L. PIUIHIER
me rendre compte si les premières portions gazeuses qui s’échappent dès que l’on commence à chauffer contenaient des corps incomplets, absorbables par le brome.
Le résultat, tout d’abord, a paru négatif, ce qui signifie tout simplement que, la plupart du temps, les carbures gazeux des pétroles appartiennent à la série forménique.
Mais le traitement, comme on le sait, comporte la redislillation des produits à point d’ébullition supérieur à 3 oo degrés dans le but d’en extraire de nouvelles quantités d’huile lampante, et c’est là, dans l’ordre d’idées où nous sommes placés, le point intéressant.
Il s’agissait, en effet, d’élucider le mécanisme de la dissociation subie par les carbures forméniques les plus élevés et d’étudier la nature des produits qui en résultent.
Dans une première série d’expériences, nous avons vérifié la présence des gaz absorbables par le brome parmi ceux qui se dégagent à l’extrémité des appareils toutes les fois que la cornue est chauffée au voisinage du rouge.
La proportion de ces corps incomplets augmente quand la température s’élève notablement (par exemple quelque temps après une nouvelle addition de combustible), et surtout quand la partie inférieure de la cornue atteint le rouge vif.
Les bromures recueillis sont d’une nature plus complexe que celle des bromures obtenus par pyrogénation sus-indiquée des pétroles légers. Toutefois l’opération, considérée en général, conserve bien le même caractère.
Par la distillation fractionnée on obtient, en effet, des bromures C în H SB Br* bouillant depuis 100 jusqu’à 200 degrés (pression normale), et même jusqu’à 25 o degrés en opérant dans le vide. La partie volatile vers i 3 o degrés correspond sensiblement au bromure d’éthylène, celle vers i 45 et 1 55 degrés aux bromures de propylène et de butylène.
Les produits supérieurs n’ont pas été soumis à un examen suffisant pour en parler individuellement.
Ces bromures élhyléniques représentent la portion principale du produit, et l’opération dans son ensemble rentre, par suite, dans le cadre du tableau précédemment tracé.
Outre la série élliylénique,ilseforme aussi des carbures plus incomplets, notamment l’acétylène, caractérisé par son acétylure cuivreux, et vraisemblablement ses homologues avec les produits de sa polymérisation, bien que, dans ce cas, la recherche spéciale de la benzine n’ait pas été entreprise.
L’étude des composés sulfoconjugués résultant de l’action de l’acide sulfurique sur les produits de la distillation industrielle avant leur mise en vente, de même que celle des liqueurs alcalines, devait être abordée successivement, lorsqu’un déplorable accident est venu mettre brusquement un terme à nos expériences. L’usine, en effet, devint à cette époque la proie d’un incendie qui la détruisit complètement.
Notre travail restait donc inachevé; mais ce qu’il nous avait appris suffisait néanmoins à rendre visible que, les carbures C î ' , H !n+s (qui sont évidemment et de beaucoup le produit principal de l’opération) étant mis à part, le reste des produits offre sensiblement les mêmes caractères que ceux provenantde l’opération du laboratoire précédemment décrite au moyen des pétroles légers.
Nous retrouvons ici, en effet, outre les carbures C !n H s " +8 , en premier lieu, l’hydrogène et le coke, qui constituent pour ainsi dire le résidu.
Au point de vue théorique, ce sont les éléments dissociés totalement. Encore est-il bon de remarquer dès à présent que ce coke est un composé qui retient encore de l’hydrogène.
A côté de ces résidus nous trouvons : i° des carbures C ! "H Sn ou ethyléniques, a 0 des carbures C S '’H. Ï ”~ , ou acétyléniques, 3 ° des carbures aromatiques provenant de la