‹ Étude sur le traitement des fractures transversales de la rotule: Suture osseuse – Ponction de l'épanchementChapitre 37 sur 39 · CN AA · texte numérisé non relu

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la solidité du cal que de la mobilité de l'articulation. La proportion des cals osseux est augmentée d’une facon notable, et si chez le malade de M. Heydenreich, il n’y à eu qu’un cal fibreux, il faut, selon nous. attribuer ce résultat à l’extrème petitesse du fragment inférieur ; on n'avait presque pas, ou peut-être pas du tout d'action sur ce fragment pour opérer le rapprochement des deux portions de la rotule; le cal fibreux était solide, il s’est un peu étendu, probablement parce que le malade n’a pas porté d'appareil, mais la marche est néanmoins facile.

Dans l’observation X, citée par Jorowsky, le résultat fut mauvais, puisqu'il y eut de la réaction, de la douleur, et que la réunion ne se fit pas, même par un cal fibreux.

On ne peut reprocher cet insuccès à la ponction ; en effet, l’épanche-. ment était énorme et on ne put retirer qu’une trentaine de grammes de sang ; après la ponction, l'articulation était encore remplie assez pour empêcher d'appliquer convenablement la bande élastique et rapprocher les fragments ; c’est là qu’il faut voir la vraie cause de ce mauvais résultat, et nous croyons que dans ce cas, il y avait lieu à pratiquer la suture osseuse, après ouverture large de l'articulation et évacuation complète de son contenu.

Maintenant, quels reproches peut-on faire à la ponction ?

1° De pouvoir provoquer de l’arthrite : c’est surtout Després qui fait ce reproche ; à cela, nous répondrons que ce qui était à craindre il y à 15 ans ne l’est plus maintenant, grâce aux précautions antiseptiques.

2° De laisser, à un moment donné, pénétrer l’air dans l’articulation. Nous avons vu au manuel opératoire ce qu’il faut penser de cette éventualité, qui est pourtant arrivée une fois à Socin : il ouvrit alors l’articulation et pratiqua la suture.

8° De pouvoir léser les os et les cartilages, ce qui, d’après Broca, pourrait provoquer de l’arthrite sèche. Nous croyons qu'avec un peu d'attention et de douceur dans le maniement du trocart, on peut éviter cet accident.

Ces inconvénients, que nous venons de réduire à leur juste valeur, ne peuvent nous faire délaisser les avantages que nous offre la ponction. Comme dit Schede : « Il ne faut pas incriminer tous les bandages inventés pour la coaptation des fragments ; quelques-uns de ces appareils produiraient de meilleurs résultats si seulement on pouvait les appliquer aussitôt que la lésion s’est produite. Mais on sait que dans les” premiers 8 ou 15 jours, on ne peut songer à aucune application d’appareil à cause du gonflement constant du genou et de l’épanchement de sang dans la capsule articulaire. On est obligé d’en attendre la résorp-

tion, deux semaines au moins se passent, et le véritable traitement de la fracture de la rotule ne commence qu’au moment où, dans les fractures des autres os, le meilleur est fait pour assurer un bon résultat ». Voilà le grand avantage de la ponction, c’est de permettre de traiter immédiatement la fracture, sans attendre la résorption de cet extravasat que tant de chirurgiens ont cherché à combattre, résorption toujours longue, quelquefois interminable; par là, on assure la coaptation des fragments, puisque nous avons vu que l’épanchement était la principale cause d’écartement : on délivre l'articulation du corps étranger qui l’occupe et qui entre pour une large part dans la production des raideurs articulaires ; enfin, on abrège la durée du traitement, puisque, dans la plupart des observations, nous avons vu, qu’au bout de six semaines environ, on délivrait la jambe de tout appareil inamovible. Telles sont, croyons-nous, les raisons qui militent en faveur de la ponction ; quant aux opérations que divers chirurgiens ont pratiquées après la ponction, suture périostique, ligature, section sous-cutanée de tendons, nous ne voyons pas qu'elles aient amélioré beaucoup les résultats qui auraient peut-être été les mêmes, si on s’était contenté de la ponction ; car dans une fracture récente, si on à vidé complètement l’épanchement, il devient facile de rapprocher suffisamment les fragments, surtout si leur volume est assez considérable.

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BA

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