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moment l'épanchement est encore clair, mais l'examen cytologique montre une forte prédominance de polynucléaireg (Obs. XV). Par la suite, le niveau du liquide'se stabilise et celuici devient louche, puis franchement purulent, l'examen cytologique ne montrant que des polynucléaires en voie de désagrégation (Obs. VI, VII et XIÏ).
Ces épanchements semblent bien supportés par les malades, mais nos observations sont trop récentes pour qu'il nous soit possible d'en établir le pronostic. Toutefois on peut affirmer qu'ils exposent, bien plus que les précédents, aux adhérences pleurales étendues, ces dernières pouvant gêner considérablement l'entretien du pneumothorax (Obs. VI et XI).
Remarques sur la pathogénie des complications pleurales. — Nous ne pouvons pas entreprendre de traiter à fond cette question avec le peu de données que nous apportons. Nous voulons simplement signaler quelques faits qui se dégagent nettement des observations précédentes.
1° AGENT MICROBIEN. — Dans tous les cas où l'examen du liquide épanché a été pratiqué (Obs. VIIT, XIF, XIV et XV), on n'a trouvé aucun microbe, ce qui plaide en faveur de l’origine tuberculeuse de l’épanchement.
2° RÔLE DES ÉLÉVATIONS BRUSQUES DE LA PRESSION INTRA- PLEURALE. — Dans les observations VI, XII, XIV et XVI, on relève nettement le rôle des pressions plus élevées qué l’on à voulu atteindre lors des insufflations antérieures à l'apparition de l’'épanchement, le plus souvent pour essayer de vaincre des adhérences pleurales.
Dans les observations II, X, XI et XV, l'épanchement s'est
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constitué d’une manière précoce, dès les premières insufflations.
Dans ces cas, il nous semble que l'apparition du liquide soit lié à l’écart marqué des pressions terminales réalisées lors de deux ou plusieurs insufflations consécutives, sans que l'on ait forcément atteint pour cela de fortes pressions. L'insufflation agirait alors à la façon d’un traumatisme qui tiraillerait les adhérences pleurales.
3° RÔLE DE L'ESPACEMENT OU DE LA SUSPENSION DES INSUF- FLATIONS. — Dans les observations VI, VII, VIII, IX et XIII, nous retrouvons l’espacement marqué des insufflations précédant de peu l’apparition du liquide. Dans l’observation XVII, relative à un pneumothorax abandonné, on note la transformation en hydro-pneumothorax.
La conséquence de ce fait est que l'apparition d'un épanchement, loin de faire cesser l'entretien du pneumothorax, doit être, au contraire, considéré comme une indication de plus en sa faveur.