‹ Étude sur les cavernes tuberculeuses de la région hilaireChapitre 16 sur 20 · II. — Signes fonctionnels · texte numérisé non relu

II. — Signes fonctionnels

Les troubles fonctionnels par leur fréquence et parfois même par leur caractère alarmant diffèrent des symp-

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tômes généraux. Ce sont également des signes de début qui, sans être spécifiques de la caverne de la région hilaire, pourront dans certains cas, donner quelques suspicions sur la localisation ou la nature ulcéreuse de la lésion.

La toux peut être considérée comme banale, elle se présente habituellement sous la forme bronchitique, Parfois elle prend un caractère plus précis, soit nettement matutinale, soit réveiilée par la mobilisation du “sujet.

On a signalé une toux coqueluchoïde qu’il faudrait alors attribuer à une compression du médiastin, celle-ci serait le fait de l’adénite concomitante plutôt que de la caverne elle-même.

En règle générale tout sujet atteint de tuberculose cavitaire en évolution, crache ; et son expectoration renferme des bacilles de Koch; nos malades n’en seront donc pas exempts d'autant plus que la bronche de drainage se trouvera proche et largement ouverte. Si toutes nos observations sont marquées par un épisode d’expectoration assez abondante et toujours bacillifère, on remarquera la sédation rapide de ce symptôme à la suite de l'intervention thérapeutique, pneumothorax ou phrénicectomie, témoignant d’une action certaine.

L'hémoptysie peut être considérée comme une des caractéristiques de la caverne de la région hilaire, non pas tant par sa fréquence qui ne semble pas plus élevée que pour les autres cavernes, que pour la place importante qu’elle occupe du fait de l'effacement des autres

signes.

Nous ne prendrons pas absolument le parti de Wigniolles lorsqu'il écrit: « Il semble que le parenchyme périhilaire soit un territoire facilement hémorragipare ce qui d’ailleurs est assez conforme aux dispositions anatomiques » et plus loin : « on peut très bien admettre que le processus ulcéreux puisse léser parfois un vaisseau voisin de calibre assez important: C’est ainsi que dans les cavernes hilaires l’'hémoptysie peut être grave et résister avec une ténacité remarquable au traitement approprié », et nous reconnaitrons avec M. Giraud que les vaisseaux étant de très gros calibre ne présentent pas une grande fragilité. Toutefois l’hémoptysie foudroyante ne peut être regardée comme une exception ainsi qu’en témoignent nos observations IV et XII.

La résistance de ces hémoptysies à l’action du pneumothorax ne fait pas de doute : L'efficacité de ce dernier ne peut en effet qu'être progressive, étant donné la résistance offerte par le squelette du hile à une rétraction de la région.

Il s’agit donc là d’un facteur de gravité dont le pronostic général d'apparence favorable jusqu'alors devra tenir compte.

Outre les trois grandes manifestations communes à toutes tuberculoses ulcéreuses que nous venons de signaler, les cavernes de la région hilaire pourraient s'accompagner de petits signes de compression médiastinale nous avons déjà parlé de la toux coqueluchoïde ; certains auleurs ont observé des syndromes de dyspnée, de hoquet, voire même d’atonie gastrique. Comme nous

de

le faisions déjà remarquer, ces différents symptômes ne peuvent être mis que sur le compte d’une réaction gangüonnaire importante.

Signes physiques

Les signes physiques sont les plus pauvres et les plus discrètes manifestations des cavernes de la région hilaire, ils n’offrent aucun caractère pathognomonique et il faut bien l'avouer, ne seront souvent reconnus qu'après un examen radiologique ayant déjà fixé le diagnostic et facilité les recherches secondaires. .

Il ne peut donc être ici question du syndrome stéfhacoustique cavitaire classique ; nous nous trouvons en présence de cavernes muettes : |

1° Du fait de l'éloignement des parois aussi bien antérieures que postérieures et latérales ;

20 En raison de la présence d’une couche de tissu sain, autour de la lésion, (agissant comme un étouffoir » ;

3° Les zones de condensations lorsqu'elles existent s'étendent rarement jusqu’à la paroi.

On peut donc admettre que les bruits perçus sont assez souvent étrangers à la lésion ; à moins qu’ils ne soient transmis par une zone parenchymateuse condensée reliée indirectement à la paroi par le massif osseux du rachis. La région dans laquelle on les recherchera avec le plus de succès est, en eftet, et c’est l'opinion de Giraud, l’espace interscapulo-vertébral dans ses portions moyennes et basses.

La percussion pourra révéler de la submatité; étant

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