‹ Étude sur les cancers primitifs multiplesChapitre 23 sur 23 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

De l’étude qui précède nous pouvons, croyonsnous, tirer les conclusions suivantes :

i° A côté des cancers multiples par généralisation existe une seconde forme de cancers multiples : les cancers multiples primitifs :

2° Ces derniers diffèrent des cancers multiples par

généralisation, en ce qu’ils ne dépendent pas comme

eux d’une tumeur primitive, mais conservent au contraire les uns vis-à-vis des autres une indépendance absolue, chacun évoluant pour son propre compte.

3° Dans l’état actuel de nos connaissances, la structure histologique radicalement différente est la condition suffisante et nécessaire pour affirmer l’indépendance de deux tumeurs.

y 4° Deux caractères viennent encore confirmer la preuve de l’indê'pendance de deux néoplasmes, ce sont : i° l’existence de noyaux de généralisation distincts et propres à chaque tumeur, 2° la constitution de ces néoplasmes par des cellulles se rencontrant

normalement dans leur lieu d’apparition. Toutefois ces deux caractères ne sont point indispensables.

5° Du moment où Ton reconnaît la possibilité de l’apparition de plusieurs tumeurs primitives présent tant une structure différente, il nous semble logique d’admettre également la possibilité de la concomitance de deux ou plusieurs tumeurs primitives de même structure. Toutefois nous reconnaissons l’impossibilité où l’on se trouve actuellement d’établir la preuve de leur indépendance.

6° Cette forme de cancers primitifs multiples est rare, mais son existence, nous l’avons vu, est prouvée par des faits indiscutables.

Vu : Le Président de la Thèse,

A. CHANTEMESSE

Vu le Doyen,

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