‹ Étude Sur Le Traitement De La Tuberculose Pulmonaire InfantileChapitre 18 sur 27 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Déplacement des parties molles

et pression intra-pleurale.

Dans toutes les observations que nous venons de rapporter, nous trouvons noté un fort déplacement du cœur, s’accompagnant, presque toujours, d'un aplatissement de l'hémidiaphragme du côté correspondant au pneumothorax et d'un balancement inspiratoire du médiastin très accusé.

Ces signes, considérés en eux mêmes, n’ont rien de spécial et sont connus depuis longtemps chez l'adulte, mais, ce qu'il y a de particulier chez l'enfant, c'est qu'ils apparaissent d’une manière très précoce, lors des premières insufflations, se produisant avec des pressions intra-pleurales peu élevées. Ainsi, dans le cas de l'observation V (pneumothorax gauche), la radioscopie montre qu'à l'expiration, la partie gauche du cœur disparaît entièrement derrière l'ombre vertébrale, et cependant la pression n'est que de + 1/2.

Toute élévation de pression dans la cavité pleurale retentit immédiatement sur les parties molles, bien plus que sur le poumon que l’on cherche à atélectasier. Aussi est-il illusoire de penser comprimer, en élevant la pression, un poumon retenu par des adhérences et respirant encore ou présentant une cavité non aplatie : ce sont le médiastin et le diaphragme qui cèdent les premiers. D'ailleurs, la compression est le plus souvent suffisante pour influencer favorablement les lésions, et, avec le

temps, le collapsus pulmonaire se complète peu à peu. (Obs. IT et XI.)

Les déplacements accentués des parties molles, qui semblent effrayants lorsqu'on les voit pour la première fois à l'écran, sont en réalité très bien supportés par les petits malades, et s'accompagnent tout au plus d'un peu de tachycardie. (Obs. V.)

Le phénomène paradoxal de Kienboëk s'observe fréquemment chez l'enfant et là, comme chez l'adulte, il semble être fonction de la pression intra-pleurale, augmentant et diminuant avec elle et pouvant, par là même, servir dans une certaine mesure à en apprécier le degré. Il nous semble que sa constatation nette indique, chez l'enfant, que l'on a atteint la limite au delà de laquelle la pression intra-pleurale deviendrait exagérée. (Obs. If, VI et VIIT.)

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