‹ Étude Sur Le Traitement De La Tuberculose Pulmonaire InfantileChapitre 16 sur 27 · F1G. 3. — FERNANDE L... PNEU‘“HOTHORAX GAUCHE · texte numérisé non relu

F1G. 3. — FERNANDE L... PNEU‘“HOTHORAX GAUCHE

Le 25 novembre, la malade est envoyée à l'hospice Debrousse, dans le service de M. Babonneix.

ou —

A son entrée, l’état général est satisfaisant. La température n'’atteint pas 3S°. La malade ne tousse et ne crache pas. Elle pèse 22 kgs 500.

L'auscullation du poumon droit est normale ; à gauche, on ne perçoit que des signes de pneumothorax total.

L'examen radioscopique montre un pneumothorax gauche avec décollement presque complet du lobe inférieur qui est encore retenu par une bride. Le lobe supérieur reste adhérent. II y a des traces infimes de liquide dans. le cul-de-sac costo-diaphragmatique. Le médiastin est refoulé en totalité vers la droite. Le poumon droit s'éclaire normalement. (V. fig. 5.)

Les insufflations sont poursuivies régulièrement chez cette malade tous les quinze jours. On introduit à chaque fois de 450 à 500 cent. cubes d'azote dans la cavité pleurale, la pression terminale moyenne ne dépassant jamais + 4.

A la date du 30 mars 1922, l'examen radioscopique montre que le poumon est bien comprimé, mais il persiste deux brides, l’une au sommet, l’autre à la base, qui le relient à la paroi. Il y à toujours une trace de liquide dans le sinus costo-diaphragmatique.

L'état général est excellent. L'augmentation de poids est de près de 2 kgs depuis le début du traitement, La toux et l’expectoration ont complètement disparu. La température ne dépasse pas 379,8.

L'examen de la malade ne montre pas d'ébauche de déformations thoraciques. Les deux hémithorax sont absolument identiques, mais il convient de faire. remarqner que la croissance de l'enfant subit un temps d'arrêt : sa taille n'a pas varié depuis son entrée à l'hôpital.

OBSERVATION -XI (inédite)

due à l’obligeance de MM. IBABONNEIX ef ARMAND-DELILLE.

Eugénie R., 12 ans.

A° H. Père mort il y à dix ans. Sa mère a eu une broncho-pneumonie suivie de pleurésie, depuis elle tousse, Deux sœurs bien portantes. Un frère mort d> méningite à g ans.

A. P. Rougeole dans la première enfance. Méningite (?) à 9 ans, suivie d'une bronchite.

Depuis cette époque, l'enfant se porte mal et tousse fréquemment. Elle

Ph TRS

est traitée à l’hospice Debrousse du 3r juillet 1920 au 8 mars 1421 el pendant cette période se constitue un spélunque au sommet gauche. La malade passe l'été à Brévannes.

Le 30 août 1921, elle entre à nouveau à l'hospice Debrousse.

L'état général est médiocre, l'appétit faible. La toux est fréquente et l’expectoralion, abondante, contient des bacilles de Koch. La température oscille entre 37° et 39°, s'accompagnant de sueurs nocturnes. Le poids est de 32 kgs 500.

L'examen de l'appareil respiratoire montre que le poumon gauche est submat en avant et en arrière. L'auscultation révèle, de ce côté, des signes cavitaires au sommet, accompagnés de räles humides s’entendant dans tout l’hémithorax. A droite, la sonorité et la respiration sont normales.

A l'écran, on observe une infiltration des trois quarts supérieurs du poumon gauche avec, au-dessous de la clavicule, une spélunque de la dimension d'une pièce de 5 francs. À droite, on aperçoit de petites taches lenticulaires discrètes sur l'arbre bronchique supérieur.

On décide de traiter la malade par la méthode de Forlanini, mais l’apparition de signes de bronchite au sommet droit fait retarder l'intervention.

Le 15 novembre 1921, on procède à la première insufflation. On introduit dans Ja cavité pleurale 100 cent. cubes d'oxygène, puis 300 cent, cubes d'azote, en pression négative. Immédiatement, l'on perçoit des signes nets de pneumothorax à la base gauche.

Les 15 et 1 novembre, on insuffle 400 cent. cubes d'azote, la pression terminale est de + r.

L'examen radioscopique montre que le poumon gauche est complètement décollé, sauf au niveau du sommet qui est retenu à la paroi par deux brides. La spélunque reste béante. Le médiastin est déplacé vers la droite.

Le 24 novembre, on insuffle à nouveau la malade, on introduit 500 cent. cubes d’azôte, réalisant la pression intra-pleurale de + 4, dans le but d'obtenir une meilleure compression.

L'examen radioscopique pratiqué peu après montre que la caverne n'est pas mieux aplatie, Par contre, l’hémi-diaphragme est fortement abaissé et le cœur très dévié vers la droite. Il est apparu une minime quantité de liquide dans le cul-de-sac costo-diaphragmatique.

Le 21 décembre, on cherche encore à obtenir une meilieure compres-

— 46 — à sion pulmonaire, On réalise à nouveau la pression de + 4, mais à l'écran, on voit que l’action se porte uniquement sur le médiastin et le diaphragme, la spélunque gardant ses dimensions antérieures.

Le 5 janvier 1922, après la huitième insufflation, l'amélioration de l’état général est manifeste, Le poids a augmenté de o kg, 700, la température ne dépasse pas 370,8 ; mais l'expectoration persiste et contient toujours des bacilles de Koch.

Le 11 janvier, la malade présente une brusque ascension thermique à 39,7, avec courbature, céphalée, asthénie et s'accompagnant de symptômes de catarrhe trachéo-bronchique.

Le 13 janvier, l’auscultation fait entendre à la base droite une inspiration soufflante accompagnée de bouffées de petits râles humides. A ce moment apparaît une plaque herpétique à la commissure labiale droite.

Il est à noter que, dans le même temps, la malade occupant le lit voisin était atteinte de broncho-pneumonie grippale,

Le 16 janvier, les signes de broncho-pneumonie sont extrêmement nets à la base droite. On entend des râles de bronchite dans tout le reste de J’hémithorax. La température reste au voisinage de 40°. If n'y à pas de dyspnée.

Dès Je 0 janvier, l’état général s'améliore, les signes physiques s’atténuent, mais la tempéralure ne baisse que dans les jours suivants.

Le 25 janvier, l’auscultation ne laisse plus percevoir que quelqu?s petites bouffées de râles humides, surtout au sommet. La température est au-dessous de 38° On ne voit aucune contre-indicalion à l'entretien du pneumothorax

"et la malade est insufflée le jour même.

Depuis cette époque, le pneumothorax est entretenu régulièrement toutes les trois semaines, et l'on parvient peu à peu à réaliser des pressions intrapleurales plus élevées (+ 8).

Le 30 mars 1922, l'auscultation du poumon droit est absolument normale. L'examen radiologique montre que la linguette supérieure du poumon gauche est appliquée contre la paroi médiastinale et l’on ne distingue plus trace de la cavité qui siégeait à ce niveau. Il ÿ a toujours une faible quantité de liquide dans le cul-de-sac costo-diaphragmatique. Le cœur est fortement dévié à droite. Le poumon droit a repris sa transparence normale,

L'état général est excellent, La toux a disparu, l’expectoration est très

diminuée. La température est normale. Le poids avait diminué de » kgs 00

ET

à la suite de la poussée grippale. mais depuis il tend à nouveau à s'accroître, Il était de 31 kgs le 28 janvier et est de 32 kgs le 30 mars.

Deux examens bactériologiques des crachats pratiqués à la fin de mars et-au début d'avril n'y ont pas décelé de bacilles de Koch.

L'examen du thorax montre une légère ébauche de scoliose à convexité droite et un léger abaissement de l'épaule gauche. Le périmètre de l’hémithorax gauche mesure 1 centimètre 1/2 de moins que celui de l'hémithorax droit.

OBSERVATION XII (inédite) due à l’obligeance de M. AMEUILLE.

Georgette P., 13 ans 1/2.

A. H. Père mort il y a deux ans d'une affection pulmonaire chronique. Mère bien portante. Deux sœurs délicates, dont une a eu une pleurésie.

A. P. Rougeole à 2 ans. Bien portante depuis.

En mai 1921, la malade perd l'appétit et maigrit. En septembre, elle se met à tousser et s’alite parce qu'elle ressent de violents points de côté à gauche.

Elle entre à l'hôpital Laënnec le 8 novembre 1921.

La malade est pâle et amaigrie, elle se plaint de points de côté au niveau du poumon gauche. Elle tousse et sa toux est parfois émétisante, L'enfant expectore, mais peu, il semble qu'elle avale ses crachats. L'examen bactériologique y montre la présence du bacille de Koch. La température oscille entre 37° et 38°. Le poids est de 33 kgs 800. La cuti-réaction à la tuberculine est positive.

L'auscultation fait entendre au sommet gauche des signes cavilaires nets. À droite, la respiration est normale, L'examen radioscopique montre une opacité occupant les deux tiers supérieurs de l’hémithorax gauche. La plage pulmonaire droite s’éclaire normalement.

On décide de traiter cette malade par le pneumothorax artificiel.

Le 16 novembre 1921, on réussit à former une bulle gazeuse à la région antéro-externe du poumon gauche, mais on est obligé d’avoir recours à des pressions élevées.

A la deuxième insufflation, la partie antéro-externe du poumon est complètement décollée. À la troisième, le décollement s'étend à la région médiastinale mais la base reste adhérente.

re

Lors des insufflations suivantes, on gagne peu à peu du terrain et, au début de janvier 1922, le décollement est suffisant pour permettre une bonne compression pulmonaire, mais on a été obligé d'avoir recours constamment à des pressions élevées. Le cœur est déplacé vers la droite.

Le 27 janvier, la température s'élève à 39°, l’état général est un peu touché. Un examen radioscopique, pratiqué les jours suivants, montre la présence de liquide à la base gauche.

On continue les insufflations. L'état général s'améliore peu à peu en même temps que la température tend à baisser, mais l'épanchement augmente.

Le 27 février, le liquide remonte jusqu'au troisième espace intercostal, en avant. On décide de pratiquer une ponction évacuatrice. On retire à grand peine 125 cent. cubes d’un liquide épais et filant, mais translucide. A l'écran, on voit que le niveau n'a pas baissé. Il semble que l'on se trouve en présence d’un épanchement cloisonné.

A Ja fin de mars 1922, Ja radioscopie montre que le niveau liquide libre est toujours à hauteur du troisième espace intercostal, mais la base s'éclaire faiblement. Il s'agit done d’un épanchement enkysté à la partie moyenne de la cavité pleurale à la faveur d'adhérences étendues qui semblent, de plus, apporter entrave à la rétraction pulmonaire.

Une ponction exploratrice, pratiquée au début d'avril, ramène un liquide franchemen\ purulent, où l'examen microscopique ne montre que de nombreux polynucléaires en voie de désagrégalion, à l'exclusion de tout autre élément cellulaire où microbien.

A celle époque, l'élat général est stationnaire. Le poids est passé de 33 kgs 800 à 34 kgs 100. L'expectoration est moins abondante mais contient encore des bacilles de Koch. La température oscille autour de 38,

OBSERVATION XIII (inédite) due à l’obligeance de MM. BAsOXEIX ET ARMAND DELILLE.

Yvonne P., 11 ans 1/2.

A. H. Père et mère bien portants. Un frère mort à 5 mois.

À. P. Rougeole à 6 ans, depuis, tousse, crache et a de la fièvre.

Le 16 septembre 1921, la malade entre à l'hospice Debrousse.

Elle est pâle et‘amaigrie, Elle tousse el son expectoration, abondante

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