PTOMAÏÎNES PRODUITES PAR LES MICROBES PATHOGÈNES ET TOXINES
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* Ces alcaloïdes n'ayant pas souvent été suffisamment caractérisés au point de vue chimique, ni séparés les uns des autres pour être obtenus purs, nous les étudierons non pas individuellement comme nous avons fait pour les précédents, mais nous les rangerons par groupes suivant le microbe qui les produit.
Microbes du choléra.
- C'est en 1883 que Koch a découvert dans les selles de choriques le microbe qui est la cause et l'agent de propagation du choléra ; en 1894, M. Bouchard a retiré des fécès de choléviques de substances alcaloïdiques, dont une cristallisée en longues aiguilles fines qu'il considéra comme le poison cholérique. Il le caractérisa physiologiquement mais ne tenta sur lui aucune expérience chimique.
L'existence de poisons solubles dans les cultures du bacille du choléra fut rendue évidente par les inoculations de cultures filtrées et stérilisées faites par Koch et Cantari; mais la première communication sur les propriétés chimiques des poisons solubles du bacille cholérique émane de M. Pouchet, professeur à la Faculté de médecine de Paris, qui, dans une note à
l'Académie des Sciences, lue dans la séance du 17 novembre
1884, annonça qu'en traitant les déjections cholériques par
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épuisement au moyen de chloroforme, elles abandonnaïent à ce dissolvant une substance huileuse facilement oxydable et extrèmement toxique et qu'il déclarait être certainement une ptomaïne.
Dans une deuxième communication faite le 26 janvier 1895, il donnait les propriétés de cette ptomaïne et la décrivait comme un liquide primitivement incolore dont l'odeur rappelle celle des bases pyridiques, facilement oxydable à l'air et plus rapidement encore sous l’action de la ‘lumière, elle se colore en rose, puis en brun. Elle a une réaction franchement alcaline au tournesol et donne avec l’acide chlorhydrique un sel qui se décompose si la température s’élève, ou si on l’abandonne dans le vide. Le sel est précipité de ces solutions par les réactifs généraux des alcaloïdes et réduit immédiatement et avec une grande énergie le mélange de ferricyanure de potassium et de perchlorure de fer en produisant du bleu de Prusse (Réaction Brouardel et Boutmy), il réduit également les chlorures d’or et de platine et ne peut, par conséquent, donner avec eux aucune combinaison définie.
Dans le même mémoire M. Pouchet dit éprouver un commencement d'intoxication assez intense en isolant ce corps et en. essayant de le cristalliser par évaporation ménagée au bainmarie. Cette intoxication se traduisit par des accidents débutant dix-huit heures après l’inhalation des vapeurs et consistant en un frisson intense, prolongé avec sensation de refroidissement, l’irrégularité du pouls, crampes dans les membres, nausées sans vomissements ni diarrhées, anurie absolue pendant trente heures, diabète sucré passager (3 jours) et embarras gastrique.
Enfin, le 24 août 1895, M. Pouchet annonçait dans une note à la même Académie que dans les analyses du bouillon de
culture pure du bacille du choléra il avait constaté la présence
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