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Garonne, à l'extrême limite de l’arrondissement de Villefranche-de-Lauragais, zone à laquelle appartiennent les points les plus élevés du bassin de la Hyse.
Contre ce système de couches, plus ou moins tourmentées, viennent s'appuyer, en stratification discordante, les strates horizontales du miocène toulousain, si largement développées et composées, comme on le sait, d’argiles marneuses, de sable et de orès tendre ou molasse.
C’est donc principalement aux dépens de ces roches peu résistantes, qui se succèdent sans aucun ordre suivi, que, à la suite d’érosions par les eaux, très-longtemps continuées, a été creusé le bassin accidenté dont la vallée de la Hyse constitue le thalweo!.
Cette vallée, parvenue en face du village d’Issus, s’élargit, à gauche du cours de la rivière, à l'endroit où elle recoit le ruisseau de Saint-Jean. Un peu au-dessous, la vallée s’élargit de nouveau du même côté, mais, cette fois, dans de plus grandes proportions, en se confondant avec celle qui à dû appartenir autrefois en propre au Tédélou, ruisseau considérable qui prend ses sources assez haut dans les collines molassiques, qu'il quitte au-dessous du village d'Auragne, pour venir, aprés avoir
traversé obliquement la vallée, se perdre dans la Hyse.
C’est dans la partie supérieure de l’espace limité par le cours de la Hyse et celui du Tédélou que se trouve le gisement de Roqueville”. Le sol, silico-argileux, mélangé de gravier, n’est pas parfaitement horizontal; 1l va en s’inclinant légèrement du pied de la colline, qui forme la base de ce triangle vers son sommet, à la bouche du Tédélou. Transversalement, il offre une double inclinaison avec quelques inflexions. La ligne de partage, prise au centre du gisement, se trouve à 11,50 au-dessus du At actuel de la Hyse* et à 10",80 au-dessus du lit du Tédélou, conséquemment à un niveau que les plus hautes eaux des deux cours d’eau voisins ne peuvent atteindre de nos jours‘. Il s’en faut que le menu gravier et les gros galets, relativement rares, qui l’accompagnent, soient également répartis dans tout cet espace : c’est principale-
ment sur les points légèrement culminants des plaines qu’on les rencontre.
4. Écartant la théorie des courants diluviens, nous admettons seulement l’action de cours d’eau permanents, avec leurs crues, comme ayant amené, à la longue, le creusement de nos vallées d’érosion et des bassins qui en sont la conséquence.
2. Le centre du gisement est à 400 mètres de la Hyse et à 300 du Tédélou.
3. Je souligne avec intention le lit actuel de la Hyse, car, soit en-dessus, soit en-dessous de Roqueville, le lit ancien, très-sinueux (voir la carte du dépôt de la guerre), fut redressé, peu d’années avant la Révolution, par les États généraux du Languedoc; mais, à en juger par le point de raccordement le plus voisin, en face de notre station, cette rectification ne modifia pas sensiblement la pente de la rivière.