L. PRUNIER
Si O
thelot, qui a formulé en même temps la théorie générale de leur formation.
Jusqu’à présent, à la vérité, il n’a été question que des trois premières séries de carbures (forméniques, éthyléniques, acétyléniques); encore prennent-ils naissance surtout aux dépens des portions légères des huiles de pétrole. Nous complétons plus loin [voir la seconde Partie), par l’étude des produits de dissociation ultime des composés à point d’ébullition très-élevé, les résultats consignés ici, mais on peut, dès à présent, énoncer les déductions théoriques en s’appuyant surtout des travaux de M. Berthelot sur les carbures de houille, qui ont ouvert la voie et servi de guide au présent travail.
Pour faciliter la comparaison des résultats et montrer leur similitude complète, nous donnons ici le principe fondamental de ce genre de réactions, emprunté au Livre de la Synthèse chimique du même auteur (*).
« Les quatre carbures, c’est-à-dire les quatre combinaisons fondamentales du carbone avec l’hydrogène, sont donc liés entre eux par un système de réactions, enchaînés par des relations d’équilibre, telles que l’un quelconque de ces quatre gaz, chauffé au rouge en présence d’une dose convenable d’hydrogène, engendre aussitôt une certaine proportion des trois autres. Les mêmes lois de Statique chimiqueprésidentauxréactionspyrogénéesde tous les carbures d’hydrogène. En vertu de ces lois, la synthèse totale de l’acétylène a pour conséquence la synthèse de l’éthylène, del’hydrure d’éthylène et du formène. Avec ces quatre carbures fondamentaux nous pouvons former tous les autres, par voie de condensations et de combinaisons successives. »
On sait comment M. Berthelot, développant la monographie de l’acétylène, en a dérivé les différents carbures complets ou incomplets appartenant à la série grasse et à la
( l ) Berthelot, la Synthèse chimique, p. aaa. Paris, 1876.
série aromatique (‘). Ce sont là des travaux désormais classiques, sur lesquels il est inutile de revenir ici, A l’appui, en quelque sorte, et comme complément des résultats antérieurement indiqués, M. Berthelot a publié, dans les Comptes rendus de l .Académie des Sciences, un travail sur le gaz d’éclairage et sur les composés incomplets qu’il renferme. Ces expériences nouvelles, effectuées sur les produits accessoires en très-faible quanlitédans le gaz parisien, portent surtout sur les composés les plus volatils.
La série de recherches sur les produits fournis par la houille se complète donc de la sorte, et, pour servir à la comparaison, nous ne saurions mieux faire que de reproduire ici les conclusions du Mémoire qui traite des produits les plus volatils (*) :
« D’après ces résultats, la portion absorbable par le brome, qui constitue la plus grosse fraction de la portion éclairante du gaz parisien, serait composée à peu près de la manière suivante, pour i million de volumes de l’échantillon sur lequel j’ai opéré :
Benzine en vapeur C' 2 H 8 . 3ooooà35ooo
AcétylèneC 4 H’. loooenviron.
Éthylène C'H 4 . 1000 à 2000
Propylène C 8 H 6 . 2,5 1
Allylène CH 4 . 8
Butylène C*H 8 et analogues. traces j
Crotonvlène C a H“. 3i
Térène C 10 H*. 4 2 I
Carbures identiques aux précédents ou dissent- \ 181
blables, mais transformés en polymères I
presque fixes, estimés ( d’après les poids des I
polymères) à. 83 |
Diacétylène et carbures analogues estimés de
même à. i5 I
(' ) Bertrelot, Annales de Chimie et de Physique, 4 “ série, t. IX, p. 401, 454 , 466 , etc.; t. XII, p. 20, 27, 52 , 129, i 3 i; t. XVI, p. i 52 , 175, 181, etc. (*) Comptes rendus, t. LXXXII, p. 9 3 o.