Le Dimar se place sous le piot<*ctorat de la France.
4 juillet. — Départ d'une expédition pour les mines d'or du Bambouk.
28 juillet. — Faidherbe quitte Sénoudébou pour prendre possession des mines d or do Kéniéba.
18 îioût. — Traité avec Talmamy du Bondou, Boubakar-Raada, qui cèd(î à la France le cours de la Falémé, le village de Sénoudébou et donne Tautorisation de fonder des établissements dans la Hauie-Falémé et le Bambouk.
19 août. — Le chef du Guoy nous cède le territoire situé entre Bakel et la Falémé.
23 octobre. — Organisation à Paris de Texposition permanente des produits des colonies.
7 décembre. — Tentative d'assassinat par un parent du Damel du Cayor sur un commerçant français de Rufisquo, cet acte est réprimé par les armée.
13 décembre. — Sidi-EIi assassine Mohammed-Sidi, son compétiteur au trône des Braknas.
2(5 février. — Gorée et les établissements français au nord de Sierra-Leone sont replacés sous l'autorité du gouverneur du Sénégal.
27 février. — Essai de forage d'un puits artésien à Saint-Louis sur la place de TEglise ; ce forage fut poussé à 237 pieds, 7 pouces et 8 lignes (soit 80 mètres).
4 mars. — Démolition des cases en paille dans la partie centrale do Saint-Louis.
9 avril. — El Hadj Omar paHi du Toro ravage le pays et ^itaquo Matani, il est repoussé.
11 avril. — Traité avec le chef du Toro reconnaissant l'indépendance du pays vis-à-vis du Fouta.
16 avril. — El Hadj Omar repoussé deux fois de Matam abandonne la place.
9 mai. — El Hadj Omar est rei)ou8sé par trois fois du village de Aroundou.
18 mai. — Attaque d'une colonne à Fatik (Faidherbe), ennemis repoussés.
24 mai. — Etablissement d'un blockaus à Joal.
18 octobre. — Départ de Saint-Louis de C avisos transportant les troupes qui doivent attaquer Guémou (Guidimaka).
25 octobre. — Prise de Guémou, fait qui porte un coup sérieux à la puissance de El Iladj Omar.
29 octobre. — Rentrée à Saint- Louis de la colonne ayant pris Guémou.
9 novembre. — Commencement des travaux pour transformer le marigot de Kassak (Lampsar) en réservoir d'eau douce pour alimenter Saint-Louis.
14 décembre. — Organisation à Makhana d'une colonne de vo- Icmtaires devant détioiire le village de Melga dans le Gangari (G'hdimaka), dernier refuge des Toucouleurs do El Hadj Omar. L'opération a complètement réussi.
Epidémie de fièvre jaune. Construction du fort de Saldé.
29 juillet. — Défaite sanglante des Toucouleurs de Talmamy Alplia-Amadou-Ticrno-Demba.
Soumission de la Basse-Casamance jusqu'à Zighinchor. Etablissement du protectorat sur le Toro et le Damga. Traité avec El Hadj Omar déterminant la limite de ses Etats et les pays placés sous notre protection qui sont : moitié (Nord) du Bambouk, moitié (rive gauclic) du Khasso, Bondou, Kaméia, Guoy, Guidimaka, Damga, Fouta-Toro, Dimar, Oualo, Cayor, Djolof, Baol, Sine Saloum et les possessions dépendant de Gorée.
2 janvier. - - Départ de Gandiole d'une colonne allant opérer dans le Cayor (2200 h., Faidherbe).
4 janvier. — Départ de Rufisque de la garnison de Gorée devant rejoindre la colonne Faidlierbe.
27 janvier. — Retour à Gandiole de la colonne ci-dessus après avoir obligé le Damel Macodou à implorer la paix.
11 mars. — Les forces du Damel Macodou sont dispersées à Diaté.
29 mars. — Traité avec le Saloum^ cession de Kaolack.
4 avril. — Départ de Saint-Louis d'une colonne allant opérer dans le Cayor contre le Damel Macodou ; construction du fort de Potou.
Traité avec le Cayor consacrant la cession à la France du Diander, de Gandiole, du Gangouné et de tout« la côte.
2 février. — Traité avec le Damel du Cayor autorisant Touverturo do comptoirs à N'Dande.
') octobie. — Le jwste français do Kaolack (12 hommes) repousse les forces réunies du Damel Macodou et de Maba, roi du Rip, après un assaut de 24 heures.
Forage d'un puits artésien derrière la Mosquée ; ce forage est poussé jusqu'à 250 mètres sans résultat.
Mort de El Hadj Omar à Dégenbéné après sa défaite à Hamdallahi par Sidi Ben Bakay, chef de i'ombouctou.
17 janvier. — Défaite des Toucouleurs commandés par Talmamy Alpha-Amadou-Tiemo-Demba (colonne Jauréguibéry).
31 janvier. — La colonne Jauréguibéry après avoir parcouru le Toro, le Lao, Tlrlabé, TEbiabé, le Bosséa, arrive à Matam, elle en repart le 4 février.
23 février. — Rentrée à Saint-Louis de la colonne Jauréguibéry après avoir obligé le Fouta à implorer la paix.
20 mars. — Traité annexant la province du Toro au territoire colonial.
13 juillet. — La garnison de Pout (13 hommes) est massacrée.
9 août. — Les principaux chefs du Damga renouvellent leur indépendance vis-à-vis du Fouta consaciée par le traité du 15 août
1859 et reconnaissent l'annexion de leur province à la colonie qui eut lieu en septembre 1860.
15 septembre. — Ciéation d'un musée industriel, ethnogrû phique et d'histoire naturelle à Saint-Louis.
k\0 décembre. — Désastre de N'Golgol, notre première défaite eu Sénégambie depuis 1854 (Lat-Dior, damel du Cayor).
12 janvier. — Défaite complète des troupes de Lat^Dior au ^village de Loro.
8 février. — Lat-Dior abandonné de ses fidèles et poursuivi se réfugie dans le Saloum.
19 février. — Retour à Saint-Louis de la colonne qui après avoir vengé notre désastre de K'Golgol a chassé Lat-Dior du Cayor.
28 avril. — Commencement des travaux du fort do Thiès.
30 avril. — Défaite des Sérères Nones et Diobas, auteurs et complices de l'attaque du poste de Pout.
19 juillet. — Défaite complète des Maures et des Toucouleur» du Bosséyabé. Prise de Kaëdi (Kaeaëdi).
Invasion des sauterelles dans le Bas-Sénégal, destruction des plantations de coton.
17 février. — Annexion à la colonie de la partie centrale du Cayor.
17 avril. — Los Diolas (CasamantH», livo droite) se placent sous la suzeraineté de la France.
30 avril. — Traité avec le village de Guibéring (Casamance).
2 juillet. — Inauguration du pont de bois de Saint- Louis à Sor.
28 octobre. — Départ d*uno colonne contre Maba, roi du Rip (Pinet-Lapiade), elle arrive lo 23 novembre à Kaolack.
24 novomhiv. - La colonne contre Maba va détruire Maka oi^ ilaba s'était réfugié.
30 novembre. — Destruction à Paponos dos bandes de Maba.
l*"" décembre. — Le territoire de Skeltonia à Victoria (Rio Nunez) est cédé à la France par le roi des Nalous.
Epidémie de fièvie jaune. Trois apparitions de sauterelles ravagèrent en décembre des plantations de coton de la mission de N'Gazobil.
21 janvier. — Boké (Rio-Nunez) vient s'ajouter à notre territoire, construction d'un poste.
15 octobre. — Ouverture à Saint- Louis d'une exposition de produits agricoles et industriels de la colonie.
Peste bovine à îs'Gazobil et nouveaux ravages des sauterelles. Traité plaçant le Rio-Pongo et le llio-Nunez sous le protectorat de la France. Construction des postes de N'Diagne et d'Aéré.
Epidémie de fièvre jaune. Construction des postes de Talem, Khaoulou, Kheur-Mandoumbé-Kbary, de Benty dans la Mella- Corée. Construction d'une ligne télégraphique entre Saint-Louis et N'Diagne.
Epidémie de fièvre jaune. Construction d'une ligne télégraphique entre Saint- Louis et Dagana. Construction des camps de Gandiolo, Lampsar et du cap Manuel.
30 juin. — Irahim-Penda lieutenant d'Ahamadou-Cheikhou, après avoir battu le chef de Coki, fait assassiner le chef du canton de N'Guéoul.
10 juillet. — Nos troupes abandonnées à Mekkey par les volon- Uiires, battent en retraite en luttant pied à pied contre les hommes de Lat-Dior.
9 juillet. — L'acte de navigation du 21 septembre 1793 attribuant exclusivement au pavillon français les i dations avec les colonies, est aboli i^our toutes les colonies.
26 septembie. — Retour à Saint- Louis de la colonne qui devant venger la défaite de Mekkey, a pris Louga et battu Lat-Dior.
17 décembre. - Lat-Dior battu à Salen par la colonne Canard f 'en fuit dans le Rip.
29 (lécembie. — Création de chambres de commerce à Saint- Louis et à Gorée.
9 février. — Combat de Diawara contre Ahmadou-Cheikhou qui
laisse un grand nombre de morts sur le terrain.
10 août. — Création des communes de Saint-Louis et de Gorée
Construction du poste de Mouït et du lazaret du Gap ManueL
16 janvier. — Fondation d'une société dénommée t Société d'Agriculture du Sénégal ».
11 février. — Défaite et mort à Boundou d'Ahamadou-Cheikhou.
If) février. — Le Ilio-Pongo est placé définitivement sous le protccioiat de la France.
14 septembre. — Le roi des lielges arrête les bases de c l'Associât ion Internationale Africaine » avec le concours de savants et d'explorateurs de toutes les nations.
24 août. — Traité passé avec Ely, roi des Trarzas, pour sauvegarder la vie et les biens des marins de toute nationalité faisant naufrage sur la côte de son domaine (ratifié le 24 septembre 188^5).
30 décembre. — Traita passé avec les chefs Nalous du Rio-Nu-
noz.
Construction et achèvement de la ligne télégraphique Dagana- Podor.
Septembre à décembre : épidémie de fièvre jaune. — Premier cas en juillet à Gorco.
4 février. — Institution du Conseil général.
'Z avril. — Acte additionnel au traité du 20 mai 1858, par lequel Témir des Trarzas se place sous le protectorat de la France.
12 avril. — Loi donnant un député à la Guyane et au Sénégal.
10 septembre. — Traité avec Lat-lîior, damel du Cayor, qui autorise la construction du chemin de fer de Dakar-Saint- Louis et qui fait abandon des terrains nécessaires.
Mesures sanitaires prises en août contre la fièvre jaune. Epizootie sur les chevaux et les bœufs dans le Diander, le Cayor et llufisque. Aclièvement des travaux du marigot de Kassak (Lampsar) devant alimenter Saint-Louis en eau douce. Construction d'un poste à Bafoulabé. Tentative d'exploitation faite par une Compagnie des mines d'or de Kéniéba; cette compagnie a été mise en liquidation en 1881 ainès avoir perdu deux ingénieurs, le troisième malade put rentrer en France.
22 mars. — Etablissement de la libeité commerciale dans le fleuve, qui était interdit aux étrangers au-dessus de Saint- Louis.
30 mars. — Traité passé avec le Fouta-Djallon pour rétablissement du protectorat et la liberté du commerce (L* Plat).
25 avril. — Traité passé avec les chefs de Kita ouvrant ce pays aux Français.
10 mai. — Combat de Daba près de Dio.
29 juin. — i Balé-Demba, roi du Kabita, du Kaloum, du Taboussou, du Manéah, du Corréa, de l'île Tombe, se place sous le protectorat de la France.
25 novembre. — Début d'une épidémie de fièvre jaune.
Expédition française au Niger et découverte des sources du fleuve. Construction de la ligne télégraphique Podor-Saldé par N'Diaen.
27 décembre. — Loi relative à la construction du chemin de fer Dakar-Saint-Louis. Société des BatignolJes concessionnaire.
U janvier. — Ouverture de la première campagne du Soudan
qui fut terminée le 10 juin et eut pour résultat la reconnaissance (le notre protectorat de Bafoulabé à Kita.
25 février. — Pose de la première pierre du fort de Kita.
8 mars. — Combat de Ndourbodian (Fouta), mort héroïque du capitaine de spahis Badenhuger.
21 mars. — La mission Galliéni, après 10 mois de captivité, quitte Nango.
S mai. — Le Bouré (Sénégal) s'annexe à la France.
14 mai. — Traité d'alliance et de commerce avec les chefs du Salouni, Eip, Niom, Niani.
IG mai. — Etablissement du protectorat sur le Fouta-Bosséa avec liberté de commerce et de navigation sur le Sénégal (Ballot).
2 aoiit. — Création d'une compagnie indigène de conducteurs d'artillerie.
17 octobre. — Départ de la 2* colonne du Haut-Fleuve (Borgnis- Desbordes). La campagne prendra fin le 15 juin 1882, elle nous aura assuré l'amitié du Gangaran, arrêté momentanément la marche victorieuse de Samory, et montré aux indigènes que nous pouvons aller jusqu'au Niger.
30 octobre. — Traité avec Ahmadou, sultan de Ségou, pour le maintien de la paix et de la liberté de commerce dans la région du Niger.
27 décembre. — Passage du Bafing par la colonne expéditionnaire qui se met en marche pour Badumbé.
Juillet-décembre, épidémie de fièvre jaune.
5 janvier. — Arrivée à Bordeaux de la mission Bayol avec les ambassadeurs Peuls pour ratifier en France les traités avec le Fouta- Djallon.
r^ mars. — La colonne Borgnis-Uesbordes quitte le Niger pour rentrer à Kita. Le 2 mars elle a été attaquée par le frère de Samory qui a été mis en fuite.
11 avril. — Traité avec le Pakao (Casamance).
14 juin. — Rentrée à Kayes de la 2* colonne du Soudan après avoir chassé Samory de Kéniéra. Partie de Kita le 10 février elle y était rentrée le 11 mars après avoir parcouru 544 kilomètres.
12 septembre. — Trois cas de fièvre jaune à Qorée. Fièvre jaune jusqu'en janvier 188'*{ (Dakar, lazaret).
20 septembre. — Départ de la l^" colonne du Ilaut-Fleuve (Borgnis-Desbordes), campagne terminée le 29 juin 1883 après avoir pacifié le petit Bélédougou et rejeté Samory dans le Sud.
22 novembre. — Départ de Sabouciré de la 3® colonne du Soudan.
19 décembre. — Ouverture à Kayes du 1"' tronçon de la voie du Sénégal au Niger.
22 décembre. — La 3* colonne arrive devant Mourgala, Talmamy Abdallah et son ministre font leur soumission et sont envoyés à Nioro, destruction du tata.
24 décembre. — Départ de Saint-Louis de la colonne Wendling allant opérer dans le Cayor contre Lat-Dior.
16 janvier. — , Traité avec le Cayor reconnaissant Amady- N'Goné-Fal comme Damel et excluant Lat-Dior et Samba-Laobé.
20 janvier — Destruction du village de Daba, instigateur de l'attaque de la mission Galliéni en 1880.
1*"" février. — Arrivée de la 3* colonne à Bamako.
7 février. — Pose de la première pierre du fort de Bamako.
IG février. — Rentrée à Saint-Louis de la colonne Wendling venant d'opérer dans le Cayor contre Lat-Dior.
24 mars. — Départ de Saint-Louis d'une colonne à la poursuite de Samba-Laobé.
31 mars. — Colonne Piétri (capitaine), quittant Bamako pour rétablir nos communications menacées par Samory.
2 avril. — Combat de Oueyabo, la 3" colonne opère sa retraite sur Bamako.
24 avril. — Traité reconnaissant le protectorat de la France sur le pays de Koumi (grand Bélédougou).
2 mai. — Soumission de Samba-Laobé, prétendant à la couronne du Cayor.
14 août. — Les chefs du Fouta central s'engagent à laisser construire une ligne télégraphique entre Saldé et Bakel.
24 septembre. — Ratification du traité passé avecî Ely, roi des Trarzas, le 24 août 1877.
3 novembre. — Traité avec le Firdou (Casamance).
26 janvier. — Les chefs de Lakata placent leur pays sous le protectorat de la France.
8 avril. — Traité avec le pays de I>aba (pc*tit Bélédougou). 28 août. — Inondation à Rufisque.
12 décembre. — Katification du traité du 14 juin 1883 plaçant le Bramaya sous le protectorat de la Frtiice.
î*l décembre. — Départ de Diamar de la colonne du Soudan (Combes), arrivée à Bafoulabé le 5 janvier et à Badumbé le 25.
() janvier. — Le colonel Voyron bat à Louga le damel du Cayor. l**' février. — Traité de protectorat et de commerce avec les chefs de Koba, rivières du Sud.
18 avril. — Le Djolof se place sous le protectorat de la France. 8 juin. — Le commandant Combes se porte au secours du capitaine Louvel bloqué par Samory à Nafadié.
l'3 juin. — La colonne Combes revenant de Nafadié a livré le 11 et le 12 sept combats contre Samory.
G juillet. — Inauguration du chemin de fer Dakar- Saint-Louis.
G septembre. — La canonnière le c Niger » quitte Koulikoro et tente un voyage à Tombouctou (elle n'atteint que Diaf arabe à 400 kilomètres en aval de Bamako).
19 octobre. — Au retour de la canonnière le t Niger », les habitants de Yamina acceptent notre protectorat.
2 novembre. — Saldé est relié télégraphiquement à Matam.
Construction do la ligne télégraphique llufisque- Joal ; de Saldé- Bakel mettant le réseau du Haut-Sénégal en communication avec le réseau générai.
5 février. — Traité avec Samory.*
13 février. — Colonne partant de Bamako pour débloquer Bakel assiégé par Mahmad ou- Lamine.
25 avril. — Défaite de Saër-Maty, chef des Rip (coronnat). 12 mai. — Convention pour la délimitation des possessions françaises et portugaises (Afrique occidentale).
27 mai. — Promulgation du décret du 30 avril 188G approuvant l'acte général signé à Berlin le 26 avril 1885.
16 juin. - - Les établissements de la Côte d'Or et du Bénin sont rattachés au Sénégal.
11 août. — Décret approuvant le protocole du 24 décembre 1885 relatif aux possessions françaises et allemandes de la côte occidentale de l'Afrique.
2 septembre. — Le gouvernement tente d'arrêter au marigot de Doué une émigration de Peuls menaçant de devenir très importante.
23 septembre. — Karamoko, fils de Samory, de retour de France, quitte Saint-Louis pour rejoindre son père.
6 octobre. — Combat de Tivaouane et mort de Samba-Laobé.
27 octobre. — Combat de Dekkélé, Lat-Dior est tué .
11 décembre. — Ordre (Galliéni) prescrivant le départ de deux colonnes devant aller combattre Malimadou-Lamine.
4 janvier. — Traité passé avec le chef du Niéri (Galliéni).
23 mars. — Convention complémentaire au traité du 5 février 1886 avec Samory.
10 avril. — Départ de Saint-Louis d'une colonne allant opérer dans le Rip.
l*"" juillet. — La canonnière le Niger quitte Manambougou pour explorer le Niger jusqu'à Tombouctou.
25- novembre. — Départ de Bani (Bondou) de 2 compagnies de tirailleurs pour attaquer Mahmadou-Lamine dans son tata de Toubakouta (Fortin).
8 décembre. — Défaite de Mahmadou-Lamine et prise de Toubakouta.
21 avril. — Prise de possession de Zighinchor, cédé par les Portugais dans la Casamance.
18 juin. — Traité avec Tiéba, roi du Eénoudougou, plaçant son pays sous le protectorat de la France.
13 novembre. — Traité reconnaissant le protectorat de la France sur l'Abrou et le Bondoukou.
22 décembre. — Les chefs du Kanlora (Soudan) se placent sous le protectorat de la France (Archinard).
15 janvier. — Arrêté désannexant à partir du 1" janvier les terrains annexés du 1^' arrondissement et les plaçant sous le régime du protectorat.
G avril. — Prise de Ségou-Sikoro (Archinard).
ô août. — Convention Franco- Anglaise réglant les sphères d'influence des deux puissances dans l'Afrique occidentale.
2'i décembre. — Combat de Niogoméra (Archinard) contre les Toucouleurs d'Ahmadou, fils de £1-Hadj Omar.
30 décembre. — Combat de Korriga, Ahmadou qui attendait à Focé s'enfuit à Nioro en apprenant la défaite de ses troupes.
1*' janvier. — Prise de Nioro (Archinard).
16 janvier. — Traité avec les Sérères autonomes.
Epizootk» sur les chevaux à Bakel. Peste bovine, N'Qalel, Gorée, en octobre à Sédhiou (Casamance*). Ravages causés par les sauterelles à Dagana.
7 mai. — Fodé-Kaba, chef du Fogny (Casamance), remet entre nos mains Tadministration de son pays.
12 décembre. — Le lieutenant de vaisseau Boiteux s'empare de Tombouctou avec 4 Européens, 21 laptots et un canon revolver.
28 décembre. — L'enseigne de vaisseau Aube est tué à E^abara dans une rencontre avec les Touaregs. — La colonne Joffre quitte Ségou marchant sur Tombouctou.
Dans le Oualo, la récolte de petit mil a été détruite par les sauterelles. En novembre, 5 apparitions de sauterelles dans la Casamance ; quelques apparitions en décembre. En juillet, épidémie de choléra qui a sévi jusqu'à Matam.
LE SENEGAL 12
10 janvier. — Entrée du lieutenant-colonel Bonnier à Tombouctou.
15 janvier. — Massacre de la colonne Bonnier à Tacoubao. Le 9 février, reconnaissance des corps des Jiluropéens (JofEre).
IG juin. — Création d'un gouvernement général comprenant le Sénégal, le Soudan, lu Guinée française, et la Côte d'Ivoire.
27 janvier. — Le lieutenant de vaisseau Hourst quitte Tombouctou pour descendre le Niger.
G février. — Le Foutxi-Djallon est placé par traité sous la dépendance de la France.
18 mars. — Occupation de Timbo, capitale du Fouta-Djallan.
14 juillet. — Inauguration à Saint-Louis du pont Faidherbe (Longueur 511 mètres, largeur 11"*,20).
17 octobw?. — André Lebon, ministre des Colonies, débarque à Dakar.
19 octobre. — Nouvelle inauguration par le ministre Lebon du pont Faidherbe à Saint-Louis.
28 octobre. — Arrivée du ministre Lebon à Kayes. — 29 octobre, départ de Kayes du ministre Lebon, retour à Saint-Louis le 1*' novembre.
5 novembre. — Départ de Dakar pour la France du ministre André Lebon.
23 mai. — En présence du gouverneur, convention signée à Dagana, entre l'émir des Trarzaa, le rois des Braknas et le chef des Oulo<l-Abéiri, qui s'engagent à cesser les hostilités et à maintenir la paix.
21 juin. — Création d'un service de l'agriculture dans la colonie.
29 septembre. — Prise de Samory et de ses fila Sara-N'Kéné- Mory et Moktar.
4 octobre. — Décret instituant Qorée-Dakar point d'appui de la flotte.
4 janvier. — Arrivée à Saint-Louis de TAlmamy Samory, prisonnier, envoyé en exil au Congo.
4 février. — Embarquement de Samory, à Dakar.
17 février. — Ouverture du bureau postal et télégraphique de Véligara (Firdou).
17 octobre. — liéorganisation du gouvernement général de l'Afrique occidentale française et dislocation du Soudan. — Gouvernement général : Sénégal, Guinée, Côte d'Ivoire, Dahomey. Le Soudan est réparti entre le Sénégal, la Guinée, la Côte d'Ivoire et le Dahomey; il est créé en outre deux commandements militaires : région Nord et Nord-Est et région Volta.
En mai, commencement du forage d'un puits artésien sur la place de Téglise à Saint-Louis. Troubles cniix? les Trarzas et les Braknas, paix conclue en juin. Création à Paris d'un office colonial.
1" mars. — Ouverture d'un bureau postal et télégraphit^ue à Zighinchor. — Départ de N'Diago, de la mission Blanchet, pour l'Adrar.
15 mars. ^ — Ouverture d'une exposition agricole et industrielle à Dakar, Clôture le 15 avril.
16 avril. — Epidémie de fièvre jaune; premier cas officiel le IG avril à Dakar, le 17 mai à Rufisque, le 23 juin à Gorée, le 18 juillet à Saint-Louis.
2 juin. — Mort de Samory à Libreville.
2 juillet. — Rentrée à Saint-Louis d'une partie des tirailleurs de la mission Blanchet dont les membres ont été faits prisonniers dans l'Adrar.
() octobre. — Mort à Dakar de la fièvre* jaune de M. Blanchet, dont la mission était rentrée en septembre à Saint-Louis en pleine épidémie.
Note au sujet des Bambaras.
En réalité il n'y a pas de différence nettement tranchée entre les caractères extérieurs des Soninkés, des Malinkés et des Bambaras; c'est ce qui a déterminé les naturels de cette dernière race à se tatouer le visage, afin de pouvoir au premier abord se reconnaître entre eux et éviter toute confusion avec les races voisines.
Note au sujet des Peuls.
Peul, Poul, Poular, Foui, Foulah, Foulan, Fellah, Fellatah, Fellan, Fellatins (les Peuls : Foulbé) sont les différents noms de la race peule.
Dans Fouta, la racine Fout viendrait de Foui et Fouta aurait coiunie signification c Peul » ou « pays dos Peuls » ; de même que Foula-Uougou a pour signification c pays des Peuls > en langue malinké, et Fouta-Djallon « pays des Peuls » ou « pays des Peuls dans le Djallon ».
Le général Faidherbe fait remarquer, Notice sur la colonie du Sénégal et les pays qui sont en relation avec elle, que les Pouls donnent le nom de Fout à la plupart des pays qu'ils habitent et que dans la Genèse l'Afrique est désignée sous le nom de Fout.
Si on fait abstraction de l'idée religieuse, pour ne voir dans le chapitre X de la Genèse, qu'une tradition ayant conservé le souvenir dos habitants primitifs do certaines races à une époque reculée, et si on rapproche le nom do Fout, Phut ou Put laissé par cette tradition des différontH^a dénominations dos Peuls et de ce que l'on connaît d'eux, on constate qu'il y a là un fait qui mérite certainement d'être pris en considération.