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sera prononcée, plus l'indication sera impérieuse, elle ira donc croissant des formes fibro-caséuses aux formes caséuses massives. Par contre, le pneumothorax artificiel sera contre-indiqué dans les formes fibreuses.
F. TENDANCE HÉMOPTOIQUE. — Si les lésions sont unilatérales, ce sera une indication nette. Si elles sont bi-latérales, ce sera quelquefois une indication d'urgence, dans les cas où les hémoptysies se répétant fréquemment et ne cédant à aucun des procédés thérapeutiques habituels, anémient gravement le malade. Mais il faudra être certain qu’un seul poumon saigne et savoir lequel. |
M. le Professeur NoBÉcOURT a rapporté, dans une de ses leçons (1), un cas de ce genre où, malgré l'existence de lésions des deux sommets, il à installé un pneumothorax artificiel droit, non dans l'espoir d'obtenir une guérison, mais pour combattre des hémoptysies rebelles et récidivantes qui mettaient en danger la vie de l'enfant. Le résultat fut rapide : arrêt complet des hémoptysies, disparition de l'expectoration, amélioration de l’état général. Le malade fut envoyé dans un autre service où, peu après son arrivée, on assista à l'évolution d'une méningite tuberculeuse qui-entraïna rapidement une . issue fatale et qui a fait l'objet d’une récente communication de M. Armand Delille (2). Il semble bien, ainsi que le pense cet auteur, que les lésions du poumon non comprimé aient été le point de départ de la dissémination bacillaire, mais le rôle déterminant du pneumothorax nous paraît hypothétique. Ce
@) Norécourr. Progrès Médical, 11 février 1922. (2) ARMmanND-DELILLE. Bul de la Soc. Méd. des hôp. de Paris, 3 avril
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qui est certain, c'est que le pneumothorax a assuré au petit malade une survie de plusieurs mois, accompagnée d'une amélioration de son état général. Aussi, nous pensons que ce cas est nettement en faveur de l'emploi de la méthode de Forlanini comme traitement curatif des hémoptysies, quand les procédés usuels échouent. |
G. LIBERTÉ DE LA PLÈVRE. — Ce n'est pas à proprement parker une indication, mais plutôt une condition de possibilité. L'absence complète d'adhérences n’est pas absolument indispensable et est d'ailleurs fort rare. Des adhérences limitées permettent souvent une compression suffisante du poumon malade et ce sont des cas de ce genre qui sont rapportés dans la plupart des observations qui vont suivre.