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tiples, mais sont des plus précaires sur les segments de membre ne possédant qu’une grosse artère. Il faut alors compter uniquement sur les anastomoses des collatérales sus et sous- -jacentes à la ligature. Elles sont ordinairement insuffisantes pour nourrir tout un membre.
# Aussi, dans ce dernier cas, comme nous l'avons observé deux fois (obs. I et IV), la gangrène apparaît
sur le territoire insuffisamment irrigué, et demande
un sacrifice plus ou moins considérable du membre lésé. L'amputation assez haut au-dessus de la partie gangrénée est le seul traitement. | Cette amputation doit être faite très Haut, si on veut éviter le sphacèle des lambeaux. C’est ainsi que, dans notre cas de gangrène du pied (obs. 1), elle fut pratiquée au tiers supérieur de la jambe — et dans notre observation de gangrène de la main et d’une partie de J'avant-bras (obs. IV), au tiers inférieur du bras. On pourrait dans des cas semblables essayer de modifier le territoire gangréné, par l'air chaud. Nous ne l'avons pas tenté; l'expérience a d’ailleurs montré que les résultats obtenus par l’air chaud, dans ces cas, étaient moins favorables que ceux obtenus dans les gangrènes séniles.
Enfin, il est un point important à considérer pour juger à l'avance des suppléances artérielles possibles. C’est l’état des artères du blessé.
Dans les cas qui nous occupent, il s’agit de date
c’est-à- ue de sujets jeunes, à artères souples, se lais-
sant facilement dilater pour suppléer à l'absence de l’une d’elles. ;
Le pronostic serait plus sombre encore sur un sujet 4 âgé, menacé de sclérose artérielle. Aussi, l'examen minutieux de la pression maximum et minimum au sphygmomanomètre serait-elle dans ce cas indispen-
sable pour fixer le pronostic.
NS