‹ Étude sur le travailChapitre 6 sur 106 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

clore ma longue carrière de travail par une œuvre utile pour les travailleurs.

S. MoNv.

44 fi'vrier 18S4.

Nota. — Je reproduis à Tappendice A quelques considérations générales développées dans TAvant-propos de la première édition, et qui ne trouvaient plus leur place

Le Travail, ce signe originel * des desseins de Dieu sur nous, cette obligation et ce frein, cette joie et cette force, cette fatigue et cette leçon, ce grand devoir et ce grand bienfait, met enjeu, développe'et féconde quelques-unes de nos plus belles facultés; comme la religion, comme la famille, comme la propriété, comme Théritage, il puise ses mobiles et ses lois dans les immuables et intimes attributs de notre nature.

Pour qui veut étudier le travail, la première condition est donc d'interroger la nature humaine, ses besoins, ses tendances, ses faiblesses, ses grandeurs; il faut, de plus, recourir sans relâche au sens commun et à l'expérience ; car cVst ainsi seulement que Ton peut comprendre l'action de Thomme travaillant en société et déployant, dans le travail, son initiative, ses connaissances, son activité, ses vices et ses vertus.

Il en est de même d'ailleurs pour toutes les questions sociales; quiconque ne les a pas travaillées à cette lumière n'a rien laissé de durable.

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