‹ Étude sur les collections de Lépidoptères océaniens appartenant au musée civique de gènesChapitre 3 sur 85 · I. PAPILIONIDAE · texte numérisé non relu

I. PAPILIONIDAE

I. Ornitlxoptera I*fia,inus , Lin., variété Arruana , Felder.

Les Ornithoptères , à cause de leur magnificence, ont eu le privilège d'attirer l'attention de tous les Entomologistes , et comme Y Oniithoptera Priamus offre un certain nombre de variétés, dont les individus extrêmes sont parfois fort différents entre eux, les auteurs ont distingué par un grand nombre de noms les formes diverses dudit Oniithoptera Priamus.

Mais quand on a sous les yeux un assez grand nombre d'individus et de beaucoup de localités d'une même région , les différences entre les variétés s'atténuent et il devient très difficile de séparer exactement tous les exemplaires d'une variété. Certains sujets semblent éloignés l'un de l'autre; mais ils sont réunis presque indissolublement par les intermédiaires.

Ainsi il arrive des deux formes appelées par Felder: Arruana (Novara, pi. I , c/' a.) et Pegasus (Novara, pi. Il, c/' a).

Arruana est d'un vert plus gai et moins foncé. Ses ailes inférieures sont ornées d'une rangée de gros points noirs. Pegasus^ d'un vert plus sombre et plus bleuâtre n'a généralement aux ailes inférieures que quelques atomes noirâtres au lieu d'une rangée de points. De plus Felder le figure avec un reflet cuivreux qu'il ne donne pas à Arruaua.

Ce})endant Arruana a aussi ce reflet, quoique d'un ton un pou moins rouge peut-être, et comme la teinte verte varie évidemment un peu dans chaque individu et que les points qui existent en vestige dans Pegasus sont plus ou moins apparents, il \u) reste guère do différences assez sérieuses poiu' pormetti-e de i-anger dans 2 catégories séparées les Oniilhoplera Arruana J^ et Pegasus c/".

.restime donc (jue le nom Arruana convient à tous les Orinlhoplcra Priamus do l'n})ouasio. comino l'expression d'inio ra(;o

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géographique distincte de celle de Ceram et d'Amboine (') {Prlamus type) et de Nouvelle-Hollande (Richmondia); mais que le nom de Pegasus ne peut s'appliquer comme sous-variété d'^rriiana qu'à certains individus d'une teinte verte plus foncée, presque dépourvus de points noirs aux ailes inférieures et présentant un reflet cuivreux plus roux et plus prononcé (N. 3).

L' Oniùhoptera Arruana d^ peut avoir à la partie antérieure de l'aile inférieure une tache dorée que recouvre et cache l'aile supérieure quand, en préparant le Papillon, on ne prend pas soin de relever un peu plus l'aile supérieure et d'abaisser l'inférieure. Felder en parle , quand il dit (Novara I , page 3) : « Alae posticae . . . macula cuprea infra venam costalem ; » mais cette tache n'est pas reproduite sur la figure , sans doute parce que la préparation du spécimen qui a servi de modèle au peintre ne la laissait pas paraître. Du reste tous les individus de l' Ornithoptera Arruana n'ont pas cette petite tache dorée (N. 2, îles Aru, 0. Beccari, 1873).

Je disais dans mon étude sur les Lépidoptères recueillis à Doreï, en 1875, par M, Beccari, (|ue les Ornithoptères sont très difficiles à capturer. M. L.-M. D'Albertis, pour se procurer ceux qu'il a vus à la Nouvelle-Guinée méridionale (côte en face l'île Yule, 1875), a dû les tirer à coups de fusil et tous les exemplaires sont percés de grains de plomb (N. 1).

Si les (Z' de Y Ornithoplera Priamus varient, les 9 offrent entre elles des modifications peut-être plus considérables encore.

Ces variations portent surtout sur la teinte du fond, l'oblitération ou le développement des taches blanchâtres et l'envahissement de ces taches blanchâtres par les atomes bruns.

Un individu (N. 3"% Nouvelle-Guinée méridionale, mont Epa; L.-M. D'Albertis, 1875) a le fond des ailes supérieures d'un brun clair un peu grisâtre, surtout vers l'extrémité des ailes.

(') Le Musée civique de Gènes possède uu exemplaire à' Omithoptera Arruana, (N. 4) dont le dessous est d'un vert un peu l)leuàtre. Cet individu porte l'éliquette « Amboina, 1873, o. Beccari. » Je crois qu'il doit y avoir erreur d'indication <ie luoalité. Cet Ornithnptera me paraît plutôt devoir provenir de Nouvelle-Guinée '.

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Un 2^ exemplaire 9 (N. 4'"' , Nouvelle-Guinée Nord-Ouest ; L.-M, D'Albertis, 1872) dillrre surtout du prôcrdent par le ton unitbrniéniont brun de ses ailes.

Un 3^ (N. 5, mrmo localité que le N. 4*"'") est une variété à ailes brunes plus foncées. Les parties blanchâtres en dessus sont fortement rembrunies par un semis serré d'atomes roux; en dessous ces mêmes parties blanchâtres sont fortement lavées de jaune.

Aux îles Aru (0. Beccari, 1873 N. 5^'') se trouve un type })resque semblable.

Un 5e (N. G, Somerset, cap York; L.-M. D'Albertis 1875) a les ailes uniformément d'un brun noir ; il ne diffère du N. 4'"' que par sa teinte générale plus noire. C'est du reste un type très répandu dans toute la Nouvelle-Guinée où on le trouve aussi 1)ien dans la région du Nord que dans celle du Sud.

Enfin un 6^ exemplaire (N. 7, Andai; L.-M. D'Albertis, 1872) est une fort remarquable variété dans laquelle la couleur du fond est d'un brun foncé uniforme avec les parties Ijlanchàtres très oblitérées par l'envahissement de la teinte brune, à l'aile supérieure.

IL Oruitlioptei'a Lydius, Felder (Novara, pi. III, d^, fig. a).

Splendide Ornithoptère, l'un des plus beaux de ce genre admirable. Semble remplacer à Ternate et à Halmahera VOniithoptera Arruana de Papouasie.

M. Lruijn a capturé le c/ seulement à Ternate en 1875 (N. 8); mais pas la 9 > qui est très caractérisée et que M. Felder a parfaitement figurée dans la Novara (pi. 3, fig, b).

III. Oi'iiitlxopteva Oi-itoii, Felder (Novara, pi. IV; c/" a,

M. Beccari a pris 3 exonqdaires de cette espèce; un d^ (N. 9), du type ordinaire, à Ternate en 1875; une 9 (N. 10) plus obscure (|ue la ligure de Felder, avec la partie jaune de l'aile inférieure do la conlonr du c/ ot la, rangée de gros jioiiit noirs

[)i'esque coiifluente; et une autre 9 (X. 11) ayant l'aile supérieure Ijeaucoup plus blanchie et au contraire l'aile inférieure l)lus largement noire encore que dans l'exemplaire N. 10; la rangée de gros points noirs est absolument confluente et la partie jaune très resserrée.

M. Bruijn a pris à Halmahera en 1875 un individu (N. 12) dont la partie jaune à l'aile inférieure est remplacée par une teinte rousse luisante. Est-ce une variété? Ou cette teinte rousse a-t-elle été produite par l'évaporation d'un acide pliénique ou do tout autre i)réservatif?

IV. I*apilio r>eipliobvis. Lin.; Cramer (Pap. exotiq. , A, B 181).

1 (/ (N. 13) sans désignation de localité, type à taches jaunes en dessous; une 9 (N. 14) Akandor , Cramer (Pap. exotiq., A, B 40) type à taches rougcàtres prés de la base, jaune près du bord extérieur, prise à Amboine, en 1873, par M. P)eccari.

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