LA MORT DITE PAR INHIBITION
On sait depuis longtemps qu’une irritation mécanique même légère du col de l'utérus peut déterminer la mort subite. Les premiers faits bien observés semblent dater de la fin du siècle dernier et sont réunis dans le travail de Baurand (1895). Citons également, parmi les premiers, les observations de Perkins, de Brouardel, de Vibert, etc. Un rapport de Snoeck au Congrès de Médecine légale de langue française de 1929 constitue une bonne étude critique de la question.
Il est très difficile de savoir comment se produisent ces morts subites car les témoins médicaux sont rares. Il y a cependant des observations de mort subite à la suite d’une irritation du col, sans avortement, qui peuvent nous en donner une idée.
Brouardel rapporte ainsi deux cas très intéressants. Dans le premier il s’agit d’une malade entrant dans un service le soir. L’interne de garde l’examine, fait un toucher vaginal et va se laver les mains. Pendant ce temps, la malade meurt en quelques secondes, après quelques mouvements convulsifs. L’autopsie ne montra aucune lésion justifiant cette mort. L'autre