I. — Signes généraux
On nous permettra de passer sous silence le tableau classique du cavyitaire: ce malade amaigri aux pom-
mettes saillantes et à la température hectique dont le facies aminci et pâle, etc..., cette description a vécu et ne peut s'adapter qu’à la période préagonique de Ja tuberculose, elle pourrait néanmoins servir de contraste aux signes que nous avons relevés chez nos malades, ce sont ceux de l’intoxication tuberculeuse au début, donc habituellement les premiers en date et amenant le malade à consulter. Ils peuvent nous éclairer sur la nature de l'affection, mais ne seront d’aucun secours pourfixer. la nature cavitaire de la lésion et encore moins sa localisation.
On pourra en effet observer une asthénie, état de fatigue et de dépression plus ou moins marqué, un amaigrissement progressif, quoique léger, de la fièvre inconstante et toujours moyenne 37° à 375 le matin, 3895 le soir, dans un Cas nous avons relevé un court épisode à 40°. Les troubles digestifs, l’anorexie, sont assez rares, il en est de même de l’anémie, de la céphalée : les sueurs nocturnes nous ont paru plus fréquentes.
Nous ne saurions trop insister, à la suite de cette énumération sur l’inconstance, et l’apparence bénigne de ces signes ; mais si leur absence ne nous permet de porter aucune conclusion ; nous pouvons sur leur recrudescence ou leur disparition juger de l’évolution générale de la maladie et si besoin est instituer une thérapeutique active.