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étendu, suivant le niveau de la ligature et suivant l’état
du système artériel (artériosclérose).
III. — [1 existe toujours, dans les anévrismes diffus traumatiques, une blessure grave de l'artère en question, qui est déchiquetée sur plusieurs centimètres. Les autres organes du paquet vasculo-nerveux sont, ou bien blessés eux aussi, ou macérés dans l’'épanchement san-
guin qu'ils traversent.
IV. — Le diagnostic d’anévrisme diffus traumatique est le plus souvent très difficile à affirmer. L’augmentation rapide de volume de la poche, l’absence de pouls artériel au-dessous de la lésion, les battements ét l'expansion de la poche sont des signes infidèles pour éliminer un phlegmon. L'état général a plus de valeur, ainsi que la grande durée de l’évolution. L'œædème par compression veineuse (périmalléollaire) est en faveur
d’un épanchement sanguin.
V. — Il y a deux complications d'inégale gravité : l'infection, transformant l’anévrisme en phlegmon, et la gangrène, nécessitant une amputation. D'abord sèche, elle devient rapidement humide et est du plus
mauvais pronostic.