V. Papîlio r>eiplioiites , Felder (Novara, I, p. 12G
Ce PapiUo est fort commun à Ternate d'où on le reçoit toujours en abondance; le ^ est le plus ordinairement orné de taches rouges en dessous (N. 18). Quelquefois ces taches sont jaunes (N. 16); d'autres fois orangées (N. 17). Cet individu (N. 17) pris par M. Beccari en 1875 est fort reniarcjuable à cause du prolongement un peu accentué de la denture caudale de son aile inférieure.
l^es 9 , notablement différentes des </, sont beaucou}) plus l'ares. Comme le c/", elles présentent les 3 types ronge, orangé et jaune. M. Beccari a pris à Ternate en 1875 les 3 types (N. 18, 19 et 20).
YI. r»apilio ^Vlbci-ti^si, Oberthiu" (Planche II; iig. 1).
Dédié à l'illustre voyageur génois dont le nom est si glorieusement uni à riiistoire des découvertes géograplii(jiies et /.oologiques dans la Xouvelle-Guinée.
Un très beau c/" (N- 21) a été ])ris à Andai, en 1872, jKir
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M. L.-M. I)'Al))Gi'tis. Ce splentlide Papilio se place près do Philippus, Wallace, PeranUms, Faljr., et Pericks, Wallace.
11 est d'un bleu vert de mer brillant, un peu moins vert que Perantlms, un peu moins bleu que Phillppus et Perides.
Il diffère de ces 3 Papilio par les caractères suivants:
1» De Peranthus: par sa taille plus grande, la forme plus rectangulaire de ses ailes supérieures. De plus dans Alberllsi, la partie bleu vert brillant de l'aile supérieure dépasse l'extrémité de la cellule discoïdale et descend tout droit jusqu'à la base; dans Peranthus au contraire cette partie verte ne dépasse l)as l'extrémité de la cellule discoïdale et elle semble extérieurement sinueuse surtout à côté de la tache soyeuse (caractère distinct if du c/" dans les espèces de ce groupe) qui pénètre presque carrément dans cette partie verte.
Chez Peranthus la tache soyeuse descend jusqu'à la base de l'aile supérieure; elle est plus large, intérieurement presque carrément arrêtée et conlluente. Chez Albertisi^ on remarque 2 losanges bien nettement séparés et pénétrant suivant chaque nervure dans la partie vert bleu brillant.
Peranthus a l'aile supérieure ornée à l'extrémité d'une tache triangulaire formée d'un semis d'atomes verdàtres. Alberlist a une série de taches formée également d'atomes verdàtres, intranervurales et descendant en triangle l^eaucoup moins élargi à la base.
Enfin à l'aile inférieure la partie vert bleu est beaucoup plus large dans Alherlisi et les croissants d'atomes vert brillant sont plus intenses entre les nervures le long du bord extérieur 'de l'aile.
En dessous Alhertlsi est beaucoup plus obscur.
2° De Philippiis: par sa teinte plus verte, plus étendue, plus droite extérieurement, et surtout parce que Philippus c/ porto à l'aile supérieure , au-dessous de ses 2 losanges soyeux , une grosse tache soyeuse soudée à la base du losange inférieure. Cette tache soyeuse manque dans Alherlisi
En dessous, chez Philippus le fond est bien plus clair, les croissants jaunes de l'aih; iiif(''rieur(î bien plus dilatés, les crois-
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sants d'atomes bleus plus grands et plus prononcés, les éclaircies de la tache triangulaire de rextrémité de l'aile supérieure , du milieu de l'inférieure, du Lord des inférieures, iiiHniinent plus accentuées.
3'^ De Perldos: par sa teinte moins bleue; la jn-ésence d'atomes vert doré intranervuraux le long du bord antérieur des ailes supérieures; la forme de losanges soyeux, pénétrant plus profondément dans la partie verte chez Alberlisi et leur nombre (2 chez Alberlisi, 3 chez Periclrs); l'extension plus grande des parties vertes; le mancpie du reflet purpurin cjui dans Pcridcs borde ces parties vertes.
En dessous Alhertisi est plus obscur et les croissants jaunes et bleus de l'aile inférieure sont plus réduits.
L.-M. D'Albertis a pris un seul </' superbe et une 9 niutilée quant à une de ses queues. La 9 ne diftére du </ que par le caractère sexuel des losanges soyeux à l'aile supérieure. Avec la permission gracieuse du Musée civique de Gênes, j'ai conservé cet exemplaire 9 '^^^■ns ma collection.
Je crois que PerantJms , PJiilippus j, PericleSj, Alberlisi, Ma- ^ cedon sont les formes insulaires spéciales d'une même espèce , Pcranlhus étant spécial à Java, Philipjms à Ternate, Periclcs à Timor, Macedon à Célébes, Alberlisi à la Nouvelle-Guinée septentrionale.
VII. I*a,pilio iPlxilippus, Wallace (Papilionidac of the Malayan région , pi. VI , fîg. 3).
Une seule 9 {^- 22) mutilée prise en 1875, à Ilalmahera par les chasseurs do jNI. Briiijn ; et un c/' (N. 23) pris à Tomate en 1875 par les mêmes.
VIII. rupilio Teleg-ouus, Felder (Novara, pi. XIX, il, b, c).
M. Bruijn à envoyé au Musée civique de Gênes un superbe ^ (N. 24) pris à Ternate en 1875 et une seule et magnifique 9 (N. 25) récoltée à Andai en 1875. Je crains qu'il n'y ait erreur dans l'indication do localit('' do cette 9 • Les chasseurs ilo M.
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Bruijn, n'attachant pas à la séparation des localités une attention aussi grande que le comporte cependant cette si importante question , ont peut-être joint aux chasses faites à Andai quelques Papillons récoltés à Halmaliera? Jusqu'à présent je n'avais jamais vu le type Telegonus que de Halmahera et je croyais qu'à la Nouvelle-Guinée il était remplacé par la variété géographique Pénélope, Wallace {Autolijcus, Felder) ?
IX. Papilio Pénélope, Wallace; yl?^/o///cws, Felder (Novara, p. 114).
Modification géographique néo-guinéenne d'Ulysses; un seul individu c/' (N. 26) pris à Vaigheu en 1875 par les chasseurs de M. Bruijn.