I. Sa^ioe
3. On d&igae ardinairemeiit sous l« nom d^Éuu rêfairmU celui qui demande l'eitndïtion, et sous le nom d*£t«l rt^mù celui auquel la demaude esl adressée.
3.Ce sjstème, que H. Billot (p. 91) déclara iafàtùac et Jédtri- Mul, a été proposé par y. Frigolot dans le joanul < Le Droit i das H et % airil, 4 ei5 nui 1857.
■ complissement de sa tiii^^iiju ; il n'emprunte « pas plus l'auloriié de la justice étrangère qu'il
< ne Tusurpe; ne jugeant pas le fugitif, il s'en
• remet, pour l'adminislralion et l'appréciation « des preuves, aux tribunaux qui conservent f la plénitude de leur compétence, mqis il se
< réserve le soin de rechercher si le fait qu'ils
• loi dénoncent est de ceux contre lesquels il « croit juste de sévir (i). »
L'extradition est donc tout aussi licite pour le pays de refuge que pour l'État requérant ; leurs droits sont analogues.
L'extradition est utile. — Et en effet, sans parler de l'État requérant, pour lequel elle est d'une ulilitè évidente, le paysdc refuge lui-même y trouve un intérêt considérable.
Par l'extradition, il facilite aux nations étrangères l'application de cette justice universelle qui veut qu'aucun méfait ne demeure impuni, etdonl il ne saurait se désintéresser, sans s'exposer à la contagion du crime. < Voudrait-on en effet le
• contraindre à rester indifférent en pré.sence de
■ faits criminels, sous le prétexte que la société
< locale qu'il représente n'en a pas été la victime
1. Cour d'appel d'Amiens, Diicoitn de returée pranoncé le i novembre 1878 par M. l'avoc. gén. Mouliaeau, p. 13.
immédiate ? Mais» pour n'avoir pas été blessée la première de leur éclat, celte société n'en a pas moins ressenti leur coQlre-Qoup ; leur retentissement a propagé dans son sein des éléments de désordre et de trouble, et l'exemple de leur impunité serait, pour ses membres un encouragement à les imitser. Elle est par eoii» sèquenl intéressée à coopérer à une répression destinée non-seulemeût à frapper lemali mais encore à F empêcher de se répandre (1). « Par Peitradîtions l'Etat requis exerce sur ke mœurs publiques une action préventive efficace :> ea feulant aux pieds les Vois de tenr pap. les malfaiteurs se flattent ordî&airementde treuver à Fétrange» une retraite bo^italière et l'impunité : mais cette illusion, b certitude d'une^ ex traditienr la leur enlève ; elle les invite à la réfl^exion et fait souvent avorter kurs projets crtminek ; c'est ainsi que le pays de refuge trouve dans l'ex^ tradition h» intérêt moral de l'ordre le phis élevé.
Enfin, le^ prineipe de la rédproeiié qui, en* eore aujourd'hui, est la base de tontes relatk>ns Huternationales, fait à chaqi»e Etat \m antre in>-