‹ Étude Sur Le Traitement De La Tuberculose Pulmonaire InfantileChapitre 26 sur 27 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les cas malheureusement trop peu nombreux que nous avons pu rassembler et le court laps de temps pendant lequel leur évolution a pu être suivie donnent à certaines de nos conclusions un caractère relatif et temporaire sur lequel nous ‘eroyons devoir insister. Ces réserves faites, nous pensons qu'il est légitime, en nous appuyant sur les observations rapportées précédemment, de retenir les points suivants :

1° L'absence fréquente, chez l'enfant, du ressaut caractéristique que l’on perçoit chez l’adulte quand la canule pénètre dans la cavité pleurale, fait que, lors de la première insufflation, l’on devra procéder avec une prudence extrême pour ne pas blesser le poumon sous-jacent.

2° La compression du poumon malade devra toujours être lente et progressive, l’inoculation du poumon sain pouvant se produire à la suite d'une compression trop rapide qui déverse brusquement et en grande abondance dans l'arbre bronchique les produits septiques provenant des régions lésées.

3° Les réinsufflations devront être répétées fréquemment. De cette façon, le poumon ne passera pas par des alternatives de compression et décompression et son immobilisation respiraloire sera ainsi mieux réalisée.

4° L'on ne devra pas atteindre chez l'enfant des pressions intra-pleurales aussi élevées que chez l'adulte, sous peine de voir survenir des déplacements extrêmes des parties molles. La pression de + 6 cm. d’eau nous semble un maximum que l’on ne devra dépasser qu'exceptionnellement.

»° S'il persiste dans le parenchyme pulmonaire un foyer

évolutif mal comprimé ou une spélunque mal aplatie, il est illusoire de penser obtenir un meilleur collapsus en élevant la pression intra-pleurale au-dessus du chiffre que nous venons d'indiquer : ce sont le médiastin et le diaphragme qui seront refoulés.

6° Dans ces cas, le collapsus pulmonaire, bien qu'imparfait, est suffisant pour influencer heureusement les lésions et souvent il se complète peu à peu par la suite.

7° L'élévation brusque de la pression intra-pleurale, soit ‘pour obtenir un meilleur collapsus pulmonaire lors des pre- ‘mières insufflations, soit dans le but de vaincre des adhérences pleurales, semble déterminer fréquemment l'apparition de complications pleurales du côté traité, bien que souvent la pression réalisée ne soit pas très forte.

8° La suspension ou l’espacement des insufflations semblent une cause suffisante de transformation d'un pneumothorax en hydro-pneumothorax.

9° Les enfants traités par le pneumothorax artificiel peuvent supporter une atteinte infecticuse aiguë du poumon sain sans qu'à aucun moment apparaissent des symptômes révélateurs d'une ventilation pulmonaire insuffisante et sans que l'évolution soit aggravée du fait de la collapsothérapie.

10° Le pneumothorax artificiel peut s'accompagner chez l'enfant de déformations thoraciques se manifestant par l’abaissement de l'épaule du côté traité, le moindre développement de l’hémithorax correspondant, et l'apparition d’une scoliose à convexité tournée vers le côté sain.

11° Les résultats immédiats de la méthode de Forlanini portent d’abord sur la toux et l’expectoration qui sont très diminuées dès les premières insufflations, puis au bout de peu de

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