II. o 8r ,4i8 de matière ont fourni
Acide carbonique.
Eau.
En centièmes :
Calculé.
Ces chiffres prouvent que le carbure examiné répond à la formule Son origine indique que c’est un po¬
lymère du propylène C 6n H e ", les divers polymères de cette formule prenant naissance simultanément dans la réduction du bromure.
Le carbure, volatil aux environs de yo degrés, est probablement un dipropylène (C 6 H 6 )*; son point d’ébullition se rapproche de celui dé l’hydrure d’hexylène.
Quant au carbure que j’ai analysé, son point d’ébullition correspond approximativement à un hexapropylène (C 8 H fl ) 6 ; il appartient à la même série que les carbures polypropyléniques : tétrapropylène (CH 8 )* et pentapropylène (C 6 H 6 ) 5 , signalés par M. Berthelot (‘), qui les
(*) Bulletin de la Société chimique, 1” semostre, p. 13 ; 1869.
avait obtenus dans la réaction de l’acide sulfurique concentré sur le propylène.
Les produits volatils au-dessus de 35o degrés que j’ai observés représentent des polymères d’une condensation encore supérieure à (C 6 H 6 ) 6 et montrent l’énergie de la réaction. Leur masse représente environ la moitié du produit total.
Il m’a paru intéressant de noter la formation de ces polymères dans un milieu réducteur, à basse température et en présence d’un acide faible, comme l’acide acétique.
Le bromure de butylène fournit des résultats analogues; toutefois, la polymérisation paraît s’effectuer moins énergiquement que pour le propylène, en sorte que le rendement en butylène est plus satisfaisant. On peut même arriver à le condenser dans des récipients entourés d’un mélange de glace et de sel.