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OBsERvATION XVIII
Angèle C..., 4 ans, 5, impasse Parmentier, à Saint- Ouen. |
Antécédents héréditaires, Nuls.
Antécédents personnels. Cette enfant, qui n’a jamais été malade jusqu'ici, tousse depuis deux semaines environ et seulement depuis huit Jours en quintes. La mère évalue le nombre des quintes à 20 par jour. Nous la voyons pour la première fois le 10 avril, et, après examen négatif de l’uriné, nous prescrivons 1 gramme d’antipyrine.
13 avril. — L'amélioration s’est montrée rapidement :
l'enfant n’a eu que 6 quintes dans la journée précé-
dente.
17 avril. — Les quintes ont reparu très violentes. 18 la veille.
La dose d’antipyrine est portée à 1 gr. 50.
29 avril. — L'amélioration se montre de nouveau.
L'enfant n’a plus en moyenne que 8 quintes par jour. 6 mai. — Le mieux continu : 2 quintes la nuit précédente.
8 mai. — L'enfant ne tousse plus en quintes. La toux catarrhale revient à de rares intervalles.
La guérison a eu lieu en vingt-huit jours.
en à, Ro
OgservaTiIon XIX
Dubousquet-Laborderie (Bulletin général de thérapeu-
tique, 15 mai 1888).
Enfant C..., rue detla Chapelle, 19 mois.
35 à 4o quintes en vingt-quatre heures.
L’enfant est au vingt-cinquième jour de la maladie, qai à résisté à tout traitement, fumigations, pulvérisatons dans le nez, atropine, etc. Émaciation complète, maigreur extrême, peau flasque, car l’enfant ne garde rien, ayant des voinissements et de la diarrhée.
Légères ecchymoses sous conjonctivales, cyanose au moment des quintes, rejet de matières filantes. Catarrhe notable et prédominance de râles sous-crépitants disséminés, qui font prévoir une complication pulmonaire à bref délai. :
Le 22 décembre 1887 au matin, je vois l’enfant, assiste à 2 quintes consécutives et institue le traitement, en recommandant à la mère, très intelligente, d'inscrire bien exactement le nombre des quintes de midi à minuit et de minuit à midi.
Dès le premier jour, du 22 au 23 décembre, les quintes tombent à 20.
Du 23 au 24, à 17.
Du 24 au 25,à rr.
Du 25 au 26, sans raison très appréciable, probable-
ment un peu de froid pendant la nuit et un peu de né-
SRE gligence dans le traitement, le nombre des quintes revient à 25.
Du 26 au 27, les quintes sont au nombre de 11.
Du 27 au 28, de 9.
Du 28 au 29, de 4.
Du 29 au 30, une seule quinté est nettement marquée de spasme.
Les jours suivants, le spasme fait complètement défaut, les symptômes n’ont plus aucune netteté et se confondent si bien que tout diagnostic deviendrait impossible. Au bout de quinze jours, les forces reviennent, l’appétit et la gaieté reparaissent et l’enfant peut être
considéré comme guéri.
Ogservarion XX.
Dubousquet-Laborderie (Bulletin général de thérapeutique, 15 rai 1888.)
Le 4 janvier 1888, je vois l'enfant B. ., avenue des Batignolles, âgée de 4 ans et demi, à qui j'ai donné des soins dans le courant de novembre 1887, pour une pneumonie de la base du poumon droit. C’est une fillette faible, maigre, mais vive et alerte. Elle tousse en quintes depuis dix jours et la mère, belle et forte femme de trente ans, a la même toux, ainsi qu'un frère et une sœur plus âgés que la fillette, qui a été prise la première.
L'enfant tousse au moins 10 à 15 fois par nuit, ce qui
suppose 25 à 30 quintes par vingt-quatre heures. Elle
DRRCRITE a perdu tout son entrain ordinaire, s’accroche aux meubles au moment des quintes, rejette tous ses aliments, chaque tentative d’alimentation provoquant une quinte et des vomissements; elle est prostrée et a des épistaxis.
Au moment de ma première visite, l'enfant a de la fièvre et le thermomètre marque 38,4. La percussion donne un peu de submatité à la base du poumon droit et l’auscultation unléger souffle au même endroit, avec râles sous-crépitants disséminés dans toute la poitrine. Dans ce cas encore des complications imminentes sont à redouter.
Légers badigeonnages à la teinture d’iode sur la poitrine et vésicatoire volant à la base droite.
Le premier jour du traitement du 4 au 5, le nombre des quintes tombe à 17, dont 11 pour la nuit.
Du 5 au 6, 12 quintes,
Du 6 au 7, 11 quintes.
Du 7 au 8, 11 à 12 quintes.
Du 8 au 9, 9 quintes.
Du 9 au 10, la numération a été mal faite de l’aveu même de la mère qui s’est endormie et n’a pu bien compter, mais il lui semble que les quintes ont été plus fréquentes.
Du 11 au 12, 10 quintes.
Du :2 au 13, les quintes tombent brusquement à 4 et les signes à la percussion et à l’auscultation sont à
ce moment presque nuls.