‹ Étude sur les anévrismes diffus traumatiquesChapitre 7 sur 27 · VAE · texte numérisé non relu

VAE

Dia

centre chirurgical important, qui contient les blessés les plus graves de la région, nous avons été accueilli par le docteur Ravanier, ancien interne des hôpitaux de Paris, avec cette franche cordialité qui honore la médecine française, et dont nous lui sommes très reconnaissant, et nous pouvons juger par ses heureux résultats, quelle œuvre merveilleuse peut accomplir en ce moment un service chirurgical bien organisé, Héhémrent pourvu, et dont l'installation a été prévue

dans ses moindres détails par les soins inlassables et

le dévouement de Madame Fould.

C'est ainsi que depuis deux mois, nous soignons nos blessés, pouvant constater par nous-même les terribles suites que la guerre entraîne; mais aussi les beaux élans de générosité et de noblesse qui en résultèrent, ce qui console un peu...

C’est au milieu de ces événements qu’a été fait ce travail, entre la table d’opération et les salles de blessés. Aussi, a-t-1l été écrit, peut-être, un peu plus rapidement que nous ne l’aurions voulu, ce qui nous a obligé à éliminer toute recherche bibliographique. Il y manquera peut-être le recueillement d’un paisible cabinet de travail. Par contre, il aura le grand mérite de rapporter des observations suivies de près, au jour le jour, à une époque pénible, ainsi que les déductions théoriques et pratiques, qui nous ont parü

devoir en être tirées.

Nous avons hésité cependant à écrire un peu trop rapidement les pages qui suivent, surtout à Biarritz, dépourvu que nous sommes de tout livre, et par suite de toute indication bibliographique. Mais nous y sommes obligé, car ilest probable que prochainement nous ferons partie des cadres de l’armée, et le diplôme de docteur en médecine, que nous postulons, est indispensable pour être nommé médecin militaire. Et si nous postulons ce grade, c’est que nous êstimons qu’à l’heure actuelle si grave, tout: Français doit rendre le maximum de services à son pays, selon ses aptitudes. C’est comme médecin, croyons-nous, que nous remplirons le mieux notre devoir.

Biarritz, 31 octobre 1914.

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