‹ Étude sur le terme dynamis dans les dialgogues de PlatonChapitre 67 sur 73 · RAPPORTS ENTRE LA δύναμις PLATONICIENNE, ETC · texte numérisé non relu

RAPPORTS ENTRE LA δύναμις PLATONICIENNE, ETC

reste; ... προτέρα ἐστὶν ἡ ἐνέργεια καὶ λόγῳ καὶ τῇ οὐσίᾳ :

. Τῷ λόγῳ μὲν οὖν ὅτι προτέρα, δῆλον " τῷ γὰρ ἐνδέχεσθαι ἐνεργῆσαι δυνατόν ἐστι τὸ πρώτως δυνατόν, οἷον λέγω οἰκοδομιχὸν τὸ δυνάμενον οἰχοδομεῖν, καὶ ὁρατικὸν τὸ ὁρᾶν, KA ὁρατὸν τὸ δυνατὸν ὁρᾶσθα! (1). Par conséquent, la φύσις, dans sa réalité actuelle, se confond avec Ἰ᾿ οὐσία et constitue le substrat essentiel de la δύναμις qui en est une détermination (2). Mais, nous l’avons vu à propos de Platon, l’être est connu par ses diverses δυνάetc, on le définit après avoir analysé ses propriétés constitutives; l'extérieur, ou plus exactement l’agere ou le pat, révèle la substance. Il n’est donc pas étonnant que l’on trouve fréquemment rapprochées la φύσις et la δύναμις, et l’on comprend même que, là du moins où on ne veut pas distinguer précisément les deux notions, on désigne la nature des êtres par l’un ou l’autre de ces termes : la propriété manifestant la nature, on en vient à oublier le support pour déterminer au moyen de la qualité. C’est le procédé platonicien que nous rencontrons encore chez Aristote.

Δύναμις signifiera donc parfois la définition d’un objet, son essence, ce qui le distingue des autres. Ainsi dans la Politique : une fois expliqué tout ce qui concerne l’oligarchie et la démocratie, la définition de la πολιτεία deviendra beaucoup plus claire. Elle est, en un mot, un mélange d'oligarchie et

"Eva μὲν οὖν τρόπον οὕτως ἣ φύσις λέγεται. ἣ πρώτη ἑκάστῳ pa fes τῶν ἐχόντων ἐν αὑτοῖς ἀρχὴν χινήσεως χαὶ

Et soit Τ᾿οὐσία, soit "εἶδος entrent, nous l'avons vu, dans la catégorie de l'acte. — Cf. p. 179, n. 1.

Evidemment, nous n'entreprenons pas ici une étude détaillée de la φύσις et nous sommes obligés de restreindre notre point de vue. On consultera avec profit sur cette notion les analyses très fines de M. Rivaun dans son Problème du devenir. p. 400 et 544.

(1) Metaph. ©. 8, 1049 B 11.

(2) Cf. Rivaur, Problème du devenir. p. 391. Du reste, tout le paragraphe, p. 385 et sqq., où est exposée la δύναμις aristotélicienne en fonction du changement, est à lire. Très riche en documentation et très soigné comme analyse, il sera d'une grande utilité pour une étude approfondie de la théorie d’Aristote.

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de démocratie : Φανερωτέρα γὰρ ἣ δύναμις αὐτῆς διωρισμένων τῶν περὶ ὀλιγαρχίας καὶ δημοχρατίας. Ἔστι γὰρ ἡ, πολιτεία ὡς ἁπλῶς εἰπεῖν μίξις ὀλιγαρχίας χαὶ δημοκρατίας (1).

De même dans la Poëtique : sur la poésie et ses différentes formes, quelle est la notion de chacune, comment il faut composer les fables... expliquons-nous en commençant par ce qui vient naturellement en premier lieu : Περὶ ποιητικῆς αὐτῆς τε χαὶ τῶν εἰδῶν αὐτῆς, ἥν τινα δύναμιν ἕκαστον ἔχει, καὶ πῶς δεῖ συνίστασθαι τοὺς μύθους... λέγωμεν ἀρξάμενοι. χατὰ φύσιν πρῶτον ἀπὸ τῶν πρώτων (3). Et plus loin : certains arts, diton, réalisent l’imitation grâce au rythme, à la parole, à l’harmonie. Ces trois moyens sont parfois séparés, parfois unis. Par exemple, l’art de l’aulète et celui du cythariste usent seulement de l’harmonie et du rythme, ainsi que tous ceux du même genre (de la mème nature) que l’art de jouer de la ΕΠ {δ᾽ NA: ἅπασαι μὲν ποιοῦνται τὴν μίμησιν ἐν ῥυθμῷ χαὶ λόγῳ χαὶ ἁρμονίᾳ, τούτοις δ᾽ 7 χωρὶς 7 μεμιγμένοις, οἷον ἁρμονίᾳ μὲν καὶ ῥυθμῷ χρώμεναι μόνον À τε αὐλητικὴ καὶ h χκιθαριστική, χἂν εἴ τινες ἕτεραι τυγχάνωσιν οὖσαι τοιαῦται τὴν δύναμιν, οἷον ἣ τῶν συρίγγων (3). à

Souvent aussi, le mot δύναμις désignera l’objet lui-même et s’unira au terme exprimé à la façon d’une locution périphrastique qui pourrait être remplacée par φύσις. Ainsi on parlera de la δύναμις des organes, de la δύναμις de la bouche, de la δύναμις des narines, pour signifier simplement les organes eux-mêmés, ou la bouche, ou les narines(4). Ou bien il sera question de la δύναμις du feu, du souffle, du nitre, dans un sens analogue à celui que nous avons indiqué (5). Tous ces emplois du terme rappellent en somme l’usage si fréquent que nous avons pu constater par exemple

(1) Polit. ὃ 8, 1293 B 32.

(2) De Arte Poet. 1. 1447 A 9.

(3) Id, 1. 1441 À 91. — Cf. Bonrrz, 206 B 29 à 38.

(4) De Resp. 11, 476 À 25. — De Vita et Morte, 3. 469 Α 3. — De Partibus animal. À 10. 657 À 3: ... ὦτά TE γὰρ δύο καὶ ὄμματα καὶ ἣ τῶν μυχτήρων δύναμις διφυής ἐστιν...

(3) Metereol, β 3. 359 B 10; 8. 366 B 16 ; 367 B ὅ. --- Βονιτ2, 206 Β 38 à 56.

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dans le | Timée. Tout en conservant la distinction de la nature et de ses propriétés, Aristote, comme Platon, rapproche parfois les deux idées, au point de les confondre en apparence, là surtout où on ne doit point préciser ces notions.

4. Enfin, de la définition posée, il ressort que certaines entités portent le nom de δύναμις à cause de leur rôle ou de leur fonction. Je ne parle pas seulement des sens et des facultés ou puissances qui constituent comme des parties de l’âme, les principes divers des mouvements vitaux(1), mais aussi d'êtres qui au premier aspect ne paraissent posséder aucun caractère dynamique : telles les sciences, tels les arts. Nous avons vu au chapitre précédent comment Platon désignait souvent sciences ou arts par le terme δύναμις. Aristote également fait du mot un usage analogue et il explique la raison de cet emploi : établissant dans la Métaphysique la différence entre les δυνάμεις ἄλογοι. et les δυνάμεις μετὰ λόγου, c'està-dire entre celles qui sont déterminées à un seul et même effet, et celles qui peuvent produire indifféremment l’un ou l’autre des contraires, 11] range les sciences et les arts parmi les δυνάμεις μετὰ λόγου. « En effet, dit-il, on peut appeler légitimement δυνάμεις tous les arts et toutes les sciences pratiques qui possèdent quelque action, qui sont aussi des principes de modifications dans un autre... De plus, τέχνα! et ἐπιστῆμαι! réalisent la notion de δυνάμεις rationnelles, car, au contraire de la chaleur, par exemple, qui ne fait qu'échauffer, l’art de la médecine s'applique soit à la santé, soit à la maladie... » Διὸ πᾶσαι αἱ τέχναι καὶ αἱ ποιητικαὶ ἐπιστῆμαι

δυνάμεις εἰσίν " ἀρχαὶ γὰρ μεταύλητικαί εἰσιν ἐν ἄλλῳ ἢ ἄλλο καὶ αἱ ΒΕ μετὰ λόγου πᾶσαι τῶν ἐναντίων αἱ αὐταί, αἱ δ᾽ ere ia ᾿

L A] ἑνός, οἷον τὸ ee τοῦ ne μόνον, ἣ δὲ ἰατρικὴ νόσου χαὶ

(D) Περὶ ψυγῆς β 3.414 À 31: δυνάμεις δ’ εἴπομεν θρεπτιχὸν, ὀρεχτιχὸν, αἰσθητιχὸν, χινητικὸν χατὰ τόπον, διανογτικόν. Cf. aussi, id. γ 9. 432 À 929 ; 10. 433 B 1 : τοῖς ὃὲ ὃ διαιροῦ ι TO LEON τὴς ψυχῆς. ἐὰν κατὰ τὰς δυνάμεις διαιρῶσι χαὶ χωρίζωσι, πάμπολλα Te θρεπτιχὸν, αἰσθητιχὸν, νοητικὸν, βουλευτιχὸν, ἔτι ὀρεχτιχόν... — De Gener. animal. À 7. 745 B 95. --- Eth. Niçom. C7, 1141 B 28. — Cf. BoniTz, 207 À 38 à 207 B ὃ.

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