‹ Étude Sur Le Traitement De La Tuberculose Pulmonaire InfantileChapitre 13 sur 27 · LU · texte numérisé non relu

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que son ombre se projette sous la forme d'un triangle à base verticale interne et dont Jes deux autres côtés seraient fortement incurvés. Il persiste un peu de liquide dans le cul-de-sac costo-diaphragmatique. À droite subsiste une ombre étroite et allongée, presque horizontale, à l’union du tiers moyen et du tiers inférieur du poumon. Le médiastin apparaît sensiblement déplacé vers la droite.

Les insufflations sont poursuivies régulièrement depuis celle époque. À la fin de mars 1922, l’examen radiologique montre une bonne com- ‘ pression du poumon gauche qui est toujours relié par une bride à la paroi externe de Ja cage thoracique. Il existe encore un peu de liquide à la base de ce côté. A droite persiste une opacité étroite et allongée à la partie inféricure du poumon.

L'état général est très satisfaisant, l’appétit est excellent. Le poids est de 35 kgs 600, ce qui fait une augmentation de 4 kgs 600 depuis le début du traitement. La température est normale, l’expectoration est tarie et la toux a complètement disparu.

I n'existe aucune déformation thoracique, mais il convient de noter que l’enfant fait régulièrement des exercices de gymnastique respiratoire.

OBSERVATION VIII (inédite) due à l'obligeance de MM. BaBonneix et ArMaAxn DELILLE.

Lucienne C., 12 ans.

A. H. Père et mère bien portants, ainsi qu’un frère. !

A. P. Rougeole dans la première enfance.

Depuis quelques mois, la malade tousse et expectore des crachats parfois striés de sang.

Elle entre à l’hospice Debrousse le 12 mai 1921.

L'enfant est amaigrie et asthéniée, la toux est modérée. L’expectoration, peu abondante, contient de nombreux bacilles de Koch. La malade fait des ascensions thermiques vespérales aux environs de 3895. Son poids est de 24 kgs 300.

L'examen de l’apparcil respiratoire montre une submalité du tiers supérieur du poumon droit, en avant et en arrière; à gauche, la sonorité est normale. L’auscultation fait percevoir des signes cavitaires nets au somimet droit et, à gauche, la présence du signe de d’Espine.

La radioscopie révèle, à droite, une densification du lobe supérieur du poumon qui est foré de plusieurs excavations, dont deux ont le volume d'une grosse noisette (au niveau des 2% et 4° espaces intercostaux). Le hile droit forme un bloc densifié qui se continue avec le lobe supérieur. La base est normalement claire. À gauche, la totalité du poumon est transparente mais le hile est piqueté de 5 ou 6 petites caleifications très foncées.

On décide de traiter la malade par la méthode de Forlanini.

Le 13 juillet 1921 on procède à la première insufflation, On introduit 100 cent. cubes d'oxygène puis 300 cent. cube d'azote et la pression terminale moyenne est de + ». La radioscopie montre la formation d'une poche gazeuse assez considérable à la face externe du poumon droit, n'arrivant pas jusqu'au sommet. - À

Les 15 et 18 juillet, on insuffle 4oo cent. cubes d'azote. La radioscopie montre que le décollement du lobe inférieur du poumon droit est complet sauf en un point à la base ; le lobe supérieur restant fixé par trois brides à la périphérie, Il n'y à pas de liquide. Le cœur est dévié vers la gauche.

Le 17 août, un nouvel examen à l'écran, pratiqué après la sixième insufflation où l’on à réalisé une pression intra-pleurale un peu plus élevée (+ 4), montre que le décollement du lobe inférieur est total mais que le lobe supérieur est encore relié à la paroi par deux adhérences en fourche. Il n'y a pas de liquide. On observe le phénomène de Kienboëk ainsi que du balancement pendulaire du médiastin. Le cœur, fortement déplacé, est situé en entier à gauche de la colonne vertébrale.

Le pneumothorax est entretenu régulièrement tous les 15 jours.

Du 8 septembre au 21 octobre, la malade fait un court séjour à Brévannes, d'où on ne la renvoie pas se faire insuffler.

À son relour, on note l'apparition d'une faible quantité de liquide à la base droite.

À partir du début de février 1992, les insufflations ne sont plus faites que tous les mois, en même temps que l'on atteint des pressions plus élevées (+ 10).

Le 23 février, à l'écran, on constate que l'épanchement est un peu plus abondant.

-Le 6 mars, l'examen clinique, confirmé par la radioscopie, montre que le niveau du liquide s'est élevé sensiblement.

A la fin de mars, l'épanchement remonte jusqu'au niveau du 3° espace intercostal en avant.

Une ponction exploratrice ramène un liquide verdâtre, nettement puruletn. L’examen cytologique y montre de nombreux polynucléaires en voie de désagrégation et quelques rares mononucléaires, à l'exclusion de tout autre élément cellulaire ou microbien.

Cet épanchement s'est constitué absolument insidieusement et à la date du 30 mars 1922 l'état général de la malade est très satisfaisant. Le poids set de 27 kgs 300, soit une augmentation de 3 kgs depuis le début du traitement. La toux a disparu, l'expectoration est complètement tarie, la température ne dépasse pas 3795.

Il n'existe pas de déformations thoraciques appréciables à l'inspection, mais la mensuration révèle un retrait de 2 cm de l’hémithorax droit par rapport à l’hémithorax gauche.

GBSERVATION IX (inédite) due à l'obligeance de MM. BaBôNxeix et ARMAND DELILLE.

Berthe G., 14 ans.

A. H. Père bien portant. Vre morte d’une maladie de cœur.

A. P. Rougeole dans la première enfance. Difficile à élever jusqu'à 7 ans.

Mal portante depuis 3 mois. Sa mère la conduit à Brelonneau d'où on J’envoie à l’hospice Lebrousse où elle entre le 20 juin 1927.

La malade est pâle et amaigrie, la langue est saburrale, l'appétit absent et on note de la diarrhée, La toux est fréquente. L'expectoration contient des bacilles de Koch. La cuti-réaction à la tuberculine est positive. La température atteint 38° tous les soirs. Le poids est de 4o kgs Goo.

L'examen de l'appareil respiratoire montre une submatité localisée au sommet gauche. À l’auscultalion on entend à ce niveau un souffle cavitaire accompagné de quelques râles humides. À droile, la respiration est normaïe, sauf au sommet où elle est un peu soufflante.

On note Ja présence d’un souffle anorganique à la base du cœur.

La radioscopie montre une opacité marquée occupant les deux tiers inférieurs du poumon gauche, voilant le cœur, mais laissant libres les culsde-sac pleuraux. L'opacité est moins accusée au niveau du tiers supérieur, ce qui laisse deviner l'existence d’une spélunque. Le poumon droit s'éclaire

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