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normalement, mais on trouve un archipel de petites calcifications autour du hike.
L'installation d’un pneumothorax artificiel gauche est décidée et le 25 juillet 1921 on procède à la première insufflation. On introduit 125 cent. cubes d’oxygène puis 200 cent. cubes d’azote. Le décollement se fait avee la plus grande facilité en pression négative.
Le 28 juillet, après la deuxième insufflation, l'examen à l'écran montre que le sommet gauche reste adhérent à la paroi.
On procède à trois nouvelles insufflations et le 11 août, un examen radioscopique montre que le poumon gauche est bien comprinié en bas, mais que Le sommet est englobé par des adhérences qui le fixent à la coupole costale au niveau des deux premiers espaces. Une bride inférieure fixe la pointe du poumon au diaphragme. On note la présence d'une faible quantité de liquide dans le cul-de-sac costo-diaphragmatique. Le cœur est dévié à droite.
La malade, qui n’a pas été insufflée depuis le 6 août, présente au début de septembre une poussée fébrile aux environs de 38°, l’état général est un peu touché. À l'écran on voit que le niveau liquide s’est élevé à la base gauche. Le 9 septembre, on évacue 200 gr. d’un liquide séro-fibrineux.
Le 13 septembre, on décide de reprendre les insufflations, mais le poumon gauche a repris sa place et l’on est obligé d'avoir recours au trocart de première. On introduit 55o cent. cubes d'azote. On poursuit les insufflations à intervalles rapprochés, les 16, 20 et 28 septembre, introduisant à chaque fois dans la plèvre 5oo cent. cubes d'azote. Le pneumothorax est à nouveau réalisé et la compression pulmonaire excellente.
A cette date, l'état général présente une amélioration manifeste sur ce qu'il était au début du traitement, bien que l'apparition de l’épanchement pleural ait fâcheusement retenti sur lui. Le poids qui était de 4o kgs 600 à l'entrée, atteignait 43 kgs 100 au début d'août pour retomber à 42 kgs fin septembre. La température est en dessous de 38°. La toux a disparu, L’expectoration persiste, mais beaucoup moins abondante et ne contenant plus de bacilles de Koch.
Le 5 octobre, brusquement, la température s'élève à 4o°3. L'état général est d’emblée très atteint. On note de la céphalée et des vomissements.
La température se maintient aux environs de 39° les jours suivants, mais l'examen clinique ne révèle aucune localisation du processus infectieux, ni au poumon, ni dans un autre organe.
Le ; octobre apparaît une petite tache d'herpès au menton.
Le 11 octobre, la température est à 41°, l'état général est précaire. La malade vomit, a de la diarrhée et présente une dyspnée accentuée (45 respirations par minute).
Le 15 octobre, on perçoit, dans l'aisselle droite, un souffle un peu aigre, sifflant et superficiek Il ne s'accompagne ni d'égophonie, ni de pectoriloquie aphone, mais, après la toux, on entend des crépitations profondes.
Les jours suivants, on entend le souffle sur une plus grande surface. Des crépitations nombreuses apparaissent à la base droite.
Le 21 octobre, le souffle a pris le timbre aigre de type pleuro-congestif et s'accompagne de pectoriloquie aphone et d'égophonie. À ce moment, on croit percevoir une légère voussure un peu au dessous et en dehors du sein droit. Une ponction exploratrice, effectuée à ce niveau, ramène un liquide franchément hémorragique.
Le 25 octobre se manifeste une amélioration nette de l’état général. La température baisse. L’'auscultation ne révèle plus qu'un petit souffle très faible en arrière de l’aisselle, accompagné de râles peu nombreux. Un examen radioscopique montre qu’à gauche on se trouve toujours en présence d’un hydro-pneumothorax dont le niveau liquide remonte à la hauteur du mamelon. Le poumon, bien décollé, est maintenu en haut par une simple petite bride. À droite, la clarté pulmonaire est diminuée dans toute la hauteur du poumon, mais il faut tenir compile, dans l'appréciation de ce fait, du refoulement provoqué par le pneumothorax du côté opposé. Le sommet et la base s'éclairent bien à la toux. Au niveau du lobe moyen existe une ombre très foncée, non délimitée par des plans correspondant à la scissure et qui paraît due à une condensation parenchymateuse plutôt qu'à une alteinte pleurale.
Cette amélioralion se maintient assez longtemps, mais sans qu'il y ail un véritable retour à la normale, ni localement, ni au point de vue général.
Le 17 novembre, l’auscultation ne révèle, à droite, qu’un petit foyer audessous du mamelon et quelques ronchus au sommet. Mais à gauche, le poumon se décomprime et les signes d’auscultation réapparaissent.
La température commence à présenter de grandes oscillations entre 37° et 38°5 en même temps temps que l’expectoration redevient très abondante.
Au début dé janvier 1922, on perçoit toujours, sous le mame:on droit, un foyer bien limité de fines crépitations avec un petit souffle expiratoire
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au centre, L'état général décline, la température vespérale atteint 39°. La perte de poids est de 2 kgs 500 depuis la fin de septembre.
La malade n'a pas été insufflée depuis le 28 septembre et le pneumothorax est définitivement. abandonné.
A Ja fin de mars 1922, l’état général est franchement mauvais. La perte de poids s’accuse : 7 kgs depuis la cessation des insufflations. La température effectue de grandes oscillations entre 37°5 et 39°5. L'’expectoration, très abondante, contient de nombreux bacilles de Koch. La malade a fréquemment de la diarrhée. L’auscultation montre que le foyer axillaire droit tend à s'étendre en même temps que l'on perçoit des râles disséminés dans le reste du poumon. À gauche, les signes de pneumothorax ont disparu, laissant percevoir les bruits cavitaires du sommet.
OBSERVATION X (inédite) due à l’obligeance de MM. MÉRY et BABONNEIX.
Fernande L., 9 ans 1/2.
A. H. Père bien portant. Mère morte de tuberculose pulmonaire.
A. P. Coqueluche à 4 ans, puis rougeole suivie de réaction méningée. Tousse facilement l'hiver.
La malade est admise le 13 août 1921 au sanatorium de Plessis-Robinson, où elle commence le 30 août une poussée aiguë, d'allure pneumonique, au poumon gauche.
Le 4 septembre 1921, la malade est envoyée aux Enfants Malades, dans le service de M. Méry.
A son entrée, elle présente un état général assez touché. Elle a maigri. Elle tousse et crache assez abondamment. L'expectoration contient des bacilles de Koch. La température s'élève chaque soir vers 38°,5-39°. Le poids est de 20 kgs 900. La cuti-réaction à la tuberculine est faiblement positive.
L'examen de l'appareil respiratoire montre à gauche et en arrière une matité, avec résistance au doigt, de la région moyenne du poumon. La sonorité est normale à droite. L’auscultation révèle l'existence, au tiers moyen du poumon gauche, d’un souffle à timbre pneumonique entouré d’une zone de râles fins. À droite, la respiration est normale.
L'examen radioscopique montre une zone grise, opaque, irrégulière,
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