MODE D ACTION
continue à agir sur la rate alors que le corps est arrêté net. Le ligament phrénico-splénique qui rattache le pôle supérieur de l'organe à la face concave du diaphragme se tend alors au maximum pour arrêter ce mouvement et dans les cas graves, déchire ou arrache toute la portion de la rate sur laquelle il s'insère. Dans une observation de Davy (1), le pôle supérieur de la rate avait été ainsi complètement séparé du reste de l'organe. Certaines adhérences pathologiques peuvent jouer le mème rôle; mais il ne semble pas que les ligaments gastro-splénique et pancréalico-splénique qui ne s attachent que sur des organes extrêmement mobiles puissent déterminer un arrachement splénique.
3’ RUPTURES DE CAUSE MUSCULAIRE. — Dans les contusions et ruptures par contraction musculaire, on peut également incriminer les divers mécanismes que nous venons d'énumérer. En effet, lorsqu'une contraction brusque et vivlente du diaphragme ou des muscles abdominaux surprend une rate volumineuse, congestionnée, friable et immobilisée en partie par des adhérences pathologiques. cette contraction peut déterminer des lésions spléniques soit en tiraillant ces adhérences, soit en repoussant la rate con/re le squelette. soit en la comprimant énergiquement et en la faisant pour ainsi dire éclater.
Il est possible enfin que, dans un grand nombre de cas, ces divers mécanismes se combinent et arrivent ainsi à produire
des lésions spléniques graves et multiples.
(1) Davy, Transucl. patlol. Scc., Londres, vol. XXI, p. 395 ; in Vin- GENT, (oc. cl.