Étude sur les affections articulaires
Depuis quelques auDées les affections articulaires ont vivement préoccupé l’esprit des médecins.
Après Hunter (1), Ricord (2), Cullerier (3), Lagneau (4), Foucart(5), Velpeau (6), Vidal (de Cassis) (7), Brandes (de Copenhague) (8), Hervieux (9), Rollet (10), Bonnet, Guérin (1 1), Fournier (12), Grisolles, Peter, Guéneau (de Mussy), Bourgeois (d’Étampes), Féréol, Pidoux, Chauffard (13), Tixier (14), Thiry, Yvaren (15), ont mieux étudié que
(1) Traité de la maladie vénérienne.
(2) Leçons sur le rhumatisme blcnnorrhagique, 1847.
(3) Dictionn. en 60 vol.
(4) Traité de la syphilis , 1828.
(5) Quelques considérations sur l'arthrite blcnnorrhagique , 1846.
(6) Dict. en 30 vol., t. IV.
(7) Traité de path. externe.
(8) Arch. de médecine, 1854.
(9) Note sur le rhumatisme aigu blennorrhagique (Gaz. méd., 1858).
(10) Nouv. rech. sur le rhum, blenn. Lyon, 1850.
(11) Leçons sur les organes génitaux externes chez la femme, 1864.
(12) Art. Blennorrhagie, Nouv. Dict. de méd. et de chir. pratique.
(13) Discussion. Bull, et mém. de la Soc. méd. des hôpitaux. 1866.
(14) Th. Paris, 1866.
(15) Métamorphoses de la syphilis. 1854.
leurs devanciers les manifestations arthritiques de la blennorrhagie.
M. Lorain (1), en synthétisant les faits qu’il avait observés, a pu démontrer que certaines maladies aiguës, génitales ou autres, peuvent, à l’instar des diathèses, engendrer un rhumatisme secondaire.
Nous signalerons également les leçons de M. Charcot.
M. le docteur Huette (2), après Stoll (3), Zimmermann (4), Lepecq de la Clôture, Thomas (de Tours) (5), étudie cliniquement l’arthrite dysentérique.
Enfin je remercie M. Raillard, vétérinaire distingué, d’avoir bien voulu me communiquer une note fort intéressante sur une arthrite spéciale des femelles bovines; je la publierai en même temps que les arthrites d’origine génitale.
Aujourd’hui les pathologistes ont la plus grande tendance à considérer comme rhumatismales les affections polyarthritiques.
Je crois qu’il y a là une exagération, et qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César, et au rhumatisme vrai, ce qui appartient au rhumatisme.
C’est dans ce but que j’étudierai successivement :
1° Une maladie articulaire qui me paraît distincte du rhumatisme, et que je nommerai maladie arthrilo- suppurative aiguë;
2° Les manifestations rhumatoïdes de la dysenterie, de la blennorrhagie chez l’homme et chez la femme, enfin les artbropathies puerpérales.