‹ Étude Sur Le Traitement De La Tuberculose Pulmonaire InfantileChapitre 19 sur 27 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Poussées évolutives du côté opposé.

Nous voulons appeler ici l'attention sur des poussées évolutives, d’allures pneumoniques, survenant brusquement du côté opposé au pneumothorax. Des faits de ce genre ont déjà été signalés chez l'adulte, mais à titre exceptionnel semblet-il (1). Chez l'enfant, au contraire, ils semblent plus fréquents, puisque nous avons pu en rassembler 4 cas sur 17 observations. (Obs. IV, VHS EX ete XIE”)

Chez ces quatre malades nous retrouvons le mème ensemble étiologique : existence de lésions cavitaires étendues, d’une part, notion d'une compression rapide de ces lésions, d'autre part. Nous retrouvons aussi constamment la localisation à la partie déclive du poumon, au-dessous du hile. Aussi nous semble-t-il difficile d'admettre qu'il s’agit de lésions anciennes, passées inaperçues à l'examen des malades:et se réveillant brusquement sous l'influence du pneumothorax du côté opposé. Nous pensons plutôt qu'il s'agit d'une véritable inoculation du poumon sain par le contenu des cavités du poumon malade, exprimé brusquement dans les bronches par une RONDES rapide et brutale.

Ces complications ont un pronostic sévère puisque, dans deux cas, après une période de rémission plus ou moins longue,

(1) RoBerT. Thèse de Paris 1912-13 ; Anar. Thèse d'Alger ro Burnanp. Presse Médicale, 10 septembre 1913 ; Dumaresr et Murarp. La

pratique du pneumothorax thérapeutique. Masson et Cie, Paris 1919.

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le pneumothorax a dû être abandonné en face des signes d'envahissement tuberculeux du poumon non collabé. Il semble que cette extension du processus morbide ait eu pour point de départ le foyer pneumonique survenu, peu de temps auparavant, du même côté et qui se serait réactivé après une période de latence plus ou moins longue (Obs. IV et IX). Dans un cas il persiste des lésions minimes qui ne semblent pas contreindiquer l'entretien du pneumothorax, mais qui obligent à faire des réserves sérieuses pour l'avenir (Obs. XII). Enfin, dans un cas, le poumon paraît être revenu définitivement à la normale (Obs. VIT.

En présence de l’évolution en deux temps de ces foyers, nous croyons pouvoir, sous toutes réserves, émettre l’hypothèse qu'il faut faire la part de ce qui revient au bacille de Koch et aux microbes d'infection secondaire, la poussée aiguë du début nous semblant plutôt relever de ces derniers, et par la suite, sur le terrain rendu favorable, le bacille de Koch se développerait plus ou moins insidieusement.

D'ailleurs, quel que soit l'agent bactériologique en cause, on devra chercher à éviter ces poussées évolutives et l'on y parviendra en employant une technique rigoureuse visant à une compression lente et progressive du poumon malade, de telle sorte que son contenu soit exprimé peu à peu. De cette façon les produits septiques seront rejetés au fur et à mesure au dehors, sans jamais encombrer l'arbre bronchique.

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