TR
n à ui Etes « Vs PART TRE
mt 90 2 A
pile qui porte son nom et qui est formée d’une lame d’or enroulée sur une lame d’étain. L'appareil doit rester 24 heures plongé dans l’urine qu'on veut analyser et qu’on 2 préalablement acidulée. Le mercure vient former un amalgame sur la lame d’or.
- 2° La méthode de Mayençon et Bergeret (26). — On fait plonger dans l’urine, pendant une heure environ, un Ccouple formé d’un clou de fer et d’un fil de platine. Le mercure se dépose sur le platine pendant ce temps. On retire le fil, on le lave dans l’eau distillée, on le dessèche en l’agitant à l'air sans l’essuyer, puis on l’expose à des vapeurs de chlore. Le mercure passe à l’état de bichlorure. Or, si on applique légèrement ce fil chargé de bichlorure sur une feuille de papier non collé, préalablement trempé dans une solution d'iodure de potassium à 1 pour 100 et très peu humide, on voit apparaître des traits rouges aux
points touchés par le fil. Cette coloration rouge est celle
du biiodure de mercure qui s’est formé. On la voit disparaîtré sous l'influence d’un très léger excès d’iodure de potassium, par exemple sous l'influence d’une goutte de la solution de ce sel, parce qu’il se forme un iodure double, qui est incolore et très soluble.
3° La méthode de Ludivig (25), modifiée par Fürbringer et Paschkis. C'est celle que Lustgarten a employée et qu'il décrit de la façon suivante : Environ 500 centimètres cubes d'urine acidulée avec de l'acide chlorhydrique furent
chauffés jusqu'à 80° environ avec un demi gramme de
fragments de cuivre et laissés pendant 24 heures. Ensuite on retirait les fragments qu’on lavait tour à tour avec de
l’eau, de la lessive de potasse, de l’alcool et de l’éther, et Audigier 5
on laissait sécher par 100°. Enfin on les mettait dans un petit tube de verre fermé par un bout. On faisait chauffer ce dernier pendant quelques minutes, après avoir ajusté à l'autre bout un tube capillaire muni d’une olive, dans une flamme de Bunsen. Le capillaire sautait alors et était examiné à la loupe. Que la vérification fût négative ou positive, on faisait encore évaporer quelques cristaux d’iode dans le tube capillaire, afin que les vapeurs de l’iode en traversant le tube produisissent des cristaux d’iodure de mercure. À l’aide de "cette méthode, il a été possible de constater l'apparition du mercure 24 heures après l’absorption, dans tous les cas examinés.
4° La méthode de Wilz (2). — Cette méthode nous a paru la | plus simple et la plus rapide; c’est celle que nous avons suivie pour nos recherches. Elle comprend trois temps :
1° La destruction des matières organiques ;
2° La filtration du liquide dans un appareil spécial ; 8° La transformation du mercure en biiodure.
1o Destruction des matières organiques. — 500 centimètres cubes d'urine acidulée avec 10 centimètres cubes d'acide chlorhydrique pur sont chauffés dans un ballon, jusqu’à ébullition, avec 15 à 20 centimètres cubes d’une solution saturée de permanganate de potasse. Dès que l’ébullition est obtenue le mélange commence à se décolorer. Pour achever sa décoloration on est souvent obligé d’ajouter environ 10 centimètres cubes de permanganate, après avoir laissé un peu refroidir le mélange et de le porter de nouveau à l’ébullition. On répète cette opération plusieurs fois de suite, en ajoutant des quantités de plus en plus faibles de permanganate, jusqu’à décoloration com-
je Fa
ee
plète de la masse. Si Le permanganate est en excès et que la décoloration résiste à une ébullition de 30 minutes, on laisse refroidir le liquide, auquel on ajoute quelques centimètres cubes d'acide chlorhydrique et l’on porte à l’ébul- Jition.
2° Filtration dans un appareil spécial. — L'urine, une fois décolorée, est versée dis! un entonnoir à la douille duquel on à préalablement attaché, à l’aide d'un segment de tube en caoutchouc, un tube de verre de 10 centimètres de long sur 1 centimètre 1/2 de diamètre, renfermant une Spirale conique de fil de cuivre rouge de 25 tours de spire et de 1 centimètre de hauteur. L’extrémité libre du tube est étirée et se termine par un orifice de 1 millimètre de diamètre, suffisant pour le passage du liquide et pour retirer la spirale. Grâce à ce petit système, qui constitue avec le permanganate de potasse, l'originalité du procédé de Witz, chaque goutte d'urine entre en contact avec la spirale de . cuivre, et le mercure contenu dans l’urine s’amalgame avec la spirale. Généralement il faut filtrer deux ou trois fois avant d'observer des modifications importantes sur la spirale. en
3° Transformation du mercure en büodure. — La spirale amalgamée est retirée du tube, séchée et introduite dans un petit tube fermé à l’une de ses extrémités, de 4 centimètres de long et 2 millimètres 1/2 de diamètre.
Onaplatit la spirale avec une petite baguette de bois et on ajoute, dans le petit tube, un cristal d'iode. On chauffe légèrement sur la flamme d’une lampe à alcool: Il se forme aussitôt, entre le cristal d’iode et la spirale, des anneaux
-rouges et jaunes d’iodure de mercure.
PA ni
Suivant la quantité d’iode introduite dans le tube; les anneaux sont bruns, rouges ou jaunes. Si l’on chauffe avec précaution les anneaux bruns, l’iode qu’ils contiennent 5e volatilise et il reste des anneaux rouges de biiodure de mercure. Les anneaux rouges ainsi que les jaunes se volatilisent quand on chauffe plus fortement.
Les anneaux jaunes sont formés par une combinaison de protoet de biiodure de mercure; ils prennent naissance si l’iode a été ajouté en quantité insuffisante pour former du biiodure de mercure. Si alors on introduit dans le tube un autre cristal d’iode et si l’on chauffe, les anneaux jaunes se transforment facilement en anneaux rouges. Ces derniers seuls doivent être considérés comme caractéristiques.
<° Des effets physiologiques de tannin, de ses usages et de son
élimination.
A.— Effets physiologiques (32).
Quelle que soit sa provenanee,le tannin possède des propriétés identiques ; il dissout l'iode, décompose les carbonates alcalins et forme avec les oxydes métalliques des composés salins. Il précipite l’albumine, la gélatine, la fbrine, la caséine, les alcaloïdes, se fixe sur les matières animales qu'il rend imputrescibles.
D’après les expériences de Mitscherlisch et de Schroff sur les tannins du chêne et de l’acacia catechu, et celles de Rabuteau (36) avec le tannate de quinine et le tannin du.
chène, ce principe, ingéré à faible dose, se transforme totalement ou presque en acide gallique dans Vorganisme.
Dans les limites de 0,10 centigrammes à 1 gramme, ce qui constitue une dose faible, le tannin précipite une partie de la pepsine du suc gastrique sans entraver la digestion d’une façon notable, puis il diminue les sécrétions, notamment celles de la muqueuse intestinale Une fois
parvenu dans l'intestin, le tannin se combine avec les
matières protéiques et avec le mucus que ce dernier contient. Aussi les parois de ce canal se trouvent-elles éparonées à un certain point. Mis en contact avec le sang, le pus, il forme avec les matières protéiques de ces liquides des combinaisons insolubles, arrête aussi les hémorrhagies et diminue ia formation du pus. Aussi doit-on le considérer comme un astringent efficace et comme un anti-
septique.
B. — Usages.
On l’a conseillé contre l’inflammation chronique de la bouche, du pharynx, contre les épistaxis rebelles, les ulcérations chroniques du rectum ; en injections dans la blennorrhagie ; à l’intérieur, contre la diarrhée, les hémorrhagies internes, le catarrhe utérin, la pleurésie chronique, ete. 2
J1 forme des précipités insolubles avec la morphine et les alcaloïdes. Aussi l’'emploie-t-on comme-contrepoison de
ces substances.