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Ce serait donc un éthylènediméthyldiamine

SAN Le

Saprine.

Dans les conditions où il avait rencontré la putrescine, Brieger isola une quatrième diamine dont la composition cen- tésimale est identique à celle de la cadavérine, mais qui s’en distingue par un certain nombre de propriétés.

Préparation. — Presque toujours mélangée avec la putrescine, on peut Ja séparer de cette base en décomposant le précipité mereurique des deux bases par l'hydrogène sulfuré. On filtre, puis on évapore, on reprend le résidu par lalcool qui dissout le chlorhydrate de cadavérine et laisse intact le chlorhydrate de putrescine.

On concentre la liqueur, on précipite par le chlorure de platine, on dissout le chloroplatinate dans l'alcool, on concentre, et tandis que le chloroplatinate de cadavérine se dépose d’abord, le chlorhydrate de saprine ne $e dépose que vers la fin de l'opération.

Propriétés. — Nous n'indiquerons ici que celles qui permettent de la distinguer de la cadavérine, les autres propriétés leur étant communes.

Le chloroplatine de platine est plus soluble dans l’eau et dans l'alcool que celui de cadavérine, comme nous l'avons constaté dans la séparation de ces deux bases.

Le premier cristallise en aiguilles soyeuses groupées parallèlement, tandis que le second se présente sous la forme rhomboédrique.

Le chlorhydrate de cadavérine se liquéfie à l'air, ce qui n’est pas le cas du chlorhydrate de saprine. Le chloraurate

de cadavérine cristallise en aiguilles solubles tandis que la

saprine n’est pas précipitée par le chlorure d’or. Elles donnent la réaction Brouardel-Boutmy, mais la saprine la donne. plus énergiquement, tandis que le chlorhydrate de cadavérine donne une coloration rouge brun avec l'acide sulfurique et le bichromate de potasse, la saprine ne la donne pas.

La saprine est entraînée par la vapeur d’eau, n'est pas

décomposée par la potasse, elle donne un précipité amorphe

avec l’iodure double de potassium et de ere Elle est également peu toxique. à

Mydaléine.

Isolée par Brieger dans les eaux mères d’où il avait extrait les quatre ptomaïnes précédentes, elle ne se développe qu'au 7° jour de la putréfaction et devient surtout abondante vers le 21° jour.

: Préparation. — Le platinate de mydaléine reste dans les # ,

eaux mères dont on a extrait la saprine et se dépose sous forme

de fines aiguilles par une concentration extrème des liqueurs.

On le purifie par des cristallisations répétées dans l’eau tiède.

Propriétés. — Brieger ne l'ayant obtenue qu’en très petite quantité, ne put la caractériser chimiquement ni surtout en établir la formule rationnelle : il la considéra cependant comme une diamine à 4 ou 5 atomes de carbone.

Elle donne avec le bichlorure de mercure un précipité qui n'est complètement insoluble que dans l'alcool absolu. Son chlorhydrate difficilement cristallisable précipite par le chlorure de platine, l'acide phosphotungstique et phosphomolybdique et donne des précipités huileux avec le chlorure d’or, les iodures doubles, et l'acide picrique.

Il donne très nettement la réaction Brouardel-Boutmy.

… Propriétés physiologiques. — Elles ont été très bien étudiées par Brieger et ce sont elles qui, à défaut de caractères physiques et chimiques suffisants, permettent de caractériser la mydaléine.

C'est une base très toxique, amenant la sécrétion salivaire, nasale et lacrymale, la dilatation des pupilles devenant insensible à la lumière, l'injection des muqueuses, une élévation de température de 1 à 2°, la respiration s'accélère, puis la somnolence et la mort survient : elle est précédée de la parésie des membres. Le cœur s'arrête en diastole. |

Les diamines que nous venons de passer en revue sont celles qui caractérisent la putréfaction des viandes jusqu’au 21° jour, mais après cette époque, elles finissent par se détruire à leur tour et par être remplacées par la triméthylamine comme nous l’avons vu précédemment et par des bases qui n'ont pu être étudiées : telle une base distillant vers 285° du mélange riche en carbures qui constitue le résidu des opérations précédentes ; cette base donne un chlorhydrate cristallisé en aiguilles, très soluble, fournissant des précipités huileux avec le chlorure de platine et donnant très nettement la réaction Brouardel-Boutmy.

On trouve mème dans les eaux mères de cette dernière base des produits alcaloïdes probablement de la même famille, mais

qui n'ont pas été étudiés n1 séparés.

PTOMAÏNES OXYGÉNÉES

Névrine ou neurine, C° H!'? Az O, et choline C5 H'5 Az O?.

Historique. — Ces deux bases, qui ont été longtemps confondues et que certains auteurs se refusent encore à séparer, présentent entre elles de telles affinités que nous les étudierons simultanément en indiquant, quand il y aura lieu, les caractères qui les différencient.

Strecker, en 1849, extrait de la bile de porc une base qu'il envisagea comme oxyéthyltriméthylamine et à laquelle 1l attribua la formule C° H'5 Az 0?; Wurtz vérifia cette constitution en faisant la synthèse de la choline avec l'oxyde d’éthylène, l’eau et la triméthylamine, ce qui l’amenait à admettre comme formule de constitution pour la choline : tes Az OH, hydrate de triméthylhydroxyléthylène am- CH OH / é

monium.

Liebreich, en 1865, avait isolé, de son côté, en traitant le protagon par l’eau de baryte, une base dont le chloroplatinate avait pour formule {C5 IS Az HICI)? Pt Cl, formule que Brieger, en 1866, transforma par des analyses plus exactes en (CH Az OC)? Pt CI, correspondant à la base 5 PTT Te 3\3 FR ne > Az OI, hydrate de triméthyléthyl-

ammonium ou neurine.

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