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réactions ne. cet id: se trouvant en (quantité a assez DER dérable dans l'intestin et dans les reins et en quantité minime dans le foie et le sang du cœur.
M. Villiers le décrit comme un liquide de saveur àcre, à odeur d’ aubépine, nettement alcalin au tournesol et se comont comme une base énergique qui n’est mise en liberté que par les alcalis caustiques. Elle est précipitée de ces solu- ” tions salines, en blanc par l’iodure double de mercure et de potassium, en brun par l'iodure de potassium ioduré (réaction très sensible), en jaune par l'eau bromée et par l'acide picrique, en blanc jaunâtre par le chlorure d'or.
Les solutions concentrées donnent un précipité blanc avec le tannin et le bichlorure de mercure, mais ne donnent rien avec le chlorure de platine.
L'acide sulfurique donne une coloration violette et la réaction Brouardel-Boutmy se produit très nettement.
Le chlorhydrate de cette base est neutre, eristallisé en longues aiguilles fines transparentes et déliquescentes très
toxiques pour le lapin.
ns” es organes ae deux cholériques Le
re
Vers la mème époque (1886) Nicati et Riesch opérant sur des cultures du sang et de différents organes de cholériques, Klebs et Lange avec des cultures pures de vibrion avaient obtenu deux toxines convulsivantes fixes.
Le 21 septembre 1885, le docteur Lebon annonçait à l’Académie des sciences qu'il avait éprouvé un commencement d’intoxication dans une pagode indienne et dans des conditions telles qu’il ne pouvait attribuer ces symptômes qu'à des ptomaïnes volatiles absorbables par les voies respiratoires, produites par le bacille du choléra et analogues aux ptomaïnes volatiles foudroyantes dont il avait signalé la formation après deux mois de putréfaction des cadavres alors que les ptomaïnes fixes ont disparu, ptomaïnes volatiles auxquelles il attribue les intoxications observées dans l'exhumation tardive des cadavres.
En 1887, Brieger appliquant ces méthodes générales aux bouillons de culture du choléra, a isolé six bases : une méthylgadinine très toxique convulsivante de formule CH'Az, une deuxième foxine convulsivante CH*Az?, une troisième toxine pralysante et produisant l’algidité, le ralentissement du cœur et de la respiration et les selles sanguinolentes, de la chloline, de la cadavérine et de putrescine. -
Gamaleia, dans deux notes parues dans les comptes rendus de l’Académie des sciences en août 1888, dit avoir trouvé dans les cultures de bacilles du choléra deux poisons : un poison diastasique altérable par la chaleur et un poison alcaloïdique inaltérable produisant lhypothermie et l’inflammation locale.
Winter et Lesage, en 1889, ont trouvé une substance oléa-
gineuse qui produirait la diarrhée.
Bacille de Nicolaïer ou du Tétanos.
s Brieger en 1886 a tenté le premier d'isoler des cultures de. bacille de Nicolaïer les produits solubles auxquels ces cultures filtrées doivent leur virulence constatée antérieurement par
Nicolaïer et Rosenbach; il en a isolé plusieurs alcaloïdes, \
savoir : Ce |
La tétanine CSH*°Az0* obtenue en traitant par sa méthode générale les cultures du bacille dans le bouillon. Cette base donne avec l'acide chlorhydrique un sel très déliquescent dont les solutions sont précipitées par le bichlorure de platine et de l'acide phosphomolybdique en donnant des produits eristallisés. Elle produit lentement la réaction Brouardel-Boutmy et est douée d’un grand pouvoir toxique dont les effets sont immédiats. /
La tétanotoxine C° H" Az obtenue en précipitant les liqueurs résultant de la distillation des cultures alcalines du même bacille par le chlorure d’or et le bi-chlorure de platine. Cette base volatile est douée d’une odeur désagréable; elle bout à 100. Elle est moins toxique que la précédente et ses effets ne sont pas immédials.
La spasmotoxine, dont l'analyse n’a pas été faite, fond à 120° et donne un chlorhydrate cristallisé très toxique.
En 1890, Faber conclut d'expériences faites sur des cultures pures qu'outre les alcaloïdes de Brieger il existait dans ces cultures une diastase toxique détruite par le chauffage à 65° ou par l'addition d'alcool.
Quelques années plus tard Kitasato et Weyl isolèrent de cultures pures la tétanine et des traces de fétanotoxine.
Tizzoni et Cattani coustatèrent en 1890 que le bacille du
tétanos produit son poison dans les cultures pures sur gélatine
aoû = et non dans celles qui sont faites dans le bouillon, et-ils confirmèrent également l'hypothèse que ce poison était de nature diastasique.
Dans une deuxième série de recherches Brieger et Froenkel isolèrent des cultures précipitées par l'alcool absolu une toxalbumine.
Vaillard et Vincent, en 1891, confirmèrent les hypothèses sur la nature diastasique du poison, sa précipitation par l'alcool absolu et son altération par la lumière. 3
La conclusion des expériences physiologiques tentées par ces différents bactériologistes était que le principe tétanisant contenu dans les cultures pures du bacille de Nicolaier est une substance soluble de nature albuminoïde, se rapprochant des diastases par plusieurs caractères chimiques, mais agissant sur l'organisme comme un toxique dont l’action serait comparable à celle de la strychnine.
Déjà Tizzoni et Cattani, Vaillard et Vincent avaient signalé - dans les cultures filtrées à côté de la toxine pathogène un véritable ferment digestif lorsque MM. Courmont et Doyon, dans un travail communiqué à la Société de biologie, le 11 mars 1893, et à l'Académie des sciences le 13 mars, donnèrent les résultats d'expériences très concluantes auxquelles nous avons déjà fait allusion.
Dans ce travail, ces observateurs affirmaient que les cultures filtrées du bacille de Nicolaier ne contiennent pas d’alcaloïde tétanisant comparable à la strychnine, mais simplement un ferment soluble capable de fabriquer cette substance aux dépens de l'organisme récepteur.
Pour eux, la soi-disant toxine, c'est-à-dire le poison tétanisant extrait des cultures, est pathogène par son action fermentative cl non par ses propriélés chimiques, et il existe toute une
phase chimique intermédiaire entre l'absorption des produits
ils Hot ee un he une ne ins de culture, après 1 période d'incubation variable dans. sa durée de seize à vingt heures, l'animal fut pris d’accès tétaniques ; ils prélevèrent
= alors une certaine quantité de son sang pour le transfuser à un
autre chien qui présenta un acoès de tétanos immédiat, bientôt suivi d un calme pouvant faire croire à la guérison et coïncidant de l'élimination totale des. toxines contenues dans le Sans. injecté, puis bientôt une nouvelle attaque se déclare après
ist période d'incubation, et l'animal meurt intoxiqué par la
toxine produite en second lieu : aux dépens de son organisme.
C’est une toxine dont les effets sont identiques à ceux de la strychnine qui a été isolée des muscles tétanisés par Brieger (dans le bras d'un amputé) et par Courmont et Doyon qui l'ont trouvée en moindre quantité dans le sang qui donne le tétanos à la grenouille même en hiver. Elle résiste à l'ébullition prolongée tandis que les produits solubles des cultures sont rendus inactifs à 65°.
De cette série d'expériences, Courmont et Doyon tirèrent les
conclusions suivantes :
à LeY
1° Le bacille de Nacolaier ‘engendre le tétanos par l'intermédiaire d'un ferment soluble qu'il fabrique.
- 20 Ce ferment, qui n’est pas toxique par lui- même, ee :
aux dépens de l'organisme une substance directement tétanisante comparable par ses effets à la strychnine.
3 Cette dernière substance se trouve en abondance dans les muscles tétanisés, elle existe aussi dans le sang et quelquefois dans les urines. :
4° Elle résiste à une ébullition prolongée tandis que les productions bacillaires deviennent iuactives après un chauffage à 65°.
Elle exige pour se former des conditions favorables de température.
6° L’immunité naturelle ou acquise et limmunisation contre le tétanos peuvent être considérées comme les résultats des causes qui rhone ralentissent ou arrètent la susdite fermentation.
La substance tétanisante à laquelle MM. Gourmont et Doyon font allusion est probablement la tétatine, que Brieger avait retirée d'un bras d’un amputé mort du tétanos ; c’est elle seule qui nous intéresse au point de vue des alcaloïdes: mais nous avons cru utile d’insister longuement sur la communication de MM. Courmont et Doyon à cause de l'intérêt qu'elle présente en donnant l'explication du phénomène de l'immunisation et peut-être aussi de la sérothérapie.
Bacille de Lôffler ou de la diphtérie.
L'existence de substances solubles pathogènes sécrétées par le bacille de Lôffler a dû être soupconnée par Lôffler lui-mème, car il lui aurait été difficile sans cette hypothèse de comprendre
le mode d'infection dans la diphtérie : le microbe reste en effet
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cantonné là où il est entré dans l'organisme, c’est-à-dire dans la muqueuse pharyngée, s'il s’agit de la diphtérie pharyngée ; à la surface d’une érosion dermique s'il s'agit de la diphtérie cutanée, ou sur la paupière ou l'œil dans le cas d'une ophthalmie diphtérique ; cependant, dans ces divers cas, on observe une série d'accidents qui ne peuvent s “expliquer que par la dissémination d'une substance toxique extrèmement énergique dans tout l'organisme. Le problème de la découverte de cette substance fut résolu par Roux et Yersin, qui, dès 1888, observèrent qu’en\ injectant des cultures filtrées de bacille de Loffler à des animaux, on obtenait des accidents toxiques de deux sortes. Avec de grandes quantités de culture, la mort était rapide, tandis qu'avec de très petites quantités elle était précédée d'accidents paralytiques tardifs analogues à ceux qu'on observe dans la diphtérie de l'homme : ces deux manières différentes, d'agir nous font pressentir l'existence de deux poisons différents, l'un à effets immédiats et de nature alcaloïdique; l’autre, fer-
ment soluble à effets éloignés.
MM. Roux et Yersin ne virent là qu'un seul poison soluble dans l’eau d’où l'alcool le précipite et détruit par l'ébullition à 100° pendant 10 minutes ; ils en firent une diastase.
Brieger et Frankel, cultivant le bacille de la diphtérie dans. le bouillon et filtrant leur bouillon de culture sur le filtre Chamberland, y trouvèrent après filtration une substance albuminoïde précipitée par les sels neutres en excès tels que les sulfates de soude, d'ammoniaque, précipitée par l'alcool absolu de ses solutions aqueuses; cette substance obtenue pure par des précipitations successives au moyen de l'alcool leur donne à la fois les réactions des alcaloïdes et des peptones, précipitant de ses solutions aqueuses par l'acide phosphomolybdique, les iodures doubles de potassium et de bismuth, de mercure et
de potassium, les chlorures d’or et de platine, l'acide picrique,