CONCLUSIONS
I. — Les anévrismes diffus traumatiques sont des lésions relativement rares dans la chirurgie courante. Ils se rencontrent beaucoup plus fréquemment parmi les blessures de guerre. Nous rapportons les cas que nous avons pu observer dans les hôpitaux temporaires
de Biarritz.
IL. — Un anévrisme diffus traumatique équivaut, au point de vue physiologique, à une ligature artérielle. Sa suppléance ne peut se rétablir que par les anastomoses des collatérales sus et sous-jacentes à la lésion artérielle, lorsqu'il s’agit d’un segment de membre à artère principale unique. Dans les segments de membre. à artères multiples, celles qui ne sont pas lésées suffisent généralement à cette suppléance. D'où cette loi que nous croyons pouvoir émettre : on peut faire impunément des ligatures artérielles sur les deuxième et troisième segments des membres (avant-bras et main, jambe et pied). Mais toute ligature sur le premier segment du membre (bras ou cuisse), ou à la
racine du membre, expose à un sacrifice plus ou moins