‹ Étude sur les cavernes tuberculeuses de la région hilaireChapitre 8 sur 20 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La tuberculose hilaire, qu’il s'agisse de lésions ganglionnaires ou parenchymateuses, a fait au cours de ces dernières années l’objet de nombreuses publications. Toutefois l'attention des auteurs ne semble pas avoir été retenue spécialement par les cavernes de cette région, nous pensons qu'il y aurait quelque intérêt à en étudier les différents caractères.

Nous n’aurons en vue que les cavernes parenchymateuses para et périhilaires pour lesquelles il convient d'employer la désignation de caverne de la région hilaire et non du hile tout court : ce terme s'appliquant à la porte d'entrée des vaisseaux et des bronches dans le poumon ; à ce niveau en effet les éléments anatomiques susceptibles d’être intéressés par un processus d’excavation tuberculeux ne sont représentés que par les ganglions. Or nous les éliminons du cadre de la question et ne les retrouverons qu’au cours des discussions pathogéniques et diagnostiques.

Il ne semble pas que le mot « région » puisse nuire à la limitation de notre sujet ; en effet, que la caverne soit sous-apicale, centrale ou qu’elle siège à la base, l’unité

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anatomique persiste du fait de la proximité constante des vaisseaux et des bronches ; cette proximité même confère à notre sujet son individualité comme nous le verrons au cours du problème pathogénique, dans les examens cliniques et radiologiques. 4

On conçoit, au surplus, que l'association d’autres lésions pulmonaires, quelle que soit leur localisalion, modifie par trop le problème des cavernes de la région hilaire, pour que nous nous y arrêtions. Bien que ces cas soient les plus nombreux ; leur intérêt relève de la complexité et non de la nature des lésions elles-mêmes.

Ainsi donc nous n’envisagerons ici que la caverne, lésion isolée, évoluant au milieu d’un parenchyme sain en apparence.

Elle réalise une forme bien caractéristique dont la découvercte appartient avant tout au domaine de la radiologie, et nous n’aurons pas besoin d’insister pour faire ressortir d'emblée l'importance de cet examen. La caverne du hile est nous le verrons le Type des formes silencieuses et peu évoluées. Seuls des moyens d’investigation modernes étaient capables de les dépister.

Ceci nous explique pourquoi jusqu’à ce jour Îles cavernes tuberculeuses de la région hilâire n’avaient pas connu une autonomie bien marquée restant classées à juste raison d’ailleurs, suivant qu’on les envisageait au point de vue anatomique ou clinique, dans les cavernes centrales ou dans les cavernes muettes.

A ce titre elles furent évidemment soupçonnées par Laënnec, admises par Grancher, Hutinel, Hanot ; enfin définitivement reconnues dans les importants travaux

de Rist, Ameuille, Burnand et Carrard, Giraud, la thèse de Lazare Maulde, les examens radiologiques permettant la découverte et la localisation des lésions méconnues du fait de leur situation et de leur pauvreté séméiologique.

Mais en réalité les cavernes tuberculeuses de la région hilaire considérées comme Jésions évolutives d’une tuberculose hilaire ne furent mises en valeur qu’à l'apparilion des travaux de Léon Berard, de ses collaboràteurs Marcel Lelong et Georgette Renard et plus récemment de la thèse de Wigniolle et du remarquable mémoire de Giraud.

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