Étude sur les affections sympathiques de l'oeil
Les affections sympathiques de l’œil, à peine connues il y a vingt-cinq ans, sont devenues un des sujets les plus étudiés de l’ophthalmologie. Elles offrent un intérêt à la Ibis physiologique et médical. Le jour où W. Mackenzie a établi d’une manière certaine ce fait curieux que l’affection d’un œil peut amener des troubles sérieux dans la nutrition de son congénère, il n’a pas seulement enrichi la pathologie oculaire d’un chapitre intéressant , mais il a en même temps fait faire un pas important à la physiologie du système nerveiLx.
Mais l’étude de ces affections présente aussi un côté éminemment pratique; car elle recherche les moyens de prévenir et de guérir une des maladies les plus pernicieuses dont l’organe de la vue puisse être frappé. 11 n'est donc pas étonnant, qu’elle ait attiré à un haut degré l’attention des praticiens, et que la bibliographie possède maintenant un très-grand nombre de publications, dans lesquelles l’étiologie, la marche et le traitement de ces maladies ont Laqiieur, l
été approfondis. Malgré cela, le sujet est loin d'étre épuisé et il y a encore beaucoup de questions qui sont restées obscures. Ayant eu l’occasion d’observer un nombre relativement considérable (30) de ces affections, nous pensons qu’il y aura quelque intérêt à les faire connaître.
Nous avons fait précéder l’exposition des résultats de nos observations d’une étude historique plus complète que celles qui ont été données jusqu’ici. On trouvera naturel que nous ayons passé assez rapidement sur les formes ordinaires de l’affection sympathique, et que nous ayons insités davantage sur les formes plus rares et partant moins connues.