‹ Étude Sur Le Traitement De La Tuberculose Pulmonaire InfantileChapitre 6 sur 27 · SA · texte numérisé non relu

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ce sujet. Plus le pneumothorax est ancien, plus la plèvre résorbe lentement l'azote et plus les -insufflations pourront être espacées.

Il vaut mieux insuffler peu de gaz à la fois et recommencer souvent. De cette façon le poumon n’est plus soumis à des alternatives de compression et de décompression, et son immobilisation respiratoire, but de la méthode de Forlanini, se trouve ainsi mieux réalisée. :

Des insufflatrons trop espacées nous semblent une cause suffisante de transformation d'un pneumothorax en hydropneumothorax. Elles doivent ètre pratiquées tous les 8 à ro jours dans les premiers mois de la cure, tous les 15 à 20 jours par la suite.

Tandis que chez l'adulte on atteint et dépasse mème couramment des pressions de + 0 cm. d'eau, chez l'enfant on ne peut avoir recours qu'à des pressions faiblement positives, sous peine de voir le déplacement des parties molles (médiastin et diaphragme) s'accentuer d'une manière exagérée. La pression de + 6 cm. semble un maximum au-dessous duquel on sera très souvent obligé de se tenir (v. Ch. HI).

D'autres raisons plaident également en faveur du maintien d'une pression intra-pleurale modérée, même si le collapsus pulmonaire obtenu n'est pas complet. Dans ces cas en effet, la compression, bien qu'incomplète, est souvent suffisante pour la cicatrisation des lésions au bout d'un temps plus ou moins long. (Obs. II et XI.)

Enfin, nous croyons pouvoir étendre à l'enfant ce que dit Küss du danger des pressions élevées chez l'adulte.

« Signalons surtout, comme le danger le plus redoutable d'un traitement mal réglé, les réactions congestives du pou-

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mon opposé, provoquées, nous ne dirons pas par de fortes pressions, mais par des pressions qui dépassent la tolérance individuelle du malade. Lorsque ces réactions se répètent, elles risquent de faire évoluer des lésions tuberculeuses discrètes, latentes, inappréciables, du côté opposé. »

« Nous conclurons donc qu'on ne doit pas rechercher systématiquement un collapsus pulmonaire aussi complet que possible. Il est souvent préférable, en raison des dangers éloignés auxquels exposent les pressions qui dépassent le but, de se contenter, pour le traitement, du minimum d'intensité capable d'assurer un collapsus pulmonaire suffisant et même, dans certains cas, de rester au-dessous de ce minimum » (1).

TRAITEMENT HYGIÉNO DIÉTÉTIQUE. — Le pneumothorax artificiel n'est pas tout dans le traitement de la tuberculose pulmonaire et appliqué seul il ne donnera, bien souvent, que des demi-suecès. Si l’on veut obtenir de la méthode de Forlanini tout ce qu’elle peut donner, il faut lui adjoindre la triade classique : bonne alimentation, cure de repos, cure d’air On devra aussi remplir toutes les indications de thérapeutique symptomatique qui se présenteront comme on le ferait chez un phtisique ordinaire.

De plus, il ne faut pas oublier que les enfants ainsi traités resteront longtemps, pour ne pas dire toujours, avec un seul poumon en état de fonctionner, aussi devra-t-on mettre en œuvre tous les moyens prophylactiques nécessaires pour Île préserver de toute atteinte infectieuse.

(1) G. Küss, Bulletin médical, 22-25 mars 1592.

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