‹ Étude sur le tannate de mercure dans le traitement de la syphilisChapitre 18 sur 43 · M CES · texte numérisé non relu

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de stomatite légère que nous nous garderons de passer sous silence.

Le premier cas se rapporte à un homme de 95 ans (Obs. VI), de faible constitution, porteur dé plusieurs plaques muqueuses de la bouche et de dents mal plantées et entièrement cariées. Après huit jours de traitement, à raison de 0,15 centigrammes de tannate en trois pilules par jour, ce malade eut un gonflement de la parotide droite,

une légère salivation, sans rougeur des gencives, ni féti-

dité de l'haleine. Après 6 jours de suspension du traitement ces légers accidents disparurent et le malade reprit, sans autres inconvénients, deux pilules de tannate au lieu de trois jusqu’à sa sortie. Il nous déclara, à ce moment, qu'il n'avait pas cessé un seul jour de fumer.

Notre second cas se réfère à un jeune syphilitique de 20 ans, dont la dentition était déplorable (Obs. ITP. Il venait de subir l'extraction d’une dent avant son entrée à l'hôpital et il souffrait encore de cette opération quand il aborda le traitement. Malgré les soins qu'il donna à sa bouche, il fut pris de salivation et ne voulut pas interrompre l’usage de deux pilules par jour. Sa gingivite disparut au bout de huit jours et il fut mis à trois pilules jusqu’à sa sortie, sans nouveaux accidents.

Ces deux malades n’ont pas cessé un seul instant de prendre des aliments solides et ils n’ont eu ni douleurs d’esto-

mac et d’intestin, ni diarrhée. ss

IL était possible toutefois, nous le reconnaissons, d'éviter ces accidents dont il nc faudrait pas s'empresser de rendre le tannate au fond responsable. Il eût fallu surveiller

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