‹ Étude Sur Le Traitement De La Tuberculose Pulmonaire InfantileChapitre 21 sur 27 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Complications pleurales.

Les complications pleurales, souvent observées chez l'adulte où l’on admet une proportion de 30 p. 100 des cas, semblent au moins aussi fréquentes chez l'enfant puisque nous les trouvons notées quinze fois au cours des dix-sept observations que nous rapportons.

Mais tous ces épanchements n'ont pas présenté la même évolution et, en nous basant sur leur allure clinique, nous croyons pouvoir les diviser en trois catégories, reprenant chez l'enfant la classification établie par Dumarest et Murard chez l'adulte.

I. Petits épanchements uniquement décelables à l'écran. — Is sont très fréquents puisque nous les trouvons notés dix fois.

I s'agit d’épanchements séro-fibrineux, extrèmement peu abondants puisqu'ils n'arrivent jamais à submerger la coupole diaphragmatique, apparus insidieusement, dont la présence n'est constatée que lors d'un examen radiologique, qui semblent persister indéfiniment, sans tendance à l'augmentation ni à la diminution et qui méritent à peine le nom de complications (Obs. VII, X, XI, XIII, XVI).

Cependant, dans le cas de l'observation IT, le liquide s'est résorbé spontanément au bout de cinq mois. Dans quatre autres cas, au contraire, on a assisté par la suite au développement d’épanchements rentrant dans les catégories suivantes. Nous ne pensons pas qu'il s'agisse là, à proprement parler de

transformation, mais bien de deux complications d'allures différentes, se surajoutant (Obs. VI, VIII, IX et XV).

Il. Epanchements séro-fibrineux sans tendance purulente. — ]ls semblent moins fréquents, puisque nous n'en rapportons “que quatre cas (Obs. IV, V, IX et XIV).

À la suite d'une poussée fébrile, on perçoit des signes physiques montrant l'existence d'une notable quantité de liquide du côté du pneumothorax. En même temps l'état général est atteint. L'examen à l'écran montre un épanchement d'ordinaire moyennement abondant. Au bout de quinze jours à trois semaines, la température s'abaisse lentement, l'état général s'améliore et l'épanchement n'a plus tendance à augmenter. Dans les mois suivants il tend à se résorber peu à peu, mais parfois il persiste une faible quantité de liquide. L'examen cytologique de celui-ci n'a été pratiqué que dans un cas (Obs. XIV) où il révèle une forte lymphocytose.

En résumé, ces épanchements évoluent à la façon d'une pleurésie séro-fibrineuse aiguë ou sub-aiguë, et comportent le même pronostic au point de vue général. Au point de vue local, ils exposent aux adhérences pleurales.

IN. Epanchements séro-fibrineux devenant secondairement purulents. — (Juaire de nos malades rentrent dans cette catégorie (Obs. VI, VIII, XII et XV). |

Le plus souvent à la suite d'une poussée fébrile retentissant sur l'état général, mais parfois aussi tout à fait insidieusement (Obs. VID), se constitue un épanchement séro-fibrineux assez abondant. Dans les semaines qui suivent, la température tend à baisser et le niveau liquide reste stationnaire ou s'élève. A ce

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