PARABOLE
I^e serpent meurt de déplaisir, Lorsque la fleur sent de 1 1 vigne.
L'homme an contraire y prend plaisir El en boit droit comme une Hgne.
(le nous tst un évident signe tjue toutes les bonnes liqueurs Ne sont pas bonnes à tous cœurs.
Le serpent, c'est l'homme méchant, Et la vigne, c'est Jésus-Christ ; La liqueur, son verbe tranchant Oue ses Apostres ont escrit.
Chacun en use en son esprit ; J.e simple sans danger y mord, -Mais le méchant y prend la mort.
(1) Pour le Defensorium, voir infra, ch. VIII, Ç 7. Il a pour auteur un Dominicain, Franz von Retz (i337-i42i), qui fut, de i385 à professeur à l'université de Vienne. Cf. le travail capital de J. von Schlosser, Ziir Kenntnis der kiinstlerischen Ueberlieferunrj ini spàten Mittelalter, dans le Jahvbach der allerh. Kiinstsammlungen (Vienne, 1902). Schlosser explique très bien que les Dominicains ont tenu à se faire les champions de l'immaculée virginité de Marie, précisément parce qu'ils ne croyaient pas à son immaculée Conceplion,