‹ Étude sur les anévrismes diffus traumatiquesChapitre 6 sur 27 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Ces pages ont été écrites dans une période troublée, à l'heure où nos troupes, formées de l'élite de notre pays, luttent contre un ennemi redoutable, qui essaye par tous les moyens, même les plus barbares, de ruiner notre patrie et de détruire notre civilisation. Mais personne n’a pu penser un seul jour, que la France, toujours à la tête des idées généreuses et nobles pouvait disparaitre, ou même être amoindrie, et presque tous les pays de l'Europe sont venus soutenir de toutes leurs forces le droit menacé. Le beau et le juste, défendus par l'élite des cœurs doivent sortir victorieux de cette sanglante lutte, contre un envahisseur rapace, dont le seul idéal est le vol.

La victoire sera pour nous, certes, mais au prix de quels sacrifices ! Après cette guerre, notre prestige sera augmenté, et l'élan de notre civilisation ne trouvera plus d’entraves chez nos voisins de l’Est. Mais combien des nôtres le payeront de leur vie, ou de leur.

santé ?.. Il suffit d’y penser pour en être effrayé.…

C’est notre devoir à nous, médecins, de réduire le nombre de ces pénibles conséquences de la guerre. En évitant des morts ou des infirmités, nous augmentons le patrimoine de notre pays, et les ressources d'énergies, indispensables pendant et après la guerre, et qui font notre force. Aussi, tous les médecins ont compris, qu'utiles en temps de paix, ils étaient indispensables à l'heure actuelle, et qu’un devoirimpérieux leur imposait de mettre leurs soins à la disposition de

ceux qui risquent leur vie pour défendre notre pays...

L’asile de Vaucluse ayant été menacé lorsque les Allemands inquiétèrent Paris et sesenvirons, l’établissement fut évacué et transporté dans le Midi. C’est

ainsi que nous avons mené une partie de nos malades

à l'asile Saint-Luc, à Pau. Nous avons trouvé, dans

le département des Basses-Pyrénées, des hôpitaux temporaires, récemment installés, dépourvus ou insuffisamment pourvus de médecins. Ceux-ci étaient débordés par l’afflux du si grand nombre de blessés que provoqua la bataille de la Marne. Aussi nous avons trouvé dans les formations de Biärritz, qui hospitalisaient plus de deux mille blessés, un champ d’action utile à notre activité. Grâce à l’amabilité des autorités locales, nous sommes médecin de la formation la plus importante de Biarritz, l’hépital temporaire du Casino municipal et de l'hépital temporaire de la Villa Heeren. Au Casino municipal,

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