LOI
(luisent en dehors de ces circonstances, puisque nous avons vu des malades pris au lit, alors qu’on ne pouvait invoquer aucune cause de ce genre.
Ainsi donc s’il y a des analogies entre ces localisations dysentériques et le rhumatisme , les différences sont plus grandes encore; ce qui caractérise essentiellement ce rhumatisme manque complètement ici.
La conclusion vient donc seule: il ne s’agit pas là d’un vrai rhumatisme.
S’agirait-il de localisations scrofuleuses, goutteuses, syphitiques, tuberculeuses? Nos observations répondent négativement; d’ailleurs ces arthrites n’ont point la physionomie qui appartient à celle de la scrofule, de la goutte, de la syphilis et de la tuberculose. Les malades ne présentaient aucun antécédent de ce genre.
Il ne reste pas même la ressource d’un écoulement uréthral ou vaginal pour faire admettre un rhumatisme blennorrhagique.
En résumé : 1° Il existe bien des arthrites d’origine dysentérique.
2° A point de vue nosologique, elles doivent être considérées comme des manifestations.
3° En raison de certaines analogies avec les arthrites rhumatismales, nous proposons de les désigner sous le nom de manifestations rhumatoïdes de la dysentérie.