CONCLUSIONS
1° Bien que le nombre total des avortements échappe à toute tentative de recensement, on peut estimer à environ 1 pour 100 la proportion des avortements aboutissant à la mort. Dans plus de la moitié de ces cas, la mort est due à un processus infectieux. Le reste des cas se répartit en causes mécaniques, toxiques et des causes mal définies, telles que ia mort par inhibition.
2° Les morts subites survenant re cours des manœuvres abortives sont attribuées par les uns à une inhibition réflexe du cœur, par les autres à des embolies gazeuses. Il est possible que chacune de ces deux explications corresponde à des cas définis.
3° Parmi les causes mécaniques, nous avons insisté sur les perforations utérines produites soit par la manœuvre abortive soit par un acte thérapeutique malencontreux.
4° L’infection est une complication extrêmement fréquente à la suite des avortements. Elle peut aboutir à la mort par péritonite, par pyohémie, par septicémie ou par des infections localisées graves,
telles que les abcès et les gangrènes de l'utérus.
5° Les agents toxiques employés dans un but abortif sont administrés soit par la bouche soit par injection intra-utérine. Dans le premier cas, c’est un syndrome toxique général qui s’observe (mercure, plomb, apiol, etc.); dans le second, par contre, ce sont les phénomènes locaux utérins qui dominent (agents caustiques, savon). Parmi ces derniers, infarctus utérin a retenu l'attention des auteurs modernes. Il s’agit sans doute d’un phénomène d’irritation chimique qui très rapidement s’infecte et
donne lieu à une lésion d’une extrême gravité.
6° Chacun de ces cas pose des problèmes cliniques et thérapeutiques très délicats, à cause de la réticence des malades et l’hésitation de mettre en œuvre des
moyens trop radicaux.
Vu: Le Président de Thèse,
MoxpoR.
Vu: Le Doyen,
TIFFENEAU,
VU ET PERMIS D'IMPRIMER : , Le Recteur de l’Académie de Paris,
G. Rouecy,