OT EN
Du 13 au 14, aucune netteté dans la toux et on ne peut plus reconnaître le spasme.
Au bout des seize jours, l’enfant tousse à peine, garde tous ses aliments, reprend sa gaieté et ses forces.
La mère et les deux autres enfants ont vu diminuer leurs quintes encore plus rapidement et ont été guéris
avant ce laps de temps.
OBservarion XXI Dubousquet-Laborderie (Société de Thérapeutique, 27 février 1889).
Fillette de 9 ans, Amélie G..., route de la Révolte, à Saint-Denis, a la coqueluche depuis environ le 15 décembre 1888. Elle a été soignée par deux médecins qui ont donné de l’aconit, de la belladone, du bromure,
du drosera, du valérianate de caféine, qui ont fait des
‘insufflations d’acide borique et de quinine.
Je fus appelé le 2 janvier 1889 et, à ce moment, l’enfant a 30 quintes en 24 heures; les quintes sont longues et fatiguent l’enfant, au point qu'après la quinte, la prostration est complète;avantla quinte,anxiété extrême; pendant la quinte, mouvements convulsifs, suffocation et vomissements. Pas de sommeil ; pas le moindre appéut. À l’auscultation, râles sous-crépitants à la base du poumon gauche et gros râles dissiminés dans toute la poitrine. Fièvre, 39°; pouls petit.
J’administre une potion avec 1 gr. 5o d’antipyrine, à prendre après les quintes.
Le Goff 5
3 janvier. — diminution de 10 quintes en 24 heures; les quintes sont moins intenses, moins longues, il y a moins de vomissements.
h janvier. — Nouvelle diminution de {4 quintes ; Pappétit revient et l’état général est sensiblement amélioré
À parür du 5 janvier, le nombre des quintes remonte, mais il n’y a plus de vomissements. L'état semble stationnaire jusqu’au 12, mais à partir du 12, les quintes diminuent chaque jour de nombre et d'intensité et, le
30 janvier, l'enfant peut être considérée comme guérie.
OgservariIon XXII
Dr Soula. — Thèse de Toulouse 1893.
* Jules L..., 2 ans, a été conduit au dispersare le 16 mars 1892.
Antécédents héréditaires. — Père tuberculeux. Mère anémique, nerveuse.
Antécédents personnels. — L'enfant a toujours eu
une bonne santé.
16 mars.— [La mère affolée vient au dispensaire, nous
disant que son enfant avait des quintes de toux qui l’étouffaient et très nombreuses surtout la nuit:la toux était telle que le visage, d’abord pourpre, devenait violacé et livide. Le rejet des mucosités s’effectuait très mal.” Vomissements nombreux; les quintes reparais-
saient à de courts intervalles (45 dans la journée du 16).
GR Traitement : 1° Ipécacuanha;
2° Solution gommeuse ... . . 100 gr.
Résorcine et antipyrine, âà. 1 Sirop de pins maritimes. . 30
(5 cuillerées à dessert par jour).
21 mars. — La mère nous annonce que l’enfant allait mieux. Ilest, en eflet, moins agité, surtout la nuit. Il n’a eu la veille que 22 quintes; les vomissements ont cessé en partie.
28 mars. — L'amélioration continue. On porte la dose de la potion à une cuillerée matin et soir.
1% avril. — L'enfant semble à peu près guéri. Une quinte seulement. |
6 avril. — Fièvre intense; l’enfant fatigué a de nombreuses quintes. Râles dans toute la poitrine. Symptômes de bronche-pneumonie. On reprend la potion résorcine et antipyrine à la dose de 6 cuillerées à dessert.
10 avril. — Même état. M. Bézy supprime la potion qui ne donne aucun résultat et ordonne la teinture d’iode en badigeonnage et la créosote en potion. :
14 avril. — Diminution de la fièvre et du nombre de quintes .Les râles ont disparu.
30 avril. — Guérison complète.
D'après cette observation, nous pouvons donc admettre le fait suivant : que l'antipyrine et la résorcine constituent une médication excellente de la coqueluche, mais que ces remèdes échouent complètement lorsque
celle-ci se complique de broncho-pneumonie.
ni ET
OgservarTion XXIJII
(Médical News, Philadelphia, t. LVII, p. 624. — J. Crozer Mriffitz).
Une petite fille de 4 mois est apportée à la consultation des enfants malades le 6 mai 1890.
Elle tousse depuis un mois environ. Les quintes sont actuellement très fréquentes et d’une violence extrême.
Je lui prescris 314 de grain d’antipyrine (48 miligr.), soit une dose double de celle que l’on donne à cet âge.
10 mai. — L’enfant ne va pas mieux; les quintes amènent de la cyanose et de l’asphyxie, si bien que la mère craint à tout moment de voir succomber son enfant.
L’antipyrine ne semble pas avoir produit de soulagement, et comme la mère semble prévenue contre ce remède, mon adjoint en r1on absence le remplace par une potion contenant : extrait de belladonne (1 mgr. à) alun (32 milligr.), wisky(XXX gouttes), à prendre toutes les 3 heures. 6 À
19 mai. — L'enfant venait d’avoir une quinte dans la salle d'attente. Elle était cyanosée et paraissait morte. Ge n’est qu’au bout de q1elques instants que reparut la respiration. |
La mère raconta que, la nuit précédente, l'enfant avait eu des attaques semblables jusqu’à 3 et 4 par heure. En réalité je n’espérais plus la sauver. Je revins à la
médication première et je prescrivis 1 grain, soit plus
Dei PE de 6 centigr. d’antipyrine à prendre toutes les 3 heures, persuadé qu’à défaut du remède, la maladie tuerait l'enfant. s
21 mai. — La mère revient à la clinique. Son enfant dort paisiblement dans ses bras. Les quintes se sont espacées ; elles ont perdu de leur gravité le 20 mai.
Dans la nuit du 0 au 21, l'enfant n’a toussé qu’une seule fois à 5 heures du matin. Elle a eu une autre quinte à 11 heures.
L’antipyrine est continuée jusqu’au 25 mai.
28 mai. — L'enfant tousse 4 ou 5 fois par jour. Elle ne tousse plus Ja nuit.