‹ Étude sur les convolvulacéesChapitre 17 sur 17 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

L’étude des Convulvulacées médicinales nous montre la justesse de l’observation de De Candolle sur le rapport qui êxiste entre les vertus des simples et leurs affinités botaniques. Les exceptions à la règle générale sont ici trop peu nombreuses pour infirmer la valeur du jugement du savant botaniste. L’existence d’un principe actif

(purgatif) est donc pour nous le trait le plus saillant, le plus caractéristique de cette famille; de plus elle rapproche des plantes que l’on a parfois trop nettement séparées par la seule raison qu’elles n’accusaient pas des propriétés assez énergiques. Nous connaissons lafaveur dont jouissent le jalap et la scammonée dans la médecine purgative, faveur qui entraîne fatalement la disgrâce des autres Convolvulacées purgatives soit exotiques, soit indigènes. Leur plus grande richesse résineuse ne nous semble pas pourtant suffisante pour motiver l’isolement de plantes qui compensent d’ailleurs leur pauvreté en principe actif par plus d’un avantage sérieux. Pour ne parler que de nos liserons indigènes ; le pharmacien n’aurait-il pas intérêt à les substituer au jalap et à la scammonée? Au lieu de retirer les produits du commerce, il pourrait les préparer lui-même et n’aurait ainsi aucun doute sur la pureté des médicaments qu’il livre aux malades. Les falsifications, qui sont aujourd’hui si fréquentes et parfois si biçn dissimulées qu’elles trompent l’attention des plus exercés, ne sauraient du moins atteindre un produit que l’on pourrait tirer directement de la plante-mère. De plus nos indigènes, se développant dans un terrain toujours approprié à leurs besoins, présenteraient, il nous semble, moins de variation dans leur rendement que les plantes exotiques qui, croissant souvent loin de la mère-patrie, se trouvent placées dans des con-

ditions plus ou moins favorables à la production de leur principe actif.

Ces quelques considérations n’ont pas pour but de désapprécier le jalap et la scammonée ; mais elles donnent un aperçu du parti que l’on pourrait tirer de nos liserons indigènes et de certaines Convolvulacées exotiques délaissées.

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